Benoit Melancon

  • écrire au pape et au Père Noël ; cabinet de curiosités épistolaires

    Benoît Melancon

    • Del busso éditeur
    • 10 Octobre 2011


    Co-édition Numeriklivres et Del Busso Éditeur

    Vous recevez des lettres ? Le pape, Tintin et le Père Noël aussi. On vous inonde de pourriels et de chaînes de lettres ? Mademoiselle Nitouche ne vous sera malheureusement d'aucun secours; sa spécialité, c'est le langage des timbres-poste. Vous préférez utiliser le pigeon voyageur ou la bouteille à la mer, voire la lettre chantée ? Vous ne seriez pas le premier. Attendre une lettre pendant des décennies, vous enivrer de son parfum ou payer une fortune pour une missive ne vous semble pas relever du délire ? Les lettres de recommandation vous paraissent dignes d'intérêt ? Vous aimeriez mieux connaître la correspondance des sportifs et celle des tueurs en série ? Vous n'avez pas peur de recevoir des nouvelles d'outre-tombe ? Les curiosités épistolaires ici rassemblées sont pour vous.

  • épistol@rités

    Benoît Melancon

    • Publie.net
    • 9 Septembre 2013

    Épistol@rités regroupe trois textes.
    Sevigne@Internet est le texte d'une conférence présentée le 13 décembre 1995 au Département des littératures de l'Université Laval (Québec). Il a d'abord été publié par les Éditions Fides, en 1996, dans la collection « Les grandes conférences ». La « Postface inédite » a été rédigée en 2011 pour l'édition numérique de Sevigne@Internet publiée à Montréal par Numerik:)ivres et Del Busso éditeur. « Épistol@rités, d'aujourd'hui à hier » était à l'origine une conférence prononcée dans le cadre du XXXIVe Congrès de la Société canadienne d'étude du dix-huitième siècle (Montréal) le 18 octobre 2008. Le texte en a d'abord paru dans Lumen. Travaux choisis de la Société canadienne d'étude du dix-huitième siècle (vol. XXIX, 2010). Une question les unit : en quoi les pratiques numériques d'aujourd'hui permettent-elles de réfléchir aux pratiques épistolaires d'hier ?
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    Ces intervalles dont se nourrissait la lettre traditionnelle ont été « écrasés » par la quasi-instantanéité du courrier électronique, de la même façon, pour le dire avec les informaticiens, qu'un fichier en « écrase » un autre, que le nouveau chasse l'ancien. Or la souffrance de l'attente (de l'absence) change complètement de nature quand le temps change : l'épistolier traditionnel ne savait pas, avant de recevoir une réponse, écrite ou non, si sa lettre était parvenue à bon port, et l'attente de cette réponse pouvait être longue et, le plus souvent, elle le paraissait ; le communicateur électronique, lui, au prix de manoeuvres relativement simples, en quelques minutes, où qu'il soit sur la planète, peut s'assurer que son message a été reçu (s'il a été lu est un problème à part, autrement complexe sur le plan technique). Le premier personnage - l'épistolier traditionnel - vivait de doutes : ma lettre a-t-elle été reçue ? Si oui, pourquoi n'ai-je pas eu de réponse ? Sinon, que s'est-il passé, que se passe-t-il ? Le second - le communicateur électronique - navigue du plaisir presque immédiat (ma lettre est arrivée à destination et on m'a répondu) aux interminables angoisses (ma lettre est arrivée à destination et on ne m'a pas répondu ; ou encore : il y a quelqu'un ou quelque chose qui a intercepté ma lettre avant qu'elle n'arrive à destination, ce qui fait que je n'aurai pas de réponse) ; il est ballotté, ce communicateur, écrit Marlena G. Corcoran, entre « lag » et « immediacy ». Parlant d'« échange épistolaire instantané », Jean-Pierre Le Grand, dans un article du magazine Spirale, se méprend sur la nature de l'épistolaire : une lettre, par définition, ça ne peut pas être instantané, ça doit se faire attendre.

  • Seize mesures pour réformer le hockey et sa culture

    Benoît Melancon

    • Atelier 10
    • 21 Mars 2014

    Considéré dans ce texte: Le hockey et ses amateurs montréalais. Les meneuses de claques. L'inutilité de découper un livre sur le hockey en trois périodes. Le péril rouge. Don Cherry. Les arbitres qui rangent leur sifflet. Le nombril de Shania Twain.

  • Bangkok, notes de voyage

    Benoît Melancon

    • Del busso éditeur
    • 16 Mars 2011


    Co-édition Del Busso Éditeur



    André Belleau écrivait en 1983 que l'essayiste travaille « dans le champ culturel avec les signes de la culture »; il est celui qui a « le bonheur d'habiter la sémiosphère ». Cette définition convient parfaitement à l'oeuvre de Benoît Melançon . Qu'il étudie les lettres de Diderot ou qu'il commente l'actualité linguistique québécoise, qu'il se penche sur le courrier électronique ou qu'il démonte un mythe sportif, Benoît Melançon fait partager ce bonheur à ses lecteurs depuis plus de vingt ans, par des livres et des articles, mais aussi dans Internet. De deux séjours à Bangkok, il a rapporté cesNotes de voyage, qui sont autant de réflexions sur la culture et ses signes. Tendons l'oreille.
    À propos de l'auteur
    Benoît Melançon est directeur du Département des littératures de langue française de l'Université de Montréal et directeur scientifique des Presses de cette université. Spécialiste de la littérature française du XVIIIe siècle (Diderot épistolier, 1996), il situe ses travaux aux frontières de plusieurs disciplines : communication (Sevigne@Internet, 1996), sociolinguistique (Dictionnaire québécois instantané, 2004), histoire culturelle (les Yeux de Maurice Richard, 2006, 2008 et 2009), histoire des représentations (Des mots et des muscles !, collectif, 2005), histoire du livre (le Savoir des livres, collectif, 2005). Récipiendaire de plusieurs prix pour ses ouvrages, Benoît Melançon a été président de la Société canadienne d'étude du dix-huitième siècle et vice-président de la Société internationale d'étude du dix-huitième siècle

  • De la bibliothèque au fiacre, du boudoir au jardin, le roman libertin du XVIIIe siècle occupe des décors particuliers, de la même façon qu'il convoque une série d'objets qui lui sont propres (la chaussure, le fouet, le canapé). Il s'agira de replacer ces décors et ces objets dans le cadre d'une histoire du regard, celui du voyeur aussi bien que celui du lecteur.

  • « Faudra-t-il toujours lutter pour le français ? » demande L'Inconvénient en couverture de son numéro d'automne. Pris entre l'angoisse financière de la souveraineté et l'insécurité culturelle d'une nation minoritaire dont la présence maintenue au sein de la fédération canadienne ne peut que nourrir l'angoisse identitaire et linguistique, le Québec, en plein dilemme, se cherche, mais ne se trouve pas. La province comme société « divisée, déchirée, entravée par des peurs contradictoires qui ne veulent pas s'effacer » et le rapport à la langue autour duquel se cristallisent et s'incarnent ces peurs, voilà ce qu'explorent les collaborateurs de L'Inconvénient dans le dossier thématique de ce numéro. Lisez aussi la deuxième partie de l'essai « Le délire collectif des déclinistes français » d'Alain Roy, un portrait du peintre Mark Puchala par Marie-Anne Letarte, Stanley Péan qui parle de la saxophoniste jazz Christine Jensen et Sylvain David des « Communautés (ré) imaginées » dans les séries télé Fauda, Bron/Broen et The Fall.

  • Le développement fulgurant des médias sociaux au cours de la dernière décennie a donné une forme concrète à un phénomène qui existait depuis toujours, mais demeurait pour l'essentiel confiné dans les marges de la vie sociale. Or la rumeur -- puisque c'est de ce phénomène qu'il s'agit -- se présente aujourd'hui comme l'une des formes les plus visibles et les plus envahissantes de la communication, comme un enjeu « sérieux » et décisif, que les individus et les organisations doivent apprendre à gérer comme l'une des composantes essentielles de l'information. Avec les contributions de Mauricio Segura, Georges Privet, Benoît Melançon et Ugo Gilbert Tremblay. À lire hors dossier, entre autres : Geneviève Letarte signe un hommage à Hélène Monette, Michel Biron analyse Ce qu'il reste de moi de Monique Proulx et Isabelle Daunais se livre dans un entretien à propos de son plus récent livre, Le roman sans aventure.

  • Une vingtaine de romans, plusieurs essais, des pièces de théâtre, deux séries télévisées, des centaines d'articles. Mais qu'en est-il au juste du texte de VLB, de ses articulations, des représentations et des thèmes qui s'y brassent ?
    Il convenait, dans un premier temps, de revenir sur Beaulieu en tant que « personnage et institution », pour préciser la nature des réductions dont il a été l'objet. Offrant une vue d'ensemble de l'oeuvre et y repérant des lignes de force, suivent des articles sur la réalité romanesque d'Abel Beauchemin, sur le rapport de VLB à la poésie et sur la dimension américaine de Beaulieu. Ensuite, deux analyses plus circonscrites, l'une sur Don Quichotte de la démanche, l'autre sur Sagamo Job J, qui posent notamment la question de la place du corps et de la femme dans les romans de VLB. Un inédit de Beaulieu vient clore ce tour d'horizon qui se veut avant tout une manifestation tangible du « retour au texte » qui a inspiré ce numéro.

  • Études françaises a cinquante ans. À travers les cinquante volumes de la revue publiés entre février 1965 et décembre 2014 se lit la position singulière qu'elle a affirmée à l'égard de la critique littéraire, de la théorie et de l'histoire de la littérature, se distinguant dans le monde des revues savantes et de l'enseignement supérieur tout en contribuant à la construction d'un corpus « national » et à l'invention de la littérature québécoise comme objet et comme discipline. Ce dernier numéro du volume jubilaire porte à la fois sur l'histoire de la revue, prisme intéressant pour observer l'évolution intellectuelle et culturelle au Québec, notamment dans les circonstances particulières de l'affirmation d'une littérature québécoise, et sur son avenir qui suppose aujourd'hui de penser le rôle t la place d'une revue d'études littéraires consacrées aux cultures d'expression française dans le contexte de l'édition numérique. Au moment de célébrer son demi-siècle, la revue Études françaises doit trouver comment continuer à jouer ce rôle d'incubateur de littérature dans un environnement en mutation et aux frontières instables : « faire la littérature » sur le Web, tout en respectant sa mission savante. Dans ce numéro qui vient clore notre cinquantième volume, il est question du passé, de l'actualité et de l'avenir de la revue. Ainsi, avec ce regard porté des deux côtés du seuil, ce volume est parfaitement jubilaire : l'occasion de cet anniversaire était trop belle pour ne pas prendre résolument le parti du passage, celui du témoin entre deux directeurs, et celui du temps : révolu, transitoire et ouvert.

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