Calmann-Lévy

  • Il n'y a qu'une seule maladie mentale : la famille.Évidemment, je m'y attendais puisque j'en suis l'auteur mais... à ce point-là ! Quelle vision, c'est à peine croyable...Son mari n'est plus que l'ombre de lui-même. Les vertèbres ont dû être salement touchées. Il doit maintenant peser dans les quarante-cinq kilos. Il est tassé dans son fauteuil, sa tête est maintenue à peu près droite par une minerve. Son regard est vitreux, son teint jaune comme un coing. Et il est tout à fait conscient. Pour un intellectuel, ça doit être terrible.Quand on pense que ce type n'a pas trente ans, on est effaré... Quant à elle, elle pousse le fauteuil avec une abnégation admirable. Elle est calme, son regard est droit. Je trouve bien sa démarche un peu mécanique mais il faut comprendre : cette fille a de gros soucis...En tout cas, elle ne tombe pas dans la vulgarité : pas d'attitude de bonne soeur ou d'infirmière martyre. Elle serre les dents et pousse le fauteuil, voilà tout. Elle doit pourtant réfléchir et se demander ce qu'elle va faire de ce légume. 
    Moi aussi d'ailleurs.

  • "On peut supposer, se dit Lala, qu'un homme n'est pas vraiment méchant quand la nature elle-même ne juge jamais bon de le punir."
    Lala vit chichement dans un cabanon de plage de la Barbade avec Adan, un mari abusif. Quand un de ses cambriolages dans une villa luxueuse dérape, deux vies de femmes s'effondrent. Celle de la veuve du propriétaire blanc qu'il tue, une insulaire partie de rien. Et celle de Lala, victime collatérale de la violence croissante d'Adan qui craint de finir en prison. Comment ces deux femmes que tout oppose, mais que le drame relie, vont-elles pouvoir se reconstruire ?
    Derrière des paysages caribéens idylliques, un intense et poignant portrait de femmes blessées depuis des générations. Renversant de grâce et d'émotions à vif, Et d'un seul bras, la soeur balaie sa maison est un premier roman déchirant qui prouve que l'héritage des traumatismes est tenace, mais pas toujours  irrémédiable.
    « La narration vous coupera le souffle. »
    The New York Times

  • "Un éclair découpa l'horizon, suivi de sa morsure sonore, et une goutte tomba, grosse comme un doigt - et le grand délire commença."
    Au seuil des Corbières, les Testasecca habitent un château fort fabuleux, fait d'une multitude anarchique de tourelles, de coursives, de chemins de ronde et de passages dérobés.
    Clémence, dix-sept ans, bricoleuse de génie, rafistole le domaine au volant de son fidèle tracteur ; Pierre, quinze ans, hypersensible, braconne dans les hauts plateaux ; Léon, le père, vigneron lyrique et bagarreur, voit ses pouvoirs décroître
    à mesure que la vieillesse le prend ; Diane, la mère, essaie tant bien que mal de gérer la propriété.
    Ruinés, ils sont menacés d'expulsion. Et la nature autour devient folle : des hordes de chevreuils désorientés ravagent les cultures. Frondeurs et orgueilleux, les Testasecca décident de défendre coûte que coûte le château.
    Dans cette épopée baroque et tragique où on retrouve toute sa puissance romanesque, Guillaume Sire érige une mythologie sur la terre de son enfance.

  • Yann Queffélec nous raconte la fraternité.
    C'est dans une chambre d'hôpital, un soir de neige, que commence ce récit. Yann Queffélec vient rendre visite à son jeune frère Tanguy qu'il n'a pas vu depuis des années. Les deux frères se mettent à bavarder : de leur vie, de leurs souvenirs, d'un passé familial toujours aussi lourd de non-dits. Et cela dure toute la nuit. Ce livre est un récit passionné sur la fraternité, la place de chacun au sein de la famille, mais aussi un dialogue corrosif entre deux frères qui se disent la vérité.
    « La famille, oui, c'est bien, rassurant, ça fait bloc, c'est un cadre rituel où l'on grandit vers l'âge d'homme. La famille c'est nuisible, souvent, étouffant, injuste, sournois, c'est le règne animal du chacun-pour-soi : on peut y laisser sa raison, sa peau. T'en penses quoi, frérot ? »

  • "Il ne s'agissait pas de choisir entre rêver sa vie et la vivre, il fallait faire les deux."
    Traductrice, Emma habite un petit appartement avec Quentin, son fils de quatorze ans.
    Lasse de traduire des bluettes sans intérêt, elle rêve d'écrire un grand roman. Au lieu de quoi, elle est contrainte d'accepter une mission de conseil chez Kiwi, un géant du web qui veut développer un logiciel de traduction infaillible. Mais  participer à cette entreprise, n'est-ce pas contribuer à rendre son métier inutile ?
    Tandis qu'Emma se débat dans ses contradictions, Quentin, lui, vit des aventures extraordinaires dans les jeux vidéo et s'imagine en gameur de génie. Jusqu'au jour où il est contacté par une mystérieuse organisation qui veut s'attaquer à Kiwi.
    Plongés chacun dans leur réalité, au risque de s'éloigner, mère et fils vont se retrouver réunis dans la «vraie vie» par des enjeux qui les dépassent...
    Mêlant savamment fiction et réalité, Camille de Peretti convie ses lecteurs à un voyage ludique, qui questionne la puissance de l'imaginaire, du rêve et finalement de la littérature.

  • Deux soeurs à la destinée bouleversante.
    Trois siècles d'histoire.
    « Une réussite éclatante. »                            Los Angeles Times
     XVIIIe siècle, au plus fort de la traite des esclaves. Effia et Esi naissent de la même mère, dans deux villages rivaux du Ghana. La sublime Effi a est mariée de force à un Anglais, le capitaine du Fort de Cape Coast. Leur chambre surplombe les cachots où sont enfermés les captifs qui deviendront esclaves une fois l'océan traversé. Effi a ignore que sa soeur Esi y est emprisonnée, avant d'être expédiée en Amérique où des champs de coton jusqu'à Harlem, ses enfants et petits- enfants seront inlassablement jugés pour la couleur de leur peau. La descendance
    d'Effia, métissée et éduquée, connaît une autre forme de souffrance : perpétuer sur place le commerce triangulaire familial puis survivre dans un pays meurtri pour des générations.
    Navigant brillamment entre Afrique et Amérique, Yaa Gyasi écrit le destin d'une famille à l'arbre généalogique brisé par la cruauté des hommes. Un voyage dans le temps inoubliable. « Il est impossible de ne pas être en admiration
    devant l'ambition et la portée de No Home. »The New York Times
     « No Home a l'envergure de trois siècles entiers.Chaque chapitre donne l'impression d'un roman miniature. »
    New York Magazine
     

  • «  Il essaye de courir en poussant sa famille devant lui, mais un hurlement ouvre le ciel et  une  mitraillette frappe des millions de coups de  hache partout en même temps. Dans le Royaume, il y a des vrombissements lointains.  »
     
    1971 : le Cambodge est à feu et à sang. Saravouth a  onze  ans. Sa petite soeur Dara en a neuf. Leur  mère  enseigne la littérature au lycée français. Leur  père travaille à la chambre d'agriculture. Dans  Phnom  Penh assiégée, le garçon s'est construit un  pays imaginaire  : le  «  Royaume  Intérieur  ».
    Mais un jour, la guerre frappe à sa porte. Les fondations du  Royaume vacillent. Séparé de ses parents et de sa soeur, réfugié dans la forêt sur les rives du Tonlé Sap, Saravouth devra survivre dans un pays en plein chaos, animé par  une  volonté farouche de retrouver sa famille.
    Inspiré d'une histoire vraie, ce roman restitue une épopée intérieure d'une rare puissance.
    Avant la longue flamme rouge a été récompensé par le Prix Orange du Livre 2020
     

  • QUAND LE BONHEUR N'ARRIVE PAS,
    QUAND UN MENSONGE A TOUT FAUSSÉ,
    ET SI C'ÉTAIT L'HEURE DE LA DEUXIÈME CHANCE ?
      « Ma petite Romane, on se connaît depuis longtemps, il faut que je vous dise : je vous ai vue sortir en larmes du bureau de ce pneumologue à Marseille. Pourquoi vous cachiez-vous sous une perruque rousse ? »
    Romane, 39 ans, regarde avec incrédulité la vieille dame qui  vient de lui parler. Jamais Romane n'a mis les pieds à Marseille.Mais un élément l'intrigue, car il résonne étrangement avec un détail connu de Romane seule : sa véritable couleur de cheveux est un roux flamboyant, qu'elle déteste et masque depuis
    l'adolescence sous un classique châtain.
    Qui était à Marseille ?
    Troublée par l'impression que ce mystère répond au vide qu'elle ressent depuis toujours, Romane décide de partir à la recherche de cette autre elle-même. En cheminant vers la vérité, elle se lance à corps perdu dans un étonnant voyage
    entre rires et douleurs.  UN ROMAN LUMINEUX SUR LA QUÊTE DU BONHEUR,
    LA FORCE DES LIENS FAMILIAUX
    ET LE COURAGE DE RÉINVENTER SA VIE.

  • Margaret Williams ne parvient pas à s'expliquer pourquoi elle  s'apprête à frapper à cette porte. C'est comme si un sortilège  l'avait poussée à traverser le jardin nimbé de brouillard jusqu'à  cette demeure croulant sous les roses. Quelques jours plus tôt,  la jolie quadragénaire américaine se faisait une joie de retourner  en France, elle ne se doutait pas que ce voyage changerait le  cours de sa vie.
      Sylvie, une belle femme d'âge mûr, lui ouvre. Elle semble  fatiguée et vulnérable mais lui sourit avant de l'inviter à prendre  le thé. Comme si elle avait attendu Margaret depuis toujours,  elle lui raconte qu'à l'âge de 17 ans elle est partie en Louisiane  et y a rencontré Jack, un homme marié, aussi séduisant  qu'énigmatique. Au fil du récit, entre les murs de ce petit manoir  à l'atmosphère étrangement envoûtante, Margaret sent que son  hôtesse lui cache quelque chose. Ne dit-on pas qu'« il n'y a pas  de rose sans épines»?
      Marie-Bernadette Dupuy  nous invite ici à jouer de curiosité  et à pousser la porte d'un jardin secret à Pompadour, en Corrèze, pour  découvrir une histoire d'amour et un roman d'amitié bouleversants. Une  perle de romantisme.

  • "Depuis qu'il menait la plus grande partie de sa vie ici dans le Dessous, dans sa Chapelle, des rencontres, il en avait fait de tous les acabits. Mais ceux-là, c'était autre chose."
    La pluie de novembre fait déborder la Seine. Rien qui empêche Mikelangelo, admirable faussaire et grand peintre ignoré, d'achever le ciel de sa fresque: sa grande oeuvre accomplie trente mètres sous la colline de Passy et du Trocadéro.
    Mais hasard et destin mettent sur son chemin un gamin, Hakim, et cinq girls, Maalu, Nadira, Sila, Antoinette, Lovette, égarées dans le ventre de Paris. En route pour la mythique Youké, elles cherchent une tanière pour se protéger de la pluie, du froid et des faiseurs-de-putes.
    Voilà qui rappelle bien des choses à Mikelangelo. Voilà que soudain, dans son royaume labyrinthique du Dessous, il a une autre grande oeuvre à accomplir : offrir à ces errants une pincée de jours légers. Et, qui sait, peut-être même leur donner la force d'atteindre cette Youké de leurs rêves....

  • Inland

    Téa Obreht

    « Il y a des blessures qui affectent le temps, d'autres les gens. Parfois les gens se remettent de leurs blessures, mais le temps, lui, ne le peut pas. »
    Arizona, 1893 Dans son ranch, Nora attend désespérément le retour de son époux parti chercher de l'eau, tandis qu'elle tâche d'apaiser les craintes de son plus jeune fils, convaincu qu'une bête mystérieuse rôde sur leur domaine.
    En parallèle, Lurie vagabond orphelin à la « tête de Turc » et recherché par les autorités, se retrouve à accepter une mission insolite traverser la Californie à dos de chameau.
    Les existences de Nora et de Lurie finiront par se télescoper lors d'une improbable rencontre dans un décor spectaculaire de beauté. Un somptueux roman qui ravive le genre du Western, et questionne de manière unique les fondations de l'Amérique
    Dans un style poétique, l'épopée âpre et poignante de deux nouveaux américains, prêts à tout pour faire de leur terre sauvage une maison.

  • 1905. Le petit Antonin joue dans Central Park sous le regard attendri de sa mère. Élisabeth, à vingt-cinq ans, est d'une rare beauté et mène une existence paisible. Toujours aussi éprise de liberté, elle fréquente depuis un an Henri mais ne se résout pas à l'épouser malgré la désapprobation de son oncle Jean, qui souhaiterait protéger la vertu de sa nièce au nom du souvenir de son frère disparu. Au fond d'elle-même, Élisabeth sait que ses réticences sont aussi dues au fait qu'elle n'a pas réussi à oublier celui qu'elle a laissé en France : Justin.
    L'arrivée impromptue de ce dernier à New York bouleverse bientôt la vie de la jeune femme tandis que, peu de temps après, une figure du passé réapparaît, chamboulant complètement l'univers de l'orpheline...
    (Suite de livre paru sous le titre  Les Lumières de Broadway - Partie 1)
    Écrivain aux multiples talents, Marie-Bernadette Dupuy signe une oeuvre extrêmement riche et variée, traduite jusqu'en Russie, ayant conquis de très nombreux lecteurs. Cette nouvelle saga, pleine de suspense, nous transporte de la Charente jusqu'au coeur de New York, au moment où sont érigés les premiers buildings de Manhattan. À travers les aventures trépidantes d'Élisabeth, où souffle le vent de la liberté, Marie-Bernadette Dupuy rend un magnifique hommage à toutes celles et ceux qui ont choisi de croire en leurs rêves.
    Rejoignez le groupe Facebook Les Amis de Marie-Bernadette Dupuy
    L'ouvrage  Les Lumières de Broadway  est disponible en une seule partie dans sa version papier. 

  • Alors qu'Élisabeth vient tout juste de retrouver son père et pense pouvoir enfin connaître la paix, un nouveau malheur s'abat sur la belle orpheline. Son fils Antonin est enlevé dans Central Park après avoir échappé à la surveillance de sa famille. Mais une bonne étoile entre dans leur vie en la personne de Sarah, une adolescente juive, elle aussi orpheline, qui aide Antonin à s'échapper et le ramène sain et sauf à sa mère. Folle de joie et de gratitude Élisabeth décide de prendre la jeune fille sous son aile, malgré les fortes réticences des Woolworth.
    Voyant son père remis de son accident et soucieuse que son pépé Toine revoit ce fils qu'il croyait perdu, Élisabeth décide de repartir pour la France, accompagnée d'Antonin, de Guillaume et de Sarah, mais également de son oncle Jean et de Bonnie. Une autre raison, plus intime et moins avouable, a guidé sa décision : son désir ardent de revoir Justin.
    Mais une mauvaise nouvelle l'attend à son arrivée, remettant en cause ses sentiments...
    (La suite dans  Les larmes de l'Hudson - Partie 2)
    Écrivain aux multiples talents, Marie-Bernadette Dupuy signe une oeuvre extrêmement riche et variée, traduite jusqu'en Russie, ayant conquis de très nombreux lecteurs. Cette nouvelle saga, pleine de suspense, nous transporte de la Charente jusqu'au coeur de New York, au moment où sont érigés les premiers buildings de Manhattan. À travers les aventures trépidantes d'Élisabeth, où souffle le vent de la liberté, Marie-Bernadette Dupuy rend un magnifique hommage à toutes celles et ceux qui ont choisi de croire en leurs rêves.
    Rejoignez le groupe Facebook Les Amis de Marie-Bernadette Dupuy
    L'ouvrage Les Larmes de l'Hudson est disponible en une seule partie dans sa version papier.

  • SKIDAMARINK
    INTROUVABLE DEPUIS DES ANNÉES,
    LE TOUT PREMIER ROMAN
    DE GUILLAUME MUSSO ENFIN RÉÉDITÉ !
      Alors que le vol de La Joconde fait la une de tous les journaux, quatre personnes qui ne se connaissent pas reçoivent un fragment découpé de la célèbre oeuvre de Léonard de Vinci, accompagné d'un mystérieux rendez-vous dans une chapelle de Toscane.
    Pourquoi eux ? Qui les a choisis ? Quel plan se cache derrière ce coup d'éclat ? Ils l'ignorent encore, mais à l'instant même où ils décident de résoudre ensemble cette énigme, leur vie prend un tournant dangereux, exaltant et sans retour.
    Depuis Skidamarink, paru en 2001, Guillaume Musso a publié dix-sept romans qui ont conquis des dizaines de millions de lecteurs dans le monde. Il est aujourd'hui l'auteur le plus lu en France, pour la dixième année consécutive. Ce tout premier thriller, mêlant mystère, suspense, amour et aventure, révèle déjà son talent sans pareil pour raconter une histoire à la croisée des genres.  « UN THRILLER POSITIF ET GÉNÉREUX. »
    Claude Mesplède
    « UNE PETITE MERVEILLE. (...) LE LECTEUR SE LAISSERA SÉDUIRE PAR L'ACCUMULATION DES QUALITÉS ROMANESQUES. »
    Alain Lallemand, Le Soir
    « UN THRILLER AUX ALLURES DE JEU DE PISTE (...) UN DA VINCI CODE AVANT L'HEURE. »
    Blaise de Chabalier, Le Figaro littéraire

  • A Nice, au début des années 30, un retraité aisé et mondain hésite entre plusieurs femmes qu'il manipule cyniquement. Il les courtise mais les méprise bien davantage qu'il ne les aime. Tout ainsi est jeu et dissimulation, les vrais sentiments sont masqués et les créatures du roman évoluent dans cette ambiance de fausseté typiquement bovienne.Mais Un célibataire (1932) est l'un des rares romans de Bove dont les personnages ne sont pas complètement assaillis par l'impuissance d'agir et l'angoisse de la survie. Ils s'abandonnent même par moments aux charmes de la séduction. A la fin, le héros célibataire confie à son ultime visiteuse : « Personne n'est fait pour se comprendre. »Emmanuel Bove (1898-1945), écrivain français longtemps méconnu, admiré par Colette et plus récemment par Peter Handke, qui le traduit en allemand. Auteur de : Mes amis, L'Impossible amour, La Dernière nuit, Mémoires d'un homme singulier.

  • "Puisqu'ils ne savent pas, puisque l'angoisse te suit partout où tu vas, c'est à toi, jour après jour, souffle après souffle, d'inventer ta survie."
    Alice a cinq ans, six ans, sept ans, onze, quinze, vingt-cinq... Elle vit intensément chaque rencontre, chaque bain de mer, chaque instant. Et la rage bout en elle, une rage compacte qui explose par intermittence quand elle ne la retourne pas contre elle-même.
    Ses parents ont divorcé. Ballottée d'un foyer à l'autre, elle endure en apnée la présence de ses beaux-parents: la cruauté d'une belle-mère jalouse, l'alcoolisme
    d'un beau-père brutal. Nulle part, elle n'est en sécurité.
    Ce qu'Alice cache, y compris derrière sa soif de vivre inextinguible, ce sont les violences qu'elle subit au quotidien. Car toutes ces années, Alice se tait.
    Entre ombre et lumière, Hors de toi tisse une myriade de souvenirs qui se répondent dans un virtuose jeu d'échos, pour reconstituer au plus près des émotions le tourbillon brûlant d'une mémoire traumatique.

  • «  Elle aime la ville, lui la nature. Elle aime la  mer, lui la campagne. Elle lit beaucoup, lui  peu. Elle est bordélique, lui est maniaque. Elle se couche tard, lui s'endort tôt. Elle  goûte les bourgognes, lui les bordeaux. Ces  dissemblances deviennent vite un jeu entre eux. Ils se séduisent, se défient,  tentent de se convaincre qu'ils ne sont pas faits l'un  pour l'autre,  mais c'est perdu d'avance et ils le savent.»
     
    Tout oppose Anna et Paul, hormis une même habitude des relations sans lendemain. Et pourtant, ces deux grands solitaires vont s'aimer. Passionnément.  Un amour si dense, si parfait, qu'il suffirait d'un rien pour qu'il vole en éclats.
     

  • Dans l'intimité de la plus grande poétesse du XIXe siècle.
    Pionnière du romantisme, Marceline Desbordes-Valmore fréquente les plus illustres de ses contemporains : Hugo, Vigny, Dumas père, Balzac. Avant-gardiste, elle invente des rythmes qui font d'elle l'annonciatrice de Verlaine et de la poésie française moderne.
    La spontanéité de ses vers lui vaut l'admiration de Sainte-Beuve , de Stefan Zweig ou d'Aragon.
    Et pourtant, rien ne destinait Marceline Desbordes, née à Douai, à une telle postérité. Avant de rencontrer un succès éclatant sur les plus grandes scènes françaises, elle endura la misère et dut surmonter de nombreux drames : la ruine de sa famille après la Révolution, la mort prématurée de sa mère lors d'un voyage cauchemardesque en Guadeloupe, celle de cinq de ses enfants. Et des amours malheureuses.
    En choisissant de donner dans ce roman la parole à son mari, l'acteur Prosper Valmore, c'est dans la confidence d'une artiste passionnée et passionnante au destin hors norme que nous fait entrer Michel Peyramaure.

  • Vienne, 1888. Inconsolable de la mort brutale de son fiancé, la baronne Amélia von Fairlik, demoiselle de compagnie à la cour impériale, a décidé de se retirer au
    couvent. Mais quand elle découvre qu'elle est enceinte, elle ne voit pas d'autre issue que de se laisser mourir pour échapper à l'infamie. La visite impromptue de l'impératrice Sissi la détourne de ce sinistre projet. Pleine de compassion, celle-ci la convainc de se rendre en France pour trouver refuge et consolation chez un couple de sa connaissance, le marquis et la marquise de Latour, riches propriétaires viticoles en Charente.
    La future mère est accueillie par ses hôtes avec la plus exquise bonté. La marquise la traite comme sa soeur et le très séduisant marquis la comble de prévenances. Au point qu'Amélia fi nit par s'interroger sur leurs mobiles
    véritables...
    Marie-Bernadette Dupuy  nous livre ici une histoire d'amour inattendue sous l'aile protectrice de la belle impératrice Sissi.
     
     

  • «  Avec lui elle avait senti que l'infidélité pouvait signifier fidélité vis-à-vis de soi-même.  »
    Carlo et sa femme Margherita s'aiment mais commencent à douter de leur capacité à rester fidèles. Quand Carlo est pris sur le vif avec son étudiante Sofia, le couple vacille, et Margherita, très affectée, cède une fois à la tentation. De son côté, sa mère Anna, veuve depuis peu, se met aussi à douter de la loyauté de son mari. Dans ce chaos intime, Margherita se focalise sur un appartement hors de prix qui pourrait assurément sauver son couple.
    Neuf ans plus tard, ils y vivent, avec un enfant. Margherita a gardé sereinement en elle son secret, mais Carlo reste marqué par sa fidélité ratée. Lorsque Anna, leur grande alliée, se fragilise, les doutes refont surface et l'ombre de Sofia revien planer. Et si finalement s'aimer, c'était toujours douter ?
    Au coeur d'un Milan saisissant de réalisme, on arpente les rues comme les sentiments dans un roman subtil, tendre et piquant, et d'une désarmante authenticité sur l'amour, la dévotion et le désir.
     
    «  Une plume puissante, délicate, exquise.  »
    Corriere della Serra
     
    Né à Rimini, Marco Missiroli est un jeune romancier couronné par des prix littéraires et traduit dans le monde entier. Il a déjà publié deux romans en France : Le Génie de l'éléphant et Mes impudeurs (Rivages). Chaque fidélité, immense succès en Italie dès sa parution, est finaliste du prestigieux Prix Strega.

  • Il était une fois la merveilleusement loufoque
    famille Dunbar...
    Chez les Dunbar, on vit un joyeux bordel :
    sans parents, sans règles et entouré d'animaux.
    Cinq frères dont le quotidien n'est que fourberies,
    défis en tout genre, et coups de coeur.
    Mais aujourd'hui, le père qui les a abandonné
    revient avec une demande étrange :
    Lequel de ses garçons acceptera de construire un pont avec lui ?
    Tous s'indignent, sauf Clay, le fils du milieu, le plus fragile.
    Mais pourquoi accepter cette main tendue d'un père qui est parti ?
    Dans la veine de Légendes d'Automne et Au milieu coule une rivière,
    un grand roman sur le lien qui unit père et fils; et une superbe histoire
    d'amour qui met à l'honneur le coeur brisé des hommes.
    Une saga familiale bouleversante de justesse et de poésie.
    "Lumineux, brillant et plein de vie." THE GUARDIAN
    "Chaleureux et sensible, une fable sur l'amour, l'art, la redemption.
    Chahuteuse et joyeuse, spirituelle et bouleversante." THE TIME
    "Un de ces romans monumentaux qui fait traverser le temps et l'espace
    de manière très profonde." THE WASHINGTON POST

  • Ses dons percent tous les secrets, même les  plus sombres, mais lui ouvriront-ils celui  de ses origines ?
      Automne 1943. Abigaël, 16 ans et désormais orpheline,  trouve refuge en Charente, dans la ferme de son oncle paternel.  L'accueil n'est pas très chaleureux, car sa nouvelle famille  voit d'un oeil méfiant l'arrivée de cette citadine un peu trop  curieuse et vive d'esprit.
      Bien malgré elle, Abigaël se retrouve vite au coeur des activités  de la Résistance et mêlée à de dangereux secrets. Prise  dans la tourmente de l'histoire et de ses sentiments naissants  pour Adrien, un jeune réfractaire au STO, elle n'a pas  d'autre choix que de grandir rapidement. 
      Et la jeune fille ne peut bientôt plus dissimuler ce don mystérieux  reçu de sa mère, qui la met en lien avec des âmes  égarées entre la vie et la mort. Car, depuis son arrivée dans  la vallée, Abigaël est obsédée par l'appel lancinant d'une  belle femme brune. Et si sa venue en Charente n'était pas le  fruit du hasard ?
      Dans cette saga  familiale époustouflante, elle choisit de revenir en Charente, dans  la belle région d'Angoulême et de la vallée des Eaux-Claires, pour  suivre la destinée inattendue d'une héroïne touchante et forte,  comme seules les périodes troublées de l'histoire ont pu en révéler.
     

  • Ferdinand vit seul dans sa grande ferme vide. Et ça ne le rend pas franchement joyeux. Un jour, après un violent orage, il passe chez sa voisine avec ses petits-fils et découvre que son toit est sur le point de s'effondrer. À l'évidence, elle n'a nulle part où aller. Très naturellement, les Lulus (6 et 8 ans) lui suggèrent de l'inviter à la ferme. L'idée le fait sourire. Mais ce n'est pas si simple, certaines choses se font, d'autres pas... 
    Après une longue nuit de réflexion, il finit tout de même par aller la chercher. 
    De fil en aiguille, la ferme va se remplir, s'agiter, recommencer à fonctionner. Un ami d'enfance devenu veuf, deux très vieilles dames affolées, des étudiants un peu paumés, un amour naissant, des animaux. Et puis, Paulette...

  • Elle était qui pour moi ? Ni mon amante ni mon amie, plutôt ma soeur d'affinités.
    Les mêmes démons nous tourmentaient : la famille, la société, la mer, une envie folle de partir loin, elle sur ces voiliers que j'aime tant, mon premier job, et moi de par les mots sans limites qu'elle chérissait comme des voiliers.
    Qui a tué Florence Arthaud le 9 mars 2015 ? Ses démons ? L'alcool ? La misogynie des puissants ? Le hasard d'un accident aérien dans le ciel d'Argentine ? Saura-t-on jamais les secrets de cette Antigone indomptée qui partait en mer défier la chance et les hommes.
     

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