Christian Delporte

  • « Bal tragique à Colombey : un mort » : Charlie Hebdo est né, un jour de novembre 1970, d'un clin d'oeil irrévérencieux et d'une censure imbécile qui pensait faire taire définitivement l'impertinence.

    Lancé par des bricoleurs de génie qui s'appelaient Cavanna, Bernier, Cabu, Gébé, Reiser ou Wolinski, relancé, grâce à Cabu, par Val, Charb, Luz, Riss ou Tignous, le journal satirique occupe une place unique en France depuis cinquante ans. Mort en 1981, il a ressuscité en 1992, a failli disparaître en 2009. Des terroristes ont voulu lui donner le coup de grâce en 2015.
    Pour la première fois, l'historien Christian Delporte relate les grandes heures de Charlie Hebdo dans un récit « de l'intérieur » où, s'attachant à montrer les hommes et femmes qui le conçoivent, il revient sur les grands combats qui ont marqué son histoire.

  • Cet ouvrage prépare à la nouvelle question d'histoire contemporaine présente au capes et à l'agrégation d'histoire-géographie

  • Les Allemands parlent de langue de béton, les Chinois de langue de plomb, les Cubains du tac-tac... Quel que soit le nom coloré qui la désigne, la langue de bois prospère sous toutes les latitudes. Comme si elle était devenue, à nos yeux fatigués, l´expression même de la politique. Courte vue ! La langue de bois a bel et bien une histoire, que Christian Delporte fait commencer en 1789 : avec la Révolution française, pour la première fois, les mots deviennent infâmes ou nobles indépendamment de leur sens, suscitant un art oratoire magnifique d´ennui.
    En URSS, en Allemagne nazie comme dans les démocraties populaires, la langue de bois connaît des développements virtuoses, avec des variantes très efficaces en Afrique et au Maghreb. Quel que soit le régime politique, elle s´épanouit particulièrement en temps de guerre : de Napoléon à George Bush, en passant par 14-18 et les « événements » d´Algérie, le bourrage de crânes recourt aux mêmes techniques pour voiler une défaite ou déguiser une retraite en victoire. Et en période de crise, la langue de bois sait déployer des ressources insoupçonnées pour tourner autour du pot, qu´elle invite pudiquement à la rigueur ou claironne la sortie du tunnel. Sa dernière invention, qui fera date, c´est le parler-vrai : la langue de bois finira bien par nous persuader qu´elle est morte, tant nos politiques font d´efforts pour parler aujourd´hui, disent-ils, comme tout le monde...

  • « Je n'ai qu'une passion, qu'une maîtresse, la France. Je couche avec elle. » On ne saurait être plus explicite que Napoléon...
    Ce livre est un voyage dans le pays des séducteurs et des stratégies qu'ils déploient pour satisfaire leurs ambitions ; on y croise des héros adulés, de César à Jaurès, des dictateurs hypnotiques, des foules versatiles, des magiciens de la com', des as du marketing, et aussi : des bimbos, des « first ladies », des traîtrises, des mensonges, des « petites phrases »...
    C'est en quelque sorte une autre histoire de la politique, qui nous enseigne qu'il n'y a pas deux façons de faire de la politique ? l'une qui serait la bonne et qui consisterait à s'adresser à la raison des électeurs, à dire ce qui est, à leur faire partager des convictions, et l'autre, la « mauvaise », qui viserait leurs imaginaires, leurs sentiments, leurs émotions, leurs pulsions irrationnelles.
    Ce livre nous éclaire sur le fonctionnement de nos sociétés et sur ce rapport si particulier que les électeurs entretiennent avec celui (ou celle) qu'ils choisissent de porter au pouvoir.

    En couverture : Illustration Éric Doxat © Flammarion

  • « Enlevez-moi ça de là ! » : « ça », c´est le micro de la radio, et celui qui s´agace s´appelle Raymond Poincaré. Nous sommes en 1927, et le chef du gouvernement français doit prononcer un discours pour inaugurer un banquet où figurent d´éminentes personnalités de la République ; que diable irait-il faire de ce gadget encombrant !
    Préhistoire médiatique... qui n´a pas duré longtemps : car n´allons pas croire que nous avons tout inventé, avec nos journaux people, nos mediatraining et nos consultants en image ! C´est que la communication politique n´est pas affaire de modèles abstraits, mais de trouvailles, de redites, de rencontres aussi : son histoire, dès lors qu´on s´intéresse à sa fabrique, à ses aspects concrets, est riche en surprises. Petit test : qui a inventé le slogan « la force tranquille », lequel marqua le début du règne des publicitaires en politique, Jacques Séguéla ou Léon Blum ? Qui imagina le premier les célèbres « causeries au coin du feu », ces émissions radiophoniques au ton plus intime, Franklin D. Roosevelt ou le président du Conseil André Tardieu ? Pour quel homme politique fut inauguré l´outil du « plan-médias », Guy Mollet ou Valéry Giscard d´Estaing ? D´ailleurs, lequel d´entre eux accepta le premier de se plier à l´outrage ultime, la séance de maquillage avant de passer à la télévision ?
    Des années 30 à aujourd´hui, voici, dans les coulisses de la scène politique, une autre histoire de la France contemporaine.

  • A partir de cinq questions centrales cet ouvrage vise à rendre compte du poids des médias dans la représentation de la Libération en Europe depuis 1945. Les thèmes abordés tournent autour de la propagande et de l'information, de la transition et la reconstruction des médias, des récits et images médiatiques, des enjeux de mémoire et des mémoires refoulées et des représentations et mémoires de la Libération, entre réel et fiction.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • En France, les grands hommes, ceux que l'Histoire retient, sont ceux qui tombent et se relèvent.Notre vision héroïque du pouvoir, héritée des grandes épopées nationales - à commencer par celle des Cent-Jours -, nous fait admirer les hommes politiques indestructibles : ceux qui, vaincus, abandonnés, au fond du trou, trouvent en eux l'énergie pour se relever, partir à la reconquête et prendre une revanche d'autant plus triomphale.Voici donc, de Napoléon à Sarkozy, en passant par de Gaulle, Mitterrand, Balkany, Juppé, Rocard, Aubry et quelques autres, un tableau de ces personnalités qui, alors qu'elles semblaient « finies », reviennent sur le devant de la scène.Du départ honteux en solitaire au retour glorieux du « rassembleur », le comeback en politique présente autant d'étapes stratégiques à ne pas manquer que de pièges à éviter. Ce livre, manuel indispensable à toute traversée du désert, en dresse un inventaire des plus éclairants et se révélera tout aussi précieux à ceux qui piaffent de retrouver l'arène qu'à ceux, mi-amusés, mi-inquiets, qui souhaitent en décrypter les lois.

  • Les commentateurs ont multiplié les formules pour stigmatiser la perte d'influence de l'intelligentsia dans la vie publique. Face à l'effondrement des idéologies, les intellectuels n'auraient-ils plus rien à proposer ? En partant de l'affaire Dreyfus, l'ouvrage se propose d'étudier l'influence des intellectuels sur l'événement et donc sur l'histoire de notre siècle.

  • Établie dans ses grandes règles il y a plus d'un demi-siècle aux États-Unis, la communication politique ne concerne pas seulement les candidats à une élection ou leurs conseillers : il s'agit en réalité d'un jeu à trois parfaitement consenti entre les hommes politiques, les médias et l'opinion publique. Car au fond, la communication politique est avant tout un espace d'échanges.

  • Des publicités médiévales aux représentations des politiques people, en passant par les visions d'horreur des camps nazis, la culture visuelle joue un rôle dans la mémoire collective. Photographies, affiches, films ou caricatures touchent au politique, au social, au culturel et au religieux. Puissantes armes de pouvoir ou de contre-pouvoir, les images sont utilisées par les sociétés, interprétées et partagées, jusqu'à s'imposer au plus grand nombre. Rassemblant textes inédits et publiés depuis 2003 dans la revue Le Temps des médias par une vingtaine d'historiens, cet ouvrage analyse la construction, La circulation et la réception d'images qui ont marqué l'histoire dans le monde.
     
    Christian Delporte (dir.) est professeur d'histoire contemporaine à l'université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines et directeur de la revue Le Temps des médias. Il a notamment publié Quelle est la place des images en histoire ? (Nouveau Monde éditions, 2008). Isabelle Veyrat-Masson (dir.) est directrice de recherches au CNRS, historienne et sociologue des médias. Elle est l'auteure de nombreuses publications, dont Histoire de la télévision française (Nouveau Monde éditions, 2014).
     

  • Cet ouvrage présente une histoire de la presse écrite française de la fin des années 1890 (l'avènement de la presse de masse) à nos jours. A travers les thématiques telles que la politique, l'économique, etc., les auteurs choisissent d'ancrer l'évolution de la presse à travers l'histoire culturelle, ce domaine ayant été le plus renouvelé en matière historiographique avec les représentations, les questions du genre, etc. et de l'histoire des médias, ce qui conduit à situer les mutations de la presse par rapport à l'ensemble des médias et non l'inverse, point de vue plus communément adopté.Ce manuel met à la disposition du lecteur un ouvrage aux problématiques renouvelées qui, tout à la fois, s'intéressera aux supports, aux entreprises, aux milieux de l'information, aux pratiques culturelles, aux publics, au rapport de la presse à son environnement politique, social, économique et culturel (la presse comme objet replacée dans les grands enjeux d'une société en constante évolution).

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