Mathieu Arsenault

  • La morte

    Mathieu Arsenault

    • Le quartanier
    • 6 Mars 2020

    Ma meilleure amie, Vickie Gendreau, était écrivaine. Elle est morte d'une tumeur au cerveau, à l'âge de vingt-quatre ans, après m'avoir légué ses archives. Deux ans après sa mort, quelque chose a commencé à apparaître dans mes rêves. J'ai eu l'impression que cette chose m'appelait, qu'elle voulait que j'aille la chercher au royaume des morts pour la ramener dans la littérature, où elle se sentait chez elle. Mais je me suis aperçu que cette chose que j'ai cru entendre n'était pas tout à fait Vickie. Je l'ai appelée la morte. Ce livre est le récit spéculatif d'une expérience personnelle. Il explore le phénomène des fantômes depuis une perspective éthique, loin de la psychologie du deuil, et loin des traditions occultes, ésotériques et religieuses, dans lesquelles les fantômes sont maintenus de force. Il affirme la nécessité de trouver comment se mettre à l'écoute des morts qui parlent au plus profond de soi. Il tente de montrer que l'écriture est l'un des moyens d'y parvenir. - M. A.

  • Le nécessaire fantasme d'underground

    Mathieu Arsenault

    • Atelier 10
    • 7 Mars 2012

    L'underground est-il encore nécessaire, au 21e siècle? Est-il même toujours possible, dans un monde de hype toute puissante et d'autopromotion permanente?

  • Liberté 299 - article - Coelhopocalypse!

    Mathieu Arsenault

    • Revue liberté
    • 23 Novembre 2013

    Cette chronique "Doctorak, Go!" de Mathieu Arsenault a paru dans le No 299 de la revue Liberté.
    Pirater Prochain épisode, et autres observations sur la libre circulation des oeuvres.

  • Liberté 297 - article - Se souvenir des années soixante-dix

    Mathieu Arsenault

    • Revue liberté
    • 18 Octobre 2013

    Un poète rimouskois voyage dans le futur et en profite pour plagier Bérurier Noir.
    Cette chronique de Mathieu Arsenault, de la série "Doctorak, go!", est issue du No 297 de la revue Liberté.

  • Liberté 300 - article - Fourrer la mort

    Mathieu Arsenault

    • Revue liberté
    • 6 Novembre 2013

    Article paru dans le numéro 300 de Liberté.

    Dans un texte à la fois pudique et terriblement émouvant, Mathieu Arsenault, ami et complice de longue date de l'écrivaine Vicky Gendreau, entremêle littérature, amitié farouche et mort.

  • Nouveau Projet 01

    Monia Chokri

    • Atelier 10
    • 2 Mars 2012

    **Format papier épuisé** Le premier numéro du magazine Nouveau Projet. Inclut notre dossier «(Sur)vivre au 21e siècle», avec des textes de Charles Taylor, Joseph Heath et Andrew Potter, Mathieu Arsenault, Caroline Allard, Hugo Séguin, Nicholas Carr et autres.

  • Le guide des bars et pubs de saguenay

    Arsenault Mathieu

    • Le quartanier
    • 11 Mai 2016

    Pendant un mois, Mathieu Arsenault a fait la tournée des bars et pubs de Chicoutimi et de Jonquière. Assis au comptoir, il a consigné sur son téléphone les moments et les petits événements du nightlife saguenéen, croquant sur le vif chasseurs et shooter girls, karaoké et sambuca flambée - le spectacle d'un réel ordinaire étonnamment riche en images. Le guide des bars et pubs de Saguenay, ce sont les poèmes écrits au long de ces soirées et, placé en regard, un essai dans lequel l'auteur revient sur cette expérience et où se définit, par le recours à la notion de téléphone-carnet, une pratique de poésie directe.

  • La vie littéraire

    Arsenault Mathieu

    • Le quartanier
    • 8 Avril 2014

    Les salons du livre les lancements les librairies qui ferment les journaux qui font faillite les livres de cuisine les émissions littéraires les prix prestigieux les livres pilonnés les maisons de la culture les poètes ratés les demandes de subvention les photos de chats wikipédia les journées perdues sur les réseaux sociaux et dans les jeux vidéo le soleil et le feu d'une époque surchargée de textes sans personne pour les lire on ne fera pas un roman avec ça on ne refera pas les filles de caleb avec ça on ne refera pas le goût du bonheur de lady julie papineau avec ça mais nous trouverons bien comment continuer continuer d'espérer qu'il restera quelqu'un pour nous lire et comprendre dans quelle époque nous vivions alors.

  • **Format papier épuisé** Le premier numéro du magazine Nouveau Projet. Inclut notre dossier «(Sur)vivre au 21e siècle», avec des textes de Charles Taylor, Joseph Heath et Andrew Potter, Mathieu Arsenault, Caroline Allard, Hugo Séguin, Nicholas Carr et autres.

  • Alors que le féminisme, dans la foulée du printemps québécois, reprend du poil de la bête et dévoile toute sa diversité et la multiplicité de ses stratégies, au moment où une jeune génération réinvestit, en guise d'antidote à la morosité littéraire, plusieurs figures de la contre-culture des années soixante-dix, il nous a semblé nécessaire de relire l'oeuvre de Josée Yvon.

    La section du Rétroviseur étudie des oeuvres québécoises connues et moins connues du passé afin d'en mesurer la pertinence et l'actualité.

  • Il y a 100 ans, les bolcheviks de Lénine prenaient le pouvoir en Russie. Pour son numéro d'automne, Spirale consacre son cahier critique à cet événement majeur de l'histoire du XXe siècle. Événement dont la réception et la commémoration resteront toujours délicates, surtout en Russie où les instances politiques, conservatrices et centralisées, sont réticentes à célébrer de façon trop faste le peuple prenant le pouvoir par et pour lui-même. Écrit sur le cinéma d'Eisenstein, bande dessinée de la vie de Lénine, littérature et histoire, ce cahier spécial offre un tour d'horizon critique de la révolution de 1917. En marge du dossier critique, la rubrique portfolio présente la pratique d'artistes russes actuels. Également au sommaire, un retour sur la parade des Géants présentée dans le cadre des festivités du 375e anniversaire de Montréal et des recensions de romans et d'essais, dont celui d'Emmanuelle Walter, Le centre du monde. Une virée en Eeyou Istchee Baie-James avec Roméo Saganash, gagnant du prix Spirale Eva-Le-Grand 2017.

  • On n'accuse plus, en général, à tout le moins en Occident, les textes littéraires de dire des niaiseries, des menteries ou de propager des pensées, des pratiques douteuses, immorales, délirantes et puantes. On les réduit à une facette de l'industrie du livre, elle-même facette de l'industrie culturelle, elle-même facette de l'industrie tout court. C'est encore plus efficace. Mettre un texte à l'index peut s'avérer contre-productif et contraire au résultat visé; l'ostraciser, c'est parfois susciter à son égard tantôt un peu de désir, tantôt beaucoup de curiosité. C'est aussi lui donner du poids, de la considération. C'est, bref, le prendre au sérieux.
    C'est peut-être bien là que se situe l'innovation des temps présents dans notre façon d'être désemparés devant la littérature. Celle-ci, comme tout ce qui relève du sensible et du sens, est désormais inconcevable. C'est tout de suite éclatant dans l'attention de plus en plus moribonde que notre ministère de l'Éducation lui accorde. C'est également tonitruant dans la façon dont la plupart des médias en font état.

  • Comment en sommes-nous venus à célébrer le progrès tout en craignant la fin du monde? Nous n'en finissons plus de nous extasier devant nos avancées technologiques, devant l'expansion de notre ouverture d'esprit et, d'un même mouvement, nous ne cessons de faire le décompte des catastrophes écologiques, économiques et humanitaires qui nous accablent. Le présent dossier explore ces questions.

  • Dans Passages américains, paru en 2012 peu après le printemps étudiant, Marie-Claire Blais pose un regard rétrospectif sur la lutte pour les droits civiques des années 1960 aux États-Unis et livre un dense plaidoyer pour l'action collective, la résistance politique, mais surtout pour la puissance d'action de la jeunesse. Deux choses frappent dans ce court texte qui constitue en quelque sorte le point de départ de ce dossier. D'une part, il devient évident, à la lecture de ce livre, que la formation politique de Blais est américaine et se distingue nettement en cela de celle des écrivains québécois qui sont ses contemporains. Cette genèse, qu'on trouve aussi dans Parcours d'un écrivain. Notes américaines, paru pour sa part en 1993, éclaire autrement l'ensemble de cette oeuvre où l'Amérique s'écrit en français ; c'est là sûrement l'une de ses singularités. D'autre part, l'oecuménisme politique qui semble teinter les romans du cycle Soifs tranche avec la radicalité des actes de désobéissance civile dont l'auteure fait l'éloge et dont elle salue la mémoire dans Passages américains. Comprendre politiquement l'oeuvre de Marie-Claire Blais, sans la réduire à des idées ou à des mots d'ordre, exige d'explorer ces paradoxes. Il y avait plusieurs années qu'un écrivain n'avait pas fait l'objet d'un dossier de la revue. En cette époque où la littérature est plus que jamais soumise aux écrasantes lois du marché et doit trop souvent se plier aux dictats de l'industrie culturelle, le parcours de Marie-Claire Blais - plus encore, son ambition - est à la fois un puissant antidote contre le cynisme et un exercice de lucidité. Inlassablement, elle invite à regarder le monde dans toute sa violence pour parvenir à en dégager des parcelles d'espoir et d'humanité.

  • Il semble que nous aimons bien, au Québec, ne pas aimer notre système de santé. On a beau connaître par coeur la litanie des clichés à son sujet, on dirait qu'on ne s'en lasse pas.

    Il va sans dire, orchestrer les soins pour toute une population n'est pas une mince affaire. Nous avons donc souhaité, pour ce numéro d'automne de Liberté, revenir au fondement même de toute organisation de santé, soit le souci du blessé, du malade, du démuni, en mettant en lumière ceux et celles qui s'y consacrent.

  • Omniprésent, l'humour se donne à toutes les sauces. Drapés dans la vertu, certains humoristes invoquent la liberté d'expression ou la tolérance pour tenir des propos parfois douteux. Plusieurs affirment haut et fort que l'humour est l'antidote aux dérives autoritaires et aux mensonges du pouvoir. D'autres encore riront de leur propre impuissance à changer quoi que ce soit aux mécanismes qui régissent la vie en société. Mais qu'en est-il réellement? Que peut l'humour lorsque la pensée néolibérale se glisse imperceptiblement dans le vocabulaire du citoyen, modifiant de ce fait son rapport au monde?

  • Le présent dossier explore une emprise, non pas celle d'un penchant politique mais bien d'un ordre économique, sur nos vies et avant tout sur nos façons de sentir, de ressentir, d'éprouver et, bien entendu, d'être ensemble. Car avant de penser le monde, nous l'éprouvons. Et si notre rapport au monde, aux autres, à nous-mêmes, aux idées, alouette, relève d'abord du sensible, qu'est donc devenue notre sensibilité pour que nous acceptions nos existences stériles, anémiques, vides de sens surtout et dans lesquelles, collectivement, nous ne nous emballons plus qu'à l'annonce de projets d'intendance, de profits à court terme ou de victoire des Canadiens ? N'y a-t-il plus rien d'autre en ce monde et en nous-mêmes qui soit en mesure de nous paraître tangible ? La moindre marge du système semble avoir disparu. C'est peut-être pourquoi les temps présents sont devenus invivables. « C'est la marge qui tient la page », disait Jean-Luc Godard. Sans elle, tout fout le camp. Et c'est peut-être justement l'absence d'un tel espace, mental comme politique, qui caractérise la violence particulière que notre époque déploie. Les champs en friche, pour le dire ainsi, donnent l'impression d'avoir été éliminés. Peu importe la direction vers laquelle nous tournons la tête, l'espace est cadastré par la raison du plus fort. Comment, dès lors, d'autres choses, d'autres formes, d'autres images, d'autres pratiques pourraient-elles émerger ? À partir d'où pourraient-elles se déployer et nous permettre de fissurer l'homogénéité de tout ce qui se propose à nous ?

  • L'alcool, comme le vent, semble ne pas connaître les frontières de classes sociales, de sexe, ou d'orientations politiques. Malin, il sait trouver sa niche presque partout.

    Nous avons souhaité, pour ce numéro d'été, explorer quelques facettes de ce liquide ambigu, histoire de voir ce qu'il sait nous révéler du monde et de la manière dont les hommes et les femmes qui l'habitent organisent leur territoire, leur économie, mettent en place leurs petits et grands rituels.

  • Tout comme la religion catholique s'immisçait, au Canada français, dans les moindres recoins du département de l'instruction publique, les paramètres de la gestion, de l'entreprenariat, de la rentabilité et même de la production semblent aujourd'hui imprégner de bout en bout notre ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport.

    Ce dossier se veut d'abord une occasion de réfléchir aux raisons historiques qui expliquent l'état actuel de notre enseignement ainsi qu'aux influences - souvent internationales - qui l'affectent. Nous voulons aussi signifier aux femmes et aux hommes oeuvrant dans les tranchées de notre système scolaire qu'ils ne sont pas seuls.

  • «There's class warfare, all right, but it's my class, the rich class, that's making war. And we're winning.»

    «Bien sûr qu'il y a une lutte des classes, mais ç'est ma classe, la classe des riches, qui la mène. Et nous la gagnons. »

    Warren Buffet

    Si le dessin d'une société découpée entre prolétaires et bourgeois peut en effet paraître aujourd'hui obsolète, il est peut-être prématuré, si ce n'est trompeur, d'affirmer que les tensions et la violence qui caractérisaient les rapports de classes au dix-neuvième siècle ne sont plus que des reliques du passé. Quant à la classe moyenne, la seule que l'on ose encore considérer comme une classe et nommer ainsi, elle semble désormais contenir en son sein pratiquement tout et son contraire. C'est sans doute pourquoi on ne se prive pas d'annoncer, à plus ou moins long terme, son éventuelle disparition.

    Avec des textes de Alain Deneault (auteur, entre autres, de Gouvernance, Noir Canada et Off Shore), Éric Pineault (sociologue, professeur à l'UQAM et chroniqueur à l'émission Médium Large), Julia Posca (doctorante en sociologie à l'UQAM) qui discuteront sur le statut de la classe moyenne de Gabriel Nadeau-Dubois et de Jean Pichette, ainsi qu'une entrevue avec Louis Roy, Le syndicalisme désemparé

    Et les chroniques habituelles d'Alain Farah, Alain Deneault, Mathieu Arsenault, Jean-Philippe Payette et Robert Lévesque.

  • L'idée même d'un ministère de la Culture, quand on y pense, peut sembler saugrenue. L'art et la pensée ayant prouvé depuis longtemps à quel point ils pouvaient s'avérer de sérieux empêcheurs de gouverner en rond, on peut se demander en quoi un État pourrait avoir envie de stimuler ce qui prend tant de plaisir à le picosser ou à nourrir une mâchoire souvent prompte à le morde. Pour mettre en place un tel processus, il faut quand même y croire.
    Georges-Émile Lapalme, fondateur du ministère des Affaires culturelles y croyait.
    Le ministère, lui ayant heureusement survécu, demeure encore à ce jour son héritage. Et celui de ceux qui s'en moquaient.

    Avec des textes de Pierre Lefebvre, Claude Corbo, Daniel Latouche, Robert Richard, et la participation de Jean Vioulac, Jean-Paul L'Allier et Denis Vaugeois.
    Et les chroniques d'Alain Farah, Alain Deneault, Mathieu Arsenault, Suzanne Jacob et Robert Lévesque.

  • Au problème complexe des finances de l'État, il y aurait, nous dit-on, une réponse simple : couper, démanteler, réduire, détruire, restreindre. Devant la diminution de sa marge de manoeuvre politique, la réponse de notre gouvernement se résume ainsi à diminuer davantage cette marge de manoeuvre. Drôle de réflexe. Nous avons souhaité réfléchir à ce paradoxe dans le nouveau numéro de Liberté : au-delà de sa dimension économique, quelles sont les implications sociologiques, psychologiques et esthétiques de l'austérité ?

  • Album de finissants 2e ed.

    Arsenault Mathieu

    • Éditions triptyque
    • 4 Février 2014

    « Son récit en fragments est un livre parlant, comme si vous mettiez la main sur un album de finissants qui n'est pas le vôtre tout en ressemblant beaucoup au vôtre, inévitablement, et qu'en le feuilletant vous entendiez penser les élèves. »
    Marie Hélène Poitras, Voir

    « Album de finissants, la première oeuvre de fiction de Mathieu Arsenault, exprime sur un ton moderne et nerveux le désarroi des élèves du secondaire. [...] Expérimentateur formel, il s'enivre de mots et hypnotise le lecteur avec une écriture presque hallucinatoire. »
    Suzanne Giguère, Le Devoir

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