Éditions Payot

  • Rejouer sans le savoir les traumatismes de son enfance, multiplier les ruptures amoureuses, souffrir de troubles obsessionnels compulsifs, souffrir d'addictions (au jeu, à la drogue, au sexe, etc.), échouer sans cesse devant les mêmes épreuves... Si la répétition nous permet d'apprendre, de créer et de nous affirmer toujours davantage, elle peut aussi être le moteur de nos échecs. Pourquoi ? Et peut-on s'en sortir ?

  • Les femmes ? Elles sont depuis le début le moteur de la psychanalyse : elles ont fait son histoire aussi bien en étant étudiées par elle qu'en tant que théoriciennes, créatrices, penseuses ; fougueuses, parfois excessives, pleines de feu, elles ont refusé de se couler dans la norme et les assignations liées à leur sexe. Tel est le fil rouge de ce livre qui raconte, en une cinquantaine de courts chapitres, la relation de la psychanalyse au sexe et à l'amour. En quoi la vie de Lou Andreas-Salomé nous indique-t-elle ce qu'est une femme libre ? Peut-on désirer sans dominer, contrairement à ce que fit Jung avec Sabina Spielrein ? Pourquoi certains, comme Victor Tausk, se suicident-ils au moment où l'amour entre dans leur vie ? Comment en venons-nous à haïr notre conjoint, comme Winnicott avec sa femme ? Que faire quand, comme la Lol V. Stein de Duras relue par Lacan, la jalousie nous crucifie ? Pourquoi acceptons-nous parfois que la personne qu'on aime en aime une autre sans cesser pourtant de nous aimer, comme le firent Virginia Wool, Keynes et les membres du groupe de Bloomsbury ? Peut-on rester l'analysant(e) de la personne avec qui l'on vit une grande histoire d'amour, comme Catherine Millot et Lacan ? Et plus largement, la psychanalyse peut-elle encore nous aider, aujourd'hui, dans notre vie amoureuse et sexuelle ?

  • Si Freud a découvert l'inconscient, c'est Anna O. qui a inventé la cure par la parole. La première et la plus célèbre des hystériques de la psychanalyse s'appelait en réalité Bertha Pappenheim. Elle avait 21 ans et se sentait atrocement coupable de ne pas savoir guérir son père malade. Elle voyait en hallucination des serpents, avait des absences, se cognait parfois la tête contre les murs, et oubliait sa langue maternelle. Son cas, raconté par Josef Breuer, qui fut son thérapeute de 1880 à 1882, est l'un des mythes fondateurs de la psychanalyse. S'y mêlent l'hypnose, la remémoration des souvenirs inconscients, les résistances, le transfert et la catharsis. Depuis sa publication dans les Études sur l'hystérie, il n'a cessé d'être commenté. Roman des origines, tout n'y est pas vrai, mais l'essentiel est peut-être ailleurs, dans le destin même de son héroïne, si intelligente, énergique, séduisante, qui sut changer et, par l'écriture et ses combats humanitaires et féministes, trouver sa liberté.

  • A partir de 6 cas cliniques, dont celui de sa propre fille Anna, Freud montre comment les enfants ont des fantasmes. Un texte célèbre dont Lacan s'est emparé pour élaboré son approche de l'angoisse.

  • Mémoire et répétition : ce nouveau recueil de Freud traite de deux thèmes centraux à la psychanalyse. Pourquoi répétons-nous toujours les mêmes erreurs, les mêmes actes ? Comment cette même compulsion à la répétition peut-elle nous permettre de sortir de ce cercle vicieux qu'elle semble pourtant dessiner ? Ce recueil complète Anna O. et contient notamment le célèbre essai « Remémoration, répétition, perlaboration » (1914), ainsi que « Sur les souvenirs-écrans » (1899) et « Note sur le "bloc magique" » (1925).

  • Tapis en nous, prêts à surgir, impossibles à éviter, le transfert et son double, le contre-transfert, sont le moteur de la psychanalyse et, au-delà, des relations humaines. Ce livre regroupe les plus célèbres textes de Freud à leur sujet : « À propos de la psychanalyse "sauvage" », « Sur la dynamique de transfert », « Conseils au médecin », « Sur l'introduction du traitement », et « Remarques sur l'amour de transfert ». Ils parlent des émotions du passé, de sentiments amoureux, d'intimité psychique, du pouvoir des médecins, mais aussi de violence faite à l'autre, de peur de l'abandon, de manipulation et de haine.

  • Psychologie des foules et analyse du moi de Sigmund Freud Suivi de Psychologie des foules, de Gustave Le Bon Traduit de l´allemand par Pierre Cotet, André Bourguignon, Janine Altounian, Odile Bourguignon et Alain Rauzy Préface de Christophe Dejours Éditions Payot Pourquoi l´individu change-t-il dès qu´il entre dans un groupe ? Qu´est-ce qu´un leader et comment la foule se laisse-t-elle diriger ? Publié en 1921, ce texte fondamental, qui scelle la rencontre de la psychanalyse et de la psychologie sociale, est à l´origine, avec Au-delà du principe de plaisir (1920) et Le Moi et le Ça (1923), d´une manière radicalement nouvelle de penser le fonctionnement du psychisme humain. Les principaux thèmes en sont le narcissisme et l´identification, la pulsion grégaire et l´hypnose, l´idéalisation et l´état amoureux. Il est suivi pour la présente édition de Psychologie des foules (1895), célèbre essai de Gustave Le Bon sur lequel Freud s´appuie pour bâtir sa théorie.

  • Nous avons tous une part d'ombre, un autre que soi contre lequel il faut lutter. Mais de qui ou de quoi avons-nous vraiment peur ? Deux essais classiques de l'un des pionniers de la psychanalyse, au croisement de la psychanalyse et de la littérature, sur la peur de la mort et la croyance en l'immortalité, le sentiment de culpabilité et la crainte de soi. "Le Double" (1914) étudie à partir de la littérature le dédoublement de la personnalité, le mythe du jumeau, la croyance en l'immortalité du moi. "Don Juan" (1922) analyse, à partir de réflexions sur le Don Giovanni de Mozart, la série de ses incarnations artistiques.

  • Pour comprendre les troubles de l'humeur, il existe trois auteurs fondamentaux : Melanie Klein et sa théorie de la position dépressive, Sigmund Freud et son classique essai Deuil et mélancolie, et Karl Abraham qui, en 1911, fut le premier à isoler la dépression dans une célèbre étude qu'il consacra au peintre italien Giovanni Segantini. C'est ce texte qui est ici publié avec deux autres articles importants sur la maladie maniacodépressive, qu'on appelle aujourd'hui les troubles bipolaires et dont Karl Abraham reste le grand spécialiste.

  • Nous vivons simultanément dans deux corps : le corps biologique et le corps érotique. L'un relève de l'inné ; c'est le corps biologique. A partir de lui se construit progressivement l'autre corps, le corps érotique, qui relève donc de l'acquis. Ce livre explique le processur par lequel le corps érotique se décolle peu à peu du corps biologique. De la qualité et de la progression de ce processus dépend l'avènement du corps érogène, qui est l'une des formes sous laquelle l'enfance est mémorisée dans l'adulte. Que se passe-t-il quand ce processus rencontre des obstacles qui le mettent en échec ? Une vulnérabilité du corps s'installe, qui peut se manifester par la formation de symptômes psychopathologiques, mais aussi par des aménagements défensifs réduisant la sensibilité à la souffrance (la sienne comme celle d'autrui), par exemple dans le cas des psychopathes. Peut-on alors, sur cette base, former une conception psychanalytique du sens moral ?

  • La psychanalyse, ça n'est pas feel good ou feel bad, c'est feel tout court. Et poser un peu de sens, tant que ça soulage. Comme psy comme ça est l'oeuvre de Mardi Noir, aka Emmanuelle Laurent, 34 ans, dont la chaîne YouTube dépoussière allègrement la psychanalyse. Les psy aiment son contenu impeccable et ses fans, éclectiques et fidèles, adorent son humour décalé, ses convictions et sa façon trash de parler de l'art d'inventer sa vie. Sexe, amour, créativité, normes sociales et liberté personnelle : qu'il s'agisse des phobiques poseurs de questions, des gens qui épient le bonheur des autres, des ados qui lancent à leur mère "Casse-toi de ma chambre", de la rivalité entre amis, ou des secrets de famille, Mardi Noir nous rappelle que la vie inconsciente est bien plus riche et drôle que notre monde obsédé par l'efficacité, l'utilité et la pensée positive. Bienvenue dans la psychanalyse !

  • L´homme aux loups. D´une histoire de névrose infantile de Sigmund Freud Traduit de l´allemand par Olivier Mannoni Préface de Frédérique Debout Traduction inédite Éditions Payot En février 1910, un jeune Russe de vingt-trois ans, Sergueï Pankejeff, vient consulter Freud. Il souffre d'une « névrose » extrêmement grave qui le handicape jusque dans les gestes les plus simples de la vie quotidienne. Sa cure, qui va durer plusieurs années, déchaînera la passion des psychanalystes et rendra ce patient immédiatement célèbre sous le nom de « l'homme aux loups ». Écrit alors que Freud est en pleine rivalité avec Jung, ce livre est surtout l'analyse d'un des rêves les plus importants de l'histoire de la psychanalyse, qui débouche sur la thématique de la castration et sur la reconstitution magistrale d'une scène - réelle ou non - à laquelle Pankejeff, alors âgé de dix-huit mois, aurait assisté et que Freud nommera plus tard « scène primitive » : le coït de ses parents, événement incompréhensible sur le moment et source après coup d'une terreur archaïque...

  • Avec la sensibilité particulière qu'il avait à l'égard des souffrances de l'enfant, Ferenczi n'a eu de cesse de retrouver, enfoui dans l'adulte, l'enfant blessé, traumatisé qu'il a été. Comment le ramener dans la séance ? Comment l'entendre ? Comment le traiter ? Si Freud a révélé la part de l'infantile toujours active dans la vie psychique de l'adulte, c'est bien Ferenczi qui a développé cette idée jusque dans ses aboutissements les plus ultimes, montrant combien ces parties infantiles ne cessent d'orienter et d'animer l'existence.

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