Flammarion

  • Pour la première fois, une légende de la science - l'astrophysicien Stephen Hawking - se confie et raconte l'extraordinaire aventure de sa vie. La portée de son oeuvre scientifique est connue, grâce au succès planétaire d'Une brève histoire du temps. En revanche, l'itinéraire de cet esprit unique reste encore mystérieux, occulté par la maladie neuro-dégénérative qui meurtrit son corps depuis 50 ans.
    L'éducation qu'il reçut favorisa-t-elle l'éclosion de son génie ? Quelle fut sa formation intellectuelle dans l'Angleterre d'après-guerre, d'Oxford à Cambridge où il occupa longtemps la chaire de mathématiques ? Où a-t-il puisé la force de mener une recherche d'excellence, d'aimer deux femmes avec passion et d'élever ses trois enfants alors que la maladie continuait de frapper inexorablement ?
    Teinté d'une pudeur sensible et d'un humour corrosif, ce livre constitue avant tout un message d'espoir, une leçon de vie d'une grande puissance émotionnelle. S'il fascinera ceux que l'origine de l'Univers, les trous noirs ou les voyages dans le temps passionnent, il touchera tous les lecteurs désireux de faire un bout de chemin avec un être d'exception.

  • A l'heure où ces lignes seront publiées, j'aurai trouvé en Dieu une nouvelle naissance.
    Pendant près de vingt ans, soeur Emmanuelle a rédigé ces Confessions d'une religieuse.
    Ce livre est ainsi le premier et le dernier qu'elle ait écrit. Le premier, car elle l'a débuté avant tous les autres, alors même qu'elle était encore en Égypte. Elle y est revenue cent fois ensuite, jusque dans les derniers mois de son existence, pour le reprendre, le corriger, l'enrichir. Le dernier, parce qu'elle l'a voulu posthume, afin de confier ici des choses qu'elle n'avait jamais dites auparavant - par pudeur naturellement, mais aussi par souci de rester libre.
    Quelle en est la signification ? Celle d'une quête de vérité. Soeur Emmanuelle a souhaité comprendre le cheminement de sa vie au travers des choix qu'elle a faits, des êtres qu'elle a rencontrés, de sa relation à un Dieu dont elle a passionnément aimé la pauvreté et la vulnérabilité. Elle a voulu retrouver, selon son expression fétiche, la nudité de l'être qu'elle a été, dans ses attentes, ses échecs et ses luttes.
    Quand est dite la vérité nue sur l'homme, Dieu apparaît toujours en filigrane. Je veux ici, une dernière fois, confesser la foi en l'homme et la foi en Dieu qui ont soulevé toute ma vie. Je le crois : du creuset de la mort, jaillit la résurrection.
    Les droits d'auteur de cet ouvrage sont versés à Asmae - Association Soeur Emmanuelle chargée de poursuivre son oeuvre humanitaire en France et dans les pays du Sud.

  • Nous sommes peu nombreux, quelques voix dispersées, à dénoncer le massacre du vivant.
    Il est grand temps que le cercle s'élargisse. L'urgence nous dicte aujourd'hui de vous livrer notre expérience de biologistes pour que vous puissiez juger de la situation : votre situation d'êtres humains bientôt incapables de léguer à leur descendance une planète en bonne santé. Peut-être même incapables de léguer la vie telle que nous la connaissons. Une vie immensément belle, mais infiniment plus rare et fragile que ce que nous croyons.
    Une vie agressée par les pollutions chimiques, génétiques, et par la disparition accélérée de milliers d'espèces. Une vie menacée par notre usage du monde. Nos sociétés, nos économies se sont développées à partir de l'axiome d'une Terre inépuisable, corvéable à merci. La Terre en avait vu d'autres... Seulement, il ne s'agit plus de problèmes d'hygiène ou de microbes, que la science est parvenue, grosso modo, à juguler - du moins dans les pays riches.
    Nous devons affronter l'épuisement des ressources naturelles (eau, pétrole, gaz, sols arables, forêts) et une transformation radicale des milieux et des êtres : une transformation peut-être irréversible. Alors, arrêtons de nous leurrer en imaginant que la science trouvera bien, un jour, une solution ! Car que font-ils, les scientifiques, notamment les biologistes ? Sont-ils à ce point aspirés par leurs microscopes et leurs éprouvettes qu'ils n'aient pas conscience de l'urgence ? Cette urgence, elle est nôtre, parce que nous sommes des amoureux de la vie.
    Cette urgence, nous voulons que vous la fassiez vôtre.

  • Daphné Sheldrick, celle qu'on surnommera « la mère des éléphants », voit le jour en juin 1934 dans une ferme de colons britanniques, au Kenya. Tout la prédestine à vivre au plus près de la nature, surtout son extraordinaire empathie envers les animaux. Mais rien n'annonce qu'elle se lancera à corps perdu dans la guerre contre les chasseurs d'ivoire, ni qu'elle consacrera sa vie aux bébés orphelins victimes du braconnage. Le récit de cette femme d'exception traverse le XXe siècle et rend compte des soubresauts de l'histoire : les guerres mondiales, la révolte mau-mau, l'indépendance kényane... Il nous fait surtout partager les secrets de sa relation privilégiée avec le monde sauvage, son amour des safaris, des nuits à la belle étoile, des longs affûts dans la savane, des expéditions au coeur de la vallée du Rift, et aussi ses sentiments pour un certain David Sheldrick, pionnier de la protection de la faune africaine. La vie de Daphné Sheldrick est un roman plein de chair, de passions et de violences, tel que Hollywood les affectionne. On murmure que Nicole Kidman s'emparera prochainement du rôle dans une adaptation du réalisateur Philip Noyce...

    Création Studio Flammarion En couverture : Daphné Sheldrick avec Aisha (Shmetty) © Daphné Sheldrick

  • « Le film est le type même de l'oeuvre qui réclame un style. »

    Pendant quarante ans, Robert Bresson a accordé nombre d'entretiens à la presse française et étrangère, à la radio et à la télévision. Ses réponses aux multiples questions, de toutes sortes, apportent d'importantes précisions sur ses films, son art et l'évolution de sa pensée. Et elles accompagnent, devancent, prolongent ses Notes sur le cinématographe.

    Interrogé par Yvonne Baby, François-Régis Bastide, Michel Ciment, Serge Daney, Pierre Desgraupes, Jean Douchet, Jean-Luc Godard, André Parinaud, Georges Sadoul, Roger Stéphane ou Serge Toubiana, entre autres, Robert Bresson parle avec passion, simplicité, détermination et humour de tous les éléments d'un film qui, savamment combinés, font du cinématographe un art à part entière. L'ouvrage est illustré de photos dont beaucoup sont inédites.


    Création Studio Flammarion. Couverture : Portrait de Robert Bresson pris par Hélène Jeanbrau durant le tournage du film Au hasard Balthazar, 1965. © Adagp, Paris 2013.4e de couverture : © Ministère de la Culture / Médiathèque du Patrimoine, Dist. RMN / Sam Lévin.

  • Autobiographie du nain issu d'une famille de la petite noblesse polonaise qui vécut dans les cours impériales et royales de l'Europe du XVIIIe siècle et qui fut à la fois célèbre pour ses difformités et sa conversation. Il raconte ses efforts pour gagner sa vie, sa vie amoureuse, ses succès dans les salons, etc.

  • Élever la diversité au rang de concept philosophique pour échapper à ce qu'a trop souvent de confus et d'idéologique le débat en cours, aussi bien en France qu'en Amérique du Nord : tel est l'objectif de ce livre, dont l'enjeu est bien de savoir "comment vivre ensemble avec nos différences" culturelles, religieuses, ethniques ou sexuées. Alain Renaut montre de quelle manière la notion de diversité, jusqu'ici peu précise, s'est construite sur fond de repentance de la conscience moderne à l'égard de l'assimilationnisme colonial. Questionnant un idéal républicain trop souvent enclin à identifier comme "meurtrière" toute valorisation de la diversité humaine, il renouvelle la discussion politique et éthique sur l'universalisme. L'exploration de ces paramètres complexes de la diversité que sont la culture et la sexualité ouvre ici sur un "humanisme de la diversité" réconciliant la représentation de l'autre comme un semblable et la perception du divers comme une richesse. Ni retour à un humanisme abstrait, ni culte d'une diversité fermée à l'universel. Dialoguant avec Édouard Glissant sur la créolisation des cultures ; discutant, chez Judith Butler notamment, les éloges les plus extrêmes du divers comme tel, Alain Renaut mène ici une enquête intellectuelle aussi claire que vigoureuse : "Jusqu'où le discours identitaire et celui de l'appartenance à une culture ou à un groupe quelconque peut-il se déployer au sein des démocraties modernes sans assigner aux individus des identités semblables à celles qui caractérisaient les sociétés traditionnelles et sans le risque d'un "ré-enracinement" en des lieux et en des histoires dont ils voudraient, en tant qu'individus, s'arracher ?"

  • Dès l'âge de neuf ans, après la mort de ses parents Georges et Maï Politzer, Michel Politzer a vu s'effacer la mémoire de son enfance. Qui furent ses parents ? Comment György, ce lycéen révolté qui participe à 16 ans le fusil à la main à la révolution des Conseils hongrois de 1919, devient-il Georges, un brillant agrégé de philosophie propulsé au centre de la vie intellectuelle parisienne ? Comment cet admirateur de Descartes rencontre-t-il ensuite sa future épouse, Maï, qui vénère Pascal, dans un train du pays basque ? Quelle fut la vie de ces deux militants communistes et résistants, dévorée par l'étude, l'action et la rédaction d'une oeuvre philosophique singulière ? Une vie qui valut à Georges de tomber sous les balles nazies en 1942, et à Maï de ne jamais revenir du camp d'Auschwitz.
    Grâce à quelques photos et à de rares témoignages qui lui ont permis de retrouver une partie de sa famille restée dans l'ombre, après un voyage dans la Hongrie natale de Georges, Michel Politzer recompose le portrait de ses parents, héros d'une génération d'intellectuels engagés. Son récit des origines est le fruit d'une bouleversante enquête.

  • Sorti en 2005, le film Le Cauchemar de Darwin accède immédiatement au statut de monument du cinéma documentaire. Il révèle un trafic monstrueux, sacrilège : les avions qui viennent chercher la perche du Nil, poisson abondamment pêché dans le Lac Victoria, arrivent en Tanzanie chargés d'armes destinées à «alimenter» les conflits locaux. L'obscénité du dépeçage de l'Afrique par les pays du Nord éclate au grand jour. Début 2006, une étude de François Garçon paraît dans la revue Les Temps modernes : Hubert Sauper, le réalisateur, aurait instruit uniquement à charge. Suit une polémique virulente qui décide plusieurs journaux à envoyer des reporters sur les lieux du tournage. Le caractère problématique de la démonstration du cinéaste se voit confirmé. Cet ouvrage nous offre un formidable décryptage de la puissance de l'image, allié à une réflexion politique et esthétique plus que jamais nécessaire. Tous les moyens seraient donc bons pour servir n'importe quelle cause supposée bonne ? Ce livre refuse ce bien curieux postulat et nous apporte une autre vision du fonctionnement de la globalisation dans cette région de l'Afrique, nettement plus complexe, moins cauchemardesque aussi.

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