Eres

  • Des difficultés pour se faire entendre Nouv.

    Des difficultés pour se faire entendre

    Jean-Marie Forget

    • Eres
    • 9 Juin 2022

    Harcèlements dans le champ professionnel, abus sexuels des jeunes, maltraitance des femmes, hyperactivités de l'enfant (tdah), autant de troubles qui sont régulièrement l'objet de préoccupations de la vie sociale, mais qui ne sont pas forcément rapportés à ce qui les provoque dans l'intimité des sujets. Ce travail sur ces sujets privés de recours à la parole nous permet d'identifier en quoi consiste l'inconséquence de certains pseudo-discours actuels dans lesquels ils baignent. Ces manifestations réintroduisent justement une certaine gravité qui a du mal à trouver sa place dans le discours social. La rigueur de la parole et du langage crée les conditions pour faire reconnaître l'altérité et la différence, au-delà de simples slogans de communication. L'auteur montre ce qui caractérise une parole fiable, nécessaire au sujet pour construire son identité notamment pendant l'enfance.

  • Dire non à son enfant, pas si facile !

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    • Eres
    • 20 Octobre 2021

    « Dans cet ouvrage, nous proposons d'ouvrir de nouvelles perspectives pour considérer les limites en partageant le plus simplement possible des réflexions issues de nos pratiques de psychomotricienne et de pédiatre.

    Déjà in utero, le bébé est un être limité dans son corps. En naissant, il est propulsé, sans le support de la pensée, dans le vaste monde des sensations internes et externes, rythmées par un nouveau tempo. Parallèlement, la mère franchit une limite essentielle pour entrer dans l'espace inconnu de son être-mère.

    Nous étudions l'adaptation du non à la maturité physiologique et psychique de l'enfant dans la subtilité du oui et du non entremêlés, et explorons les incertitudes de l'adulte limitateur.

    Nous insistons sur l'importance d'être à l'écoute de nos propres émotions et de nos sentiments ambivalents à l'égard de l'enfant, tout en étant conscients de nos limites psychiques, physiques et sociales.

    Nos propos concernent tous les enfants, même ceux qui connaissent des tourments dans leur développement. Ils s'adressent à tous : parents, grands-parents, professionnels et enseignants.

    Élever un enfant est une oeuvre gigantesque qui éveille, tout au long de la vie des parents, des émotions intenses et les fait trébucher sur des interrogations, des angoisses, des doutes. C'est une odyssée qui demande à chacun de reconnaître ses propres limites et de les sublimer.

    Un des objectifs de ce travail est que le lecteur ne se risque plus à résumer les limites au seul fait de savoir dire non. » M-C.C. et N. J-H.

     

  • D'où viennent ces mères épuisées et abattues, à la mine défaite, qui se réunissent chaque semaine autour de bébés qu'on ne voit pas, dans un silence de mort, sans cri et sans jeu ? Que font-elles ensemble alors qu'elles ne se connaissent pas ? Leurs chemins n'auraient jamais dû se croiser. C'est la mort de leur bébé qui les réunit.

    Ces mères endeuillées, les auteures - thérapeutes et psychanalystes - les accueillent, depuis plus de quinze ans, toutes les semaines sans limite de temps dans un groupe de parole où elles peuvent mettre en mot la douleur de la chair, du manque au tréfonds de leur être et leur vécu d'étrangeté. À la recherche d'un phare dans la tempête, elles engagent un combat et une lutte pour que l'invisible devienne visible. Elles crient leur tristesse, leur colère, leur jalousie, leur folie, leur désespoir, leur culpabilité et leur honte sans jamais être jugées.

    Après Le berceau vide, cet ouvrage approfondit ce modèle de soins en groupe en associant des témoignages de mères qui y ont participé et des réflexions théorico-cliniques qui permettront aux soignants de comprendre la pertinence de ce dispositif et de s'approprier les outils thérapeutiques nécessaires pour en créer un à leur tour.

  • L'approche transdisciplinaire des organisations autistiques, c'est-à-dire la réflexion à l'interface des différentes disciplines concernées, amène aujourd'hui à considérer les troubles de la sensorialité comme un maillon essentiel de l'étude des origines étiologiques des autismes.

    Au-delà des polémiques stériles et coûteuses qui n'ont pas encore cessé d'encombrer le champ des troubles du spectre autistique, ce nouvel ouvrage se centre sur le « comment » plutôt que sur le « pourquoi » des troubles autistiques. Il montre comment la question de la sensorialité et de ses dysfonctionnements (dyssensorialités) s'avère éclairante du point de vue développemental, clinique, mais aussi évolutif et thérapeutique.

    Ouvrage publié avec la CIPPA.

  • La quête symbolique chez l'enfant et l'adolescent

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    • Eres
    • 19 Février 2022

    Quels appuis les enfants et les adolescents peuvent-ils trouver dans un monde où l'impératif de jouissance et d'immédiateté, d'urgence même, prend le pas sur l'acte d'une parole fiable et sur le symbolique ?

    La clinique nous montre de jeunes patients désemparés, désespérés et des parents en désarroi. Les initiatives des jeunes se manifestent plutôt par des mises en actes, des agitations, des « crises », par des troubles du comportement ou des conduites addictives (toxiques, écrans, etc.), par des phobies et des décrochages scolaires. Les enseignants et les éducateurs en témoignent et les cliniciens sont désormais très sollicités sur ces questions.

    Les auteurs explicitent tout d'abord ce que le monde humain attend d'une transmission du symbolique et en quoi consiste le symbolique.

    Ils présentent les manifestations par lesquelles se révèle la quête des jeunes dans leur famille, à l'école, et dans les demandes d'aide qui sollicitent les cliniciens. Si leurs apparences sont souvent surprenantes, l'analyse qui leur est consacrée permet parfois de déboucher sur des issues singulières tout aussi inattendues.

    Ils situent ensuite la tonalité de cette clinique des jeunes dans la logique sociale du monde actuel, en s'interrogeant sur la pertinence des repères qui ont jusqu'alors servi de référence au monde adulte et qui, s'ils ne sont pas pensés autrement, sont condamnés à perdre leur efficience.

    La fiabilité des appuis offerts aux jeunes dans leur quête est liée à la rigueur de la parole et du langage de l'adulte. C'est cette assurance qui permet à l'enfant ou à l'adolescent d'oser se lancer pour construire son identité.

  • Pas de parents à la consigne : une recherche coopérative en multi-accueil

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    • Eres
    • 27 Avril 2022

    Cette recherche s'est construite comme la formalisation d'un travail collectif d'analyse de situations présentées par des membres du groupe, doublée d'une tentative de définition du savoir professionnel spécifique que cette élaboration collective a produit. Elle présente sept situations où s'expriment différents volets des enjeux présents dans la rencontre avec les parents :

    - la question fondatrice du processus de séparation psychique nécessaire à l'enfant pour aller à la rencontre d'autres adultes que ses parents et de ses pairs ;

    - les difficultés éducatives prégnantes que peuvent rencontrer certains parents ;

    - la réalité des parents comme sujets et citoyens, non réduits à leur seule parentalité, et à ce titre vivant des épreuves qui affectent cette parentalité ;

    - les effets qu'une séparation de couple peut produire sur l'enfant et ses parents, ainsi que sur l'équipe qui accueille cette famille à la crèche.

    Toutes ces questions touchent à la reconnaissance de l'altérité des parents, avec leurs éprouvés et pensées, leur place singulière et inaliénable auprès de leur enfant, mais aussi leur inscription dans un contexte social et culturel porteur d'appartenances et d'affiliations symboliques, de conditions de vie, de contraintes. Dans le même mouvement, elles interrogent la réponse des professionnel·le·s face à tous ces enjeux qui se déploient dans l'épreuve d'une rencontre, « sur le vif », avec ces parents, ces enfants. Cette réponse est elle-même tissée de leurs propres éprouvés, de leur tentative d'élaboration, qui ne dissimulent pas les essais-erreurs, les impasses provisoires, ni les limites de leurs marges de manoeuvre.

    Ainsi ce travail auprès des enfants et des familles, loin de n'être qu'action ou exécution, nécessite une pensée en situation, qui doit s'ajuster en permanence à la réalité complexe de rencontres humaines. Pour cela, les professionnels ont besoin de temps et de soutien de dispositifs - comme l'analyse de la pratique ou la recherche -, qui supposent eux-mêmes une légitimation et une reconnaissance sociale et politique de ces métiers du care dont on a éprouvé l'importance durant la crise sanitaire.

  • Quel monde associatif demain ?

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    • Eres
    • 4 Juin 2021

    Cet ouvrage issu d'une recherche participative croisant les réflexions entre chercheurs et acteurs associatifs de divers secteurs (culture, défense des droits, éducation populaire, social...) propose un ensemble d'analyses originales pour penser l'avenir du monde associatif.

    Deux scénarios contrastés sont ainsi envisagés. L'un pointe les limites qui entravent son action ou peuvent l'affaiblir (la néo-philanthropie, la marchandisation, la managérialisation...). Le second relève les dynamiques à approfondir ou à mettre en oeuvre pour affirmer le potentiel transformateur des associations (travail sur leur fonctionnement interne, synergies au sein de l'économie sociale et solidaire, approches par le commun, coconstruction de l'action publique...).

    Ici, nulle naïveté ou idéalisation des associations mais le constat de l'importance des mouvements citoyens pour éviter l'isolement et le désarroi qui font le lit de l'autoritarisme et menacent la démocratie. La défense de celle-ci passe en effet par la multiplication des espaces de délibération et d'action. Cet ouvrage se veut avant tout un outil à mobiliser pour alimenter les débats en leur sein.


    Pourquoi ce livre ? - Interviews croisées de deux co-coordinateurs de l'ouvrage : Jean-Louis Laville et Patrica Coler

  • La notion de vulnérabilité s'est imposée en France depuis le début des années 1980 dans le contexte de la montée de la pauvreté et de la précarité liées au chômage et de leurs conséquences pour les enfants et les familles.

    Le principe d'universalité de l'offre de soins, préventifs et curatifs, est au fondement de notre système de santé et de protection sociale. Alors que les politiques sociales sont davantage tournées vers les publics les plus touchés par la pauvreté, au risque parfois de les stigmatiser comme « vulnérables », les seuls programmes de prévention ne permettent pas systématiquement de gommer les inégalités de santé.

    A partir de ces concepts de vulnérabilité, de prévention, d'inégalités en santé et d'universalisme proportionné, et de leurs enjeux sociologiques et politiques, les auteurs réfléchissent à leurs pratiques habituelles de PMI : visites à domicile en périnatalité, en population générale, entretien prénatal précoce, bilans de santé en école maternelle et activités en planification familiale. Ils montrent en quoi la crise du Covid a mis en évidence la nécessité et les conditions du « prendre soin » et stimulé la créativité des soignants de protection maternelle et infantile.

  • Pierre Bruno compte pour la psychanalyse. Il n'a cessé d'explorer cette aventure singulière qui devrait être toujours « autre » pour perdurer. Des analystes d'horizons différents débattent de ses contributions relatives à la place que le discours analytique doit faire à la politique (la Cité).

    En effet, le Discours analytique progresse grâce au travail des psychanalystes qui s'en laissent enseigner. D'où l'intérêt de se lire entre psychanalystes, ou avec d'autres qui s'y intéressent, et d'initier des controverses comme il n'en existe plus dans cette discipline, parfois sclérosée par les pentes institutionnelles et l'entre soi.

    A partir de cinq ouvrages de Pierre Bruno organisés autour de l'élucidation des problèmes cruciaux de la psychanalyse - fin de l'analyse, passe, père réel,... -, les auteurs extraient une méthode qui s'appuie sur les ressources théoriques de Freud et Lacan et sur la clinique. Se vérifie alors, au-delà des divergences institutionnelles, que la psychanalyse s'adresse à tout un chacun et présente un enjeu politique pour notre temps.

  • Lacan à l'école des femmes

    Marie Pesenti-Irrmann

    • Eres
    • 24 Octobre 2018

    Si Lacan a su de manière magistrale lire dans l'inconscient freudien la grammaire signifiante qui y est à l'oeuvre, il s'est attaché à chercher, tout au long de son travail, des voies d'accès logique, topologique, poétique à un mystère plus lointain qui a trait à la jouissance, et tout particulièrement à celle en jeu dans l'énigme du féminin sur laquelle Freud avait buté.

    En chemin, Lacan a rencontré des figures féminines devant lesquelles il se montre ému, épris, ravi. L'inaccessibilité de la dame de l'amour courtois, le silence de la blanche Ophélie, l'entre-deux-morts d'Antigone, le dire non de Sygne de Coûfontaines, les extases de Marie-Marguerite Alacoque, la folie d'amour d'Aimée, l'ont mené sur les rivages d'un continent qui s'approche plus facilement par l'art que par les outils de la pensée. Qu'elles soient issues de sa pratique clinique ou rencontrées dans la littérature, empruntées à la mythologie, au théâtre ou à la philosophie, ces femmes l'ont précédé et enseigné sur les voies de la jouissance et de l'amour. Lacan s'est mis à leur école.

    Dans un style clair et au plus près du texte du séminaire, Marie Pesenti-Irmann reprend une par une ces figures féminines en dévoilant ce qu'elles esquissent d'un ternaire inédit Jouissance/Amour/Femme en contrepoint du ternaire Désir/Phallus/Nom du père, longuement déplié par Lacan.

  • La différence freudienne

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    • Eres
    • 31 Octobre 2019

    La différence freudienne : ce titre s'impose de lui-même. Il marque le franchissement d'une frontière qui ne serait réversible qu'au prix d'une régression obscurantiste - malheureusement toujours menaçante.

    Tout en se tenant à l'abri des risques d'une vulgarisation contaminée par un idéal pédagogique, ce livre, en s'appuyant d'une part sur l'oeuvre de Freud et l'enseignement de Lacan, d'autre part sur la pratique psychanalytique des auteurs, propose des solutions précises et claires à une série de questions fondamentales au coeur de la psychanalyse contemporaine : le désir crée-t-il sa cause ? Le symptôme est-il insurrectionnel ? La jouissance est-elle à éradiquer ou à dévaloriser ? Le savoir psychanalytique peut-il se savoir lui-même? Qu'est-ce que la fonction phallique ? Peut-on et doit-on distinguer sexuation du côté femme et féminisation ?

  • L'auteure embarque le lecteur dans les méandres du soin comme dans un grand voyage. Les escales sont faites de différentes séquences de soin en intra comme en extra-hospitalier. La diversité d'expériences qu'elle aborde lui permet de présenter mille et un visages de ceux que l'on appelle des « fous » et de témoigner de leur courage.

    Elle témoigne aussi du désarroi, parfois du désespoir, des soignants devant l'inhospitalité hospitalière et le dévoiement de leur métier. Elle raconte les combats qu'ils ont à mener à chaque instant pour qu'une rencontre advienne et que leurs soins puissent éventuellement devenir thérapeutiques.

    Mais loin d'être dans la plainte, elle donne mille et une raisons de continuer ce combat en racontant la magie de la rencontre humaine dans la relation de soin. Elle ne donne pas de leçon. Simplement, elle décrit certains chemins qu'elle a empruntés avec des patients, les explorations qu'ils ont menées ensemble sur des territoires inconnus de l'un, de l'autre ou des deux. Elle invente pour chacun une « bonne distance » sans craindre de puiser dans ce que Jean Oury appelait son « arrière-pays ». Elle fait feu de tous bois et balade une besace d'infirmière pleine de lectures, d'échanges et d'expériences mais aussi de contes et de bouts de chiffons.

  • La naissance au risque de la mort ; d'hier à aujourd'hui

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    • Eres
    • 4 Juin 2021

    De nombreux rites, traditions populaires et dictons anciens illustrent la redoutable proximité entre le moment de la naissance et celui de la mort, et attestent de la conscience du danger qui menace la future mère et son enfant. Mort de la mère qui ne verra pas grandir son enfant, mort-né qui n'a pas eu le temps de naître, mort du nouveau-né qui n'a pas eu le temps de vivre. Historiquement, la lutte des soignants pour faire baisser la mortalité des mères et des nouveau-nés a été un long combat qui a légitimé peu à peu les avancées de la médicalisation de l'accouchement.

    Si aujourd'hui, la mort en couches a presque disparu, la mort néonatale et périnatale est toujours présente et a été longtemps traitée avec une apparente indifférence. Les analyses et témoignages de soignants, de psychologues, de sociologues et de parents nous montrent comment, depuis les années 1990, de nouvelles pratiques ont remplacé l'évitement traditionnel. Institués par les endeuillés eux-mêmes, réunis en associations ou regroupés sur internet, de nouveaux discours, gestes et rituels ont été inventés autour des tout-petits morts.

  • En dépit des cloisonnements verticaux et horizontaux, les univers des crèches, des écoles maternelles et des centres de loisirs peuvent se rencontrer et créer des passerelles pour les jeunes enfants et leur famille. Les équipes de ces divers lieux en témoignent avec leurs actions communes menées dans deux arrondissements de Paris.

    Avec la participation de divers acteurs, responsables et décideurs de l'accueil, de l'animation et de l'éducation des jeunes enfants, cet ouvrage s'inscrit dans le processus initié, non sans mal, au début des années 1990, pour « faire passerelle » entre la vie à la crèche et la vie à l'école maternelle et au centre de loisirs. Il montre l'émergence d'une dynamique locale, engagée dans le cadre du projet éducatif territorial de Paris et soutenue par des institutions culturelles locales (conservatoire, bibliothèque) pour le plus grand bénéfice des enfants - tant au niveau du bien-être et que des apprentissages -, de leur famille et des équipes.

    Les modalités d'accompagnement de ces actions collaboratives, où l'art et la culture jouent un rôle central, sont expliquées en détail et illustrées d'exemples concrets dans l'objectif de stimuler la créativité des professionnels de l'enfance.

  • À partir de cas concrets où chacun, professionnel ou parent, peut reconnaître sa pratique, les auteurs mettent en exergue le rôle essentiel des professionnels de la petite enfance qui participent à la construction psychique du sujet. L'art d'accueillir les bébés est un subtil vademecum. Il évoque, avec légèreté et finesse, le quotidien des enfants à la crèche et déploie en autant de situations emblématiques - l'alimentation, le jeu, le langage, les limites, l'accueil - les grandes questions qui effleurent dans tout précis de puériculture raisonné. Écrit à quatre mains par une pédiatre et une psychomotricienne, cet ouvrage s'adresse à tous les professionnels de la petite enfance, aux étudiants, mais aussi aux parents et à tous ceux qui s'intéressent à l'accueil du jeune enfant en dehors de sa famille.

  • La transmission maternelle à quelles conditions ?

    Jean-Marie Forget

    • Eres
    • 22 Novembre 2018

    La transmission maternelle est la terre d'éveil de l'identité de l'enfant et, pour une fille, le relais de la féminité et de la reproduction de la vie. Elle correspond à une plaque tournante importante rarement étudiée comme telle.

    L'auteur met en évidence la complexité de ce processus à l'oeuvre tout au long de la vie. Concernant différemment le garçon et la fille, les conditions de la transmission maternelle exigent de prêter attention dans le même temps à deux versants du champ féminin - fonction maternelle et position féminine - qui  peuvent s'intriquer entre eux de manière subtile ou s'exclure réciproquement comme des contradictions.

    Jean Marie Forget s'intéresse à cet entre-deux et aux différents écartèlements de la position subjective féminine que rencontre tout être de parole à sa naissance, qu'il soit garçon ou fille, dans le rapport à sa mère. La transmission particulièrement délicate du féminin et du maternel, à différentes étapes de la vie, est abordée spécifiquement.

  • Des enfants et des adolescents aux comportements difficiles mettent à mal les dynamiques groupales, s'esquivent des prises en charges individuelles, épuisent les adultes, s'agrippent à l'agir et à la transgression dans des processus d'exclusion qui n'en finissent pas de se répéter. Auprès d'eux, des équipes éducatives s'interrogent sur le bien-fondé de leur action. En écho, les institutions qui les accueillent se trouvent déstabilisées et sont à la recherche de réponses pertinentes.

    Dans une sorte de laboratoire des pratiques, des professionnels, éducateurs, psychiatre, responsables institutionnels, formateurs ont mis en commun, pendant six années, leurs expériences et leurs recherches. Cet ouvrage restitue la formulation d'une pensée et d'une théorie de la pratique éducative, élaborée à plusieurs, qui se révèle essentielle dans le processus de maturation et d'humanisation de ces sujets en devenir et s'inscrit dans une dynamique réactualisée des fondements institutionnels.

    En effet, la nécessaire adaptation des institutions et de leur mode de fonctionnement aux problématiques de ces jeunes est un défi en termes de management pour les équipes de direction qui doivent conjointement gérer les procédures et protocoles, animer des temps d'élaboration clinique mais aussi ouvrir de nouveaux espaces de créativité et d'espoir.

  • Smartphones, tablettes, ordinateurs, les écrans devenus indispensables dans nos vies modernes, exercent une fascination sur les enfants et les adolescents. Internet, réseaux sociaux, jeux en ligne, snapchat, textos, skype... multiplient les communications possibles, abolissent les distances, ouvrent sur un univers d'informations, de savoirs, de liens sans intermédiaires. Par leur accès immédiat et leurs potentialités qui semblent sans limite, les écrans constituent de nouveaux outils de plaisir et de pouvoir dont les jeunes usent avec avidité : pour le meilleur ou pour le pire ?

    Parents et professionnels s'interrogent sur les incidences de cette révolution numérique sur le développement des enfants. Les écrans ne risquent-ils pas de court-circuiter les détours nécessaires à tout enfant dans la mise en jeu des apprentissages et dans la construction de sa subjectivité ? Comment tenir sa place d'adulte pour offrir aux jeunes les conditions nécessaires à leur structuration interne et à leur inscription dans la vie sociale ?

    Des spécialistes du numérique, des psys et des professionnels de l'enfance proposent un tour d'horizon des enjeux - sociaux et psychiques - liés à l'utilisation des écrans par les enfants et les adolescents. Ils s'intéressent aux risques qu'elle comporte  notamment dans ses excès, mais aussi aux créations et aux initiatives inattendues qu'elle révèle dans la vie économique et sociale mais aussi dans l'espace intime de chacun.

  • Lire l'interview avec les directeurs de volume (propos recueillis par Audrey Minart)

    Pourquoi la consommation d'alcool augmente-t-elle chez les 18-30 ans alors qu'elle baisse pour tous les autres groupes d'âge ?

    L'allongement et la massification des études, le report de l'âge au premier enfant, la perte de confiance en l'avenir, le déclin des rites intégrateurs et l'évolution des pratiques festives sont autant d'éléments qui permettent de situer le contexte de cette consommation. Loin de souscrire à un regard stigmatisant sur les pratiques juvéniles, des spécialistes reconnus de différentes disciplines scientifiques montrent combien les facteurs externes (statut social, changements sociétaux...) et internes (personnalité, fonctionnement cérébral...) sont en cause.

    Reste la diversité des modes de consommation. Du fêtard occasionnel au jeune à risque d'alcoolisme, en passant par les profils plus ou moins modérés, il s'agit de comprendre et d'expliquer, loin des clichés télévisés, quels sont les facteurs de vulnérabilité spécifiques à cet âge, mais aussi et surtout quels sont les facteurs de protection qui peuvent faciliter l'entrée dans le monde adulte.

    Publié avec la Fondation pour la recherche en alcoologie.

  • Les ados, ça cause !

    Marie Springer

    • Eres
    • 26 Septembre 2019

    Si le titre de cet ouvrage précise que « les ados, ça cause », disons plus précisément que « ça peut causer » si nous - adultes - nous les réinscrivons dans un bain de paroles.

    Cet ouvrage part de l'expérience de l'auteure au sein d'une maison pour enfants à caractère social. L'auteur y parle de rencontres : rencontres avec des adolescents pour la plupart déscolarisés, désengagés dans leur vie mais aussi avec des éducateurs, qui eux-mêmes parlent de leur propre rencontre avec ces adolescents. Le livre témoigne de la portée des effets du signifiant et nous rappelle que notre condition humaine quotidienne est d'être des êtres parlants. Son objectif est de faire entendre aux éducateurs que dans leur quotidien il y a une nécessité « à faire parler un adolescent » dans un espace qui met en scène des mots, une parole où l'équivocité de la langue fait loi.

  • Cet ouvrage illustre, à partir de situations concrètes et de réflexions théoriques, le concept de « capacité d'action », qui est un puissant régulateur de l'identité professionnelle et de ses évolutions, inévitables dans notre société en constant changement.

    Alors que les carrières deviennent moins linéaires et plus complexes, les auteurs montrent l'importance de la dynamique identitaire et de la capacité d'action pour construire, ou reconstruire, un projet professionnel, quel que soit le contexte personnel ou social des sujets. L'action met en relation la connaissance et les capacités propres, les valeurs et les aspirations, les représentations, les émotions et la possibilité de reconnaissance individuelle et sociale.

    Les études qualitatives présentées restituent une réalité vivante de situations complexes comme le déclassement des jeunes diplômés, l'accompagnement des cadres demandeurs d'emploi, la quête de nouvelles identités suite à des situations de crises ou d'injustice sociale, ou simplement de changement de travail. Des perspectives se trouvent dessinées pour l'accompagnement, l'orientation et la formation des personnes amenées à vivre ces transitions sociales et/ou professionnelles, contraintes ou choisies.

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  • Le bébé dans tous ses états

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    • Eres
    • 22 Novembre 2018

    En quoi les avancées récentes de la science ainsi que de la psychanalyse permettent-elles de mieux comprendre le développement psychique du bébé ? A partir de sa rencontre avec son « autre maternel », son environnement fait de ses proches, il va se constituer comme Sujet, tant sur le versant pulsionnel que narcissique, celui de l'image du Moi au stade du miroir. 

    Comment comprendre et repérer les premiers signes d'états psychopathologiques ?  Cet ouvrage qui rassemble les recherches les plus vives en psychopathologie périnatale, ne se contente pas d'un état des lieux, d'un diagnostic aussi précoce soit-il. Il nous entraîne dans les lieux de vie et d'accueil des bébés pour nous présenter des expériences inédites de prévention et de soin. 

    Des chercheurs et des psychanalystes s'y exposent dans la minutie et la complexité des difficultés d'un champ en pleine exploration mais à l'aube de progrès décisifs dans le domaine des soins précoces et de la prévention des troubles neuro-développementaux.

  • L'effet révolutionnaire du symptôme

    Marie-Jean Sauret

    • Eres
    • 26 Novembre 2012

    Le discours capitaliste repose sur la conviction que la science rend compréhensible tout ce que nous aurions à connaître, que la technoscience peut fabriquer tout ce dont nous avons besoin, et que le marché nous donnera accès à tout ce qui nous manque. Dans ce contexte de promesse de complétude, quelle est la capacité de la psychanalyse à rester présente dans le lien social et à rejoindre, en se réinventant, ce que Lacan appelait « la subjectivité de notre époque » ? Marie-Jean Sauret est psychanalyste, membre de l'Association de psychanalyse Jacques Lacan (APJL), professeur de psychopathologie clinique à l'université Toulouse-Le Mirail.

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