Hamac

  • Noms fictifs

    Olivier Sylvestre

    Après dix années passées dans l'antre de la bête, un intervenant nous ouvre la porte de son centre de répit pour toxicomanes, avec sa sonnette stridente et sa vitre pare-balles, sa lasagne, ses larmes et ses espoirs fous, malgré tout. Au contact de multiples vies marquées par la rue, la consommation, l'abandon, Olivier nous entraîne dans leur univers déconstruit. Chronique fabriquée, mémoires imaginaires, impossibles chevauchées dans les rues de Montréal, ces récits sont ceux d'un intervenant à tout jamais transformé par les moments surréalistes qu'il a partagés avec ces êtres plus grands que nature, pendant un petit vingt-quatre-quarante-huit heures. Et de toutes les fois où il a reconnu une part de lui-même en eux.

  • Haïti est un joyau. Nous en avons pourtant une idée préconçue souvent liée au malheur et à la souffrance. S'il est vrai qu'Haïti a eu son lot d'épreuves avec, entre autres, le régime Duvalier et les catastrophes naturelles, elle est loin de ne se résumer qu'à la misère. C'est avec la verve et la poésie qu'on lui connaît que Rodney Saint-Éloi nous livre dans Passion Haïti un portrait de son pays d'origine qu'il voit fort, contrasté, riche et foisonnant.
    Dans ce carnet, on visite le pays à travers les yeux de quelqu'un qui le garde en lui malgré l'exil. On rencontre des personnages qui façonnent le visage d'une Haïti embrassant tant bien que mal ses propres contradictions et ses travers. On y découvre à la fois l'importance de la culture et les couleurs flamboyantes du créole, mais aussi le racisme qui sévit entre les citoyens et les inégalités qui rendent la politique complexe.

    Rodney Saint-Éloi est un poète, écrivain, essayiste et éditeur né à Cavaillon en Haïti en 1963. Il a étudié la littérature francophone à l'Université Laval. Son mémoire «Émergence de la poétique créole en Haïti» porte sur l'histoire de la langue créole. Il a fondé en Haïti la maison d'édition Mémoire, le magazine Cultura et la revue d'art et de littérature Boutures. Membre de l'Académie des lettres du Québec, il vit depuis 2001 à Montréal où il dirige les éditions Mémoire d'encrier.

  • La loi de la gravite

    Sylvestre Olivier

    Ça commence comme ça. Cette histoire-là. Le 3 septembre. Rentrée scolaire ordinaire à Presque-La-Ville... si ce n'était de la rencontre fulgurante entre Dom et Fred, deux êtres incandescents qui trouveront en l'autre un refuge contre le monde où la norme tue. Leur serment : traverser vers La Ville, à la fin de l'année, là où on peut être tout ce qu'on veut, semble-t-il. Mais le temps est encore long avant le mois de juin. Et le pont acceptera-t-il de les laisser passer ? La grande épopée d'un combat si commun, pour deux ados qui nous ressemblent étrangement, nos frères, nos enfants. Notre avenir.

    Olivier Sylvestre est né à Laval (Québec) en 1982. Auteur et traducteur, il détient un baccalauréat en criminologie de l'Université de Montréal et un diplôme d'écriture dramatique de l'École nationale de théâtre du Canada. Sa première pièce, La beauté du monde (Leméac) a remporté le Prix Gratien-Gélinas. Chez Hamac, il a publié noms fictifs (finaliste au Prix des libraires du Québec - catégorie roman, et aux Prix littéraires du Gouverneur général, lauréat du Prix du premier roman de Chambéry) et le désert. Sa pièce La loi de la gravité, traduite en anglais et en allemand, a fait l'objet de plusieurs productions en France, en Allemagne et au Québec, et d'une dizaine de mises en lecture. Il anime des ateliers d'écriture et fait de l'accompagnement dramaturgique.

  • Le desert

    Sylvestre Olivier

    Cet homme te parle, il te parle à toi, qui es là, de l'autre côté des pages, qui tiens sa vie entre tes mains. Il n'a plus les mots pour te raconter son récit halluciné, cette spirale de rêves et de réveils où chaque épisode est le recommencement du précédent, et dont seule une rencontre fulgurante pourrait y mettre fin. le désert est à la fois une lettre d'adieu et une soif de renaissance, l'ultime appel d'un homme qui tente de retrouver le chemin qui le sépare désormais de toi. Olivier Sylvestre nous livre ici son récit fondateur, puisé aux sources de la solitude humaine, et qui a donné naissance à tout ce qu'il a écrit ensuite.

    Olivier Sylvestre est né à Laval en 1982. Il est détenteur d'un baccalauréat en criminologie et d'un diplôme d'écriture dramatique de l'École nationale de théâtre du Canada. Auteur et traducteur, sa première pièce, La beauté du monde, a gagné le prix Gratien-Gélinas; elle a également été finaliste aux Prix littéraires du Gouverneur général, tout comme son recueil noms fictifs, publié chez Hamac en 2017, lequel a également été finaliste au Prix des libraires du Québec - catégorie roman. Sa pièce pour ados La loi de la gravité a remporté plusieurs prix en France et en Allemagne. Il anime des ateliers d'écriture et fait de l'accompagnement dramaturgique.

  • Prague

    Maude Veilleux

    « Le livre avait beau parler du couple ouvert au début, ce n'était plus tout à fait le sujet. Le sujet, c'était je-ne-sais-plus-trop-quoi. Le sujet, c'était mon angoisse à ne plus aimer quelqu'un qui m'avait sauvé, qui avait tout pour me plaire, qui m'aimait, que j'aimais. Ne plus aimer quelqu'un que j'aimais et aimer un autre, un imparfait, un inconnu. Ne plus aimer l'homme que je voulais aimer pour toujours. J'hésite à l'écrire : ne plus aimer l'homme que j'avais voulu aimer pour toujours. »
    Maude Veilleux est née en Beauce en 1987. Elle a publié plusieurs fanzines ainsi que deux recueils de poésie : Les choses de l'amour à marde et Last call les murènes aux Éditions de l'Écrou. Le vertige des insectes, publié chez Hamac, est son premier roman et a fait partie de la liste préliminaire du Prix des libraires du Québec. Elle vit et travaille à Montréal.

  • Un lac, situé dans une région isolée. Sur son rivage, dans la forêt environnante, à même son coeur liquide évoluent des êtres préoccupés, tourmentés, esseulés, tous attirés par ce plan d'eau. Parmi eux, une jeune femme endeuillée, des familles dissimulant un drame, un homme hanté par sa possible paternité, un enfant rêveur, des créatures évanescentes... Certains trouvent en ce lieu un soulagement, un exutoire ; d'autres y disparaissent, découvrant ainsi une façon de fuir leur mal-être. Invariablement, le lac agit en tant que révélateur de la psyché, de la quête de ces personnages fugitifs, rêveurs et mélancoliques.
    Marie-Claude Lapalme vit à Sherbrooke, où elle enseigne la littérature et le cinéma. Elle a publié des nouvelles et de la poésie dans diverses revues. Le bleu des rives est son premier livre.

  • Camillien houde

    Alexis Martin

    Voici une pièce de théâtre qui trace les contours d'une personnalité hors norme de l'histoire montréalaise, celle de Camillien Houde, qui fût maire de la ville pendant près de vingt ans. Personnalité tour à tour fanfaronne et tragique, Houde a laissé une marque indélébile sur la métropole francophone d'Amérique. Il représente la première génération d'hommes et de femmes issus des classes laborieuses qui ont réussi à se hisser aux plus hautes magistratures, apportant une sensibilité à la politique québécoise qui sera déterminante pour la suite de l'histoire, une affirmation tranquille que la joute ne peut plus et ne doit plus se dérouler dans des cénacles restreints. Personnage contesté et contestable, incarnation des nombreux déchirements qui caractérisent la mentalité canadienne-française, figure polarisante s'il en fût, Houde représente une facette importante de ce qu'a été, et demeure à certains égards, le récit politique montréalais et québécois.

    Alexis Martin est né à Montréal en 1964. Formé au conservatoire d'art dramatique et au département de philosophie de l'Université de Montréal, il a écrit plus de vingt-cinq pièces de théâtre et joué pendant près de trente ans sur les scènes montréalaises, au Québec et à l'étranger, en plus d'oeuvrer au cinéma et à la télévision comme acteur et scénariste. Il est codirecteur du Nouveau Théâtre Expérimental.

  • Nouveau systeme

    Leblanc-Poirier Dani

    Lorsqu'il apprend que Kikou, son ex petite amie, va mourir d'un cancer, la vie d'un jeune toxicomane est bouleversée jusqu'à son essence. Prisonnier d'un sentiment d'impuissance qu'il sublime en pulsions violentes et en culpabilité, le narrateur cherche à recoller les morceaux de son histoire, à partir de sa rencontre avec Kikou, en passant par leur vie commune dans un triangle amoureux jusqu'au désagrégement de leur histoire. Roman du ressenti, Nouveau système explore les thèmes du deuil et de la violence en nous lançant dans une montagne russe d'émotions à la fois magnifiques et douloureuses. Cette écriture de la relation cherche à colorer les moments sombres et insipides et à débusquer la beauté dans le quotidien.

    «Le trafic était triste. Il faisait complètement noir. Des voitures, dans tous les sens, circulaient comme des particules dans un accélérateur. On aurait dit que la soirée était sur fast-forward. J'ai traversé au parc Lafontaine, pour m'asseoir sur un banc. Je me sentais si seul. Je regardais l'hôpital. Kikou était de l'autre côté du mur. Elle n'était plus une danseuse ce soir-là. Elle était une manifestation d'amour que la situation venait de sacraliser.»

    Né en 1984 au Nouveau-Brunswick, Daniel Leblanc-Poirier est écrivain et auteur-compositeur. Il a publié trois recueils de poésie qui lui ont valu divers prix littéraires, dont le prix Félix-Leclerc de la poésie et le prix Zénob-Jean-Lafrenière du festival international de la poésie de Trois-Rivières. Son premier roman, Le cinquième corridor, a été finaliste au prix Antonine-Maillet ainsi qu'au prix Champlain. En marge des arts, il est technicien en génie civil.

  • Grosse

    Lynda Dion

    On dit qu'une image vaut mille mots. Huit dessins émergent du passé de la narratrice pour lui rappeler le drame jamais résolu de son corps tenu à la pointe d'un couteau. Trente ans plus tard, la ronde des régimes n'a rien changé à sa situation de femme aux prises avec l'obsession du corps parfait. Résultat: elle est devenue plus grosse que jamais. L'urgence de ne pas mourir la pousse dans ses derniers retranchements. Le corps est disséqué, dépecé, exposé sans pudeur, avec des mots qui dévoilent une vérité pas toujours belle à regarder. À cause de la honte qui étrangle. L'enfance, l'adolescence, le début de l'âge adulte. Les premières expériences sexuelles. Elle revisite son passé sans jamais détourner les yeux. Affronte le miroir déformant du regard des autres pour se donner le droit d'exister. Dans un duel ultime avec la mort.

    Lynda Dion écrit des livres sans pudeur dans lesquels elle aborde des sujets qui poussent au dévoilement. Sa vie est partagée entre l'écriture, l'enseignement et l'étude de l'objet littéraire. En plus de Grosse, elle a fait paraître chez Hamac La Dévorante, La Maîtresse et Monstera deliciosa.

  • After

    Forget Jean-Guy

    After, c'est le récit autofictionnel d'une passion qui se brûle à la vitesse d'un glissement de doigt sur l'écran d'un téléphone, d'une rupture arrivée trop tard et d'une relation polyamoureuse qui s'efface doucement. Les rencontres s'entremêlent à travers des partys redondants du Mile-End. Les intimités trébuchent, deviennent des «je t'aime», peu importe la langue, sans jamais vraiment parvenir à se fixer. L'écriture devient le refuge pour s'expliquer à soi-même, encore plus qu'aux autres, ce qui fait réellement mal lorsque l'on peut dire que l'on se situe «après» quelque chose. Présenté comme une série de souvenirs épars, After élève une voix disloquée en résistance face à ces relations dont on ne se remet jamais vraiment; il ne s'agit pas d'un deuil, mais de s'accepter fragile entre les blackouts et les amours qui disparaissent en cassant tout.
    Jean-Guy Forget est né à Montréal la journée du mariage de Michael Jackson et Lisa Marie Presley. Il passe son temps à saccager des micros-ouverts de poésie avec ses Goonies et à brailler quelque chose comme un mémoire de maîtrise. After est son premier roman.

  • Queues

    Giguere Nicolas

    À la fois charge contre les représentations stéréotypées et sclérosées de l'homosexualité, critique féroce de la communauté gaie - de ses institutions, de ses codes, de ses modes de vie - et plaidoyer pour une sexualité libérée des entraves de l'hétéronormativité, Queues raconte également le mal de vivre et le désespoir d'un homme qui ne se reconnaît pas dans la société et qui est à la recherche d'authenticité dans un monde où tout n'est que facticité et faux-fuyants. Écrit dans un style très direct, brut et empreint d'oralité, Queues est l'affirmation viscérale et politically incorrecte du désir d'un homme pour le corps d'autres hommes.
    Nicholas Giguère est doctorant à l'Université de Sherbrooke. Il a publié des textes dans Boulette, Cavale, Le Crachoir de Flaubert, Les Écrits, Le Pied et Moebius. Son recueil Marques déposées a été publié aux Éditions Fond'Tonne au printemps 2015. Queues est son premier livre publié chez Hamac.

  • Le propre du conte est de rendre vraisemblable ce qui ne l'est pas nécessairement. C'est peut-être aussi l'inverse. Jean-Pierre April l'a bien compris avec Méchantes menteries et vérités vraies, un recueil pour le moins savoureux et juste assez irrévérencieux, inspiré d'histoires et de personnages colorés ayant marqué l'imaginaire des Centricois (habitants du Centre-du-Québec). Odélide, jeune martyre canadienne, pardonne à celui qui veut la violer, un cultivateur ne parvient pas à dompter son premier tracteur et une putain refuse de quitter son bordel en flammes. Mais ce n'est pas tout : l'écrivain-conteur révèle enfin la vraie vérité sur le but refusé d'Alain Côté !
    April, natif de Rivière-du-Loup, ex-prof de littérature au cégep de Victoriaville, s'est fait connaître dans les années 1980, ici et en France, dans le domaine de l'anticipation sociale. À partir de 2006, avec Les Ensauvagés, il est allé vers une littérature plus réaliste en publiant six livres chez XYZ éditeur. Méchantes menteries et vérités vraies est son premier titre à paraître chez Hamac.

  • La meme blessure

    Emmanuel Bouchard

    La vie d'Antoine Beaupré est remplie de frustra­tions. La plus grande provient de son amour impossible pour Rose, sa belle-soeur. D'Arvida à Québec, cet être tourmenté et imprévisible traîne cette blessure affective comme un misérable.
    Avec La même blessure, Emmanuel Bouchard signe un roman à l'atmosphère tendue dont le récit, solidement campé dans le milieu ouvrier du Québec des années 1940 à 1960, est porté par un personnage principal qui a la capacité de marquer les esprits.
    Emmanuel Bouchard a fait paraître, chez Hamac, un recueil de nouvelles (Au passage, 2008) et un roman (Depuis les cendres, 2011). Il enseigne la littérature au cégep de Sainte-Foy.

  • Making-of

    Claire Legendre

    Bastien Salamandre, jeune journaliste français, est envoyé à New York pour interviewer Caïn Shoeshine, un cinéaste indépendant aussi dangereux que fascinant. Lorsqu'il parvient à le rencontrer, c'est pour tomber dans une sorte de chaos, une tanière d'ogre remplie de femmes et d'alcool, mais surtout, imprégnée du mystère de la création, avec ses secrets et ses terreurs gravés sur pellicule.
    Claire Legendre est originaire de Nice en France. Elle a vécu à Rome et à Prague avant de s'établir à Montréal où elle est professeure de création littéraire à l'Université de Montréal depuis 2011. Elle a publié une dizaine de livres, de l'autofiction au roman noir, dont Viande, Vérité et amour, La méthode Stanislavski, L'écorchée vive et Le nénuphar et l'araignée. Making-of est son premier roman, déjà paru en France en 1998.

  • Martel en tete

    Eric Simard

    Martel en tête met en scène la quête d'amour, de liberté et de dignité que poursuit inlassablement, voire obsessivement, une femme à qui la vie a tout refusé dès la naissance et qui, à son tour, finit par tout refuser. Cette femme sans réelle identité vivra néanmoins un destin hors de l'ordinaire qu'elle assumera impitoyablement jusqu'au bout, celui de la folie, tantôt douce, tantôt meurtrière. Un roman certes dur, cru et sans concession, mais touchant dans sa vérité criante.

    Trente-deux ans. J'ai mis ma plus belle robe. Il fait beau. C'est l'été. Tout le monde de la Terre s'est réuni dans un grand jardin fleuri. Ils n'attendent que moi. On a dressé un buffet qui donne sur l'infini. Le champagne est prêt à couler à flots dans les coupes. À mon arrivée, il est prévu qu'une musique jouera en mon honneur pour ouvrir le bal. Je danserai comme une libellule. Tous les yeux seront rivés sur moi. Je serai le centre de l'univers. Tous seront à mes pieds pour me cajoler. Une fois que je serai là, je ne dépendrai plus de personne. Je serai libre. Je pourrai faire ce que je veux. Courir dans les champs, cueillir des fleurs et tuer des animaux.

    Éric Simard oeuvre dans le milieu littéraire depuis plus de 25 ans. Il est à la fois éditeur, libraire et auteur. Outre Martel en tête, il a trois autres publications à son actif: Le Mouvement naturel des choses, Cher Émile et Être.

  • Sous la forme d'une série d'entrevues, qui devient rapidement une quête personnelle, le narrateur de Splendeurs et misères de l'homme occidental cherche à comprendre pourquoi les hommes de plus de cinquante ans qui l'entourent, mariés et pères de famille, se sont sentis, avec les années, dépossédés de leur territoire intime au point d'avoir peur de leur femme. Le sujet est certes provocateur, mais il faut aussi voir ce roman comme étant une réflexion sensible sur le couple et le temps qui passe.
    Pierre Gobeil est né en 1953. Après des études littéraires, il a publié plusieurs romans, dont La Mort de Marlon Brando et Dessins et cartes du territoire, pour lequel il a reçu le Grand Prix du livre de Montréal en 1993. Après L'Hiver à Cape Cod, Splendeurs et misères de l'homme occidental est son deuxième livre à paraître dans la collection Hamac.

  • À travers ses aventures en Islande, Valérie Harvey a tenté de comprendre ce pays de glaciers, de volcans et de sagas mythiques. Dans ce livre, elle nous fait découvrir les paysages magnifiques de cette île de glace, puis nous partage ses connaissances de la géographie, de l'histoire et de la culture de la société islandaise.
    «Lorsqu'on visite le Cercle d'or, on passe quelques heures sur des lieux chargés de mémoire. Ces terres qui fument l'eau, la crachent, la roulent, la font bouillir fascinent l'oeil et l'imaginaire. On y admire la puissance de la planète à la fois lente, par ses glaciers et la tectonique des plaques, puis rapide, par ses chutes, ses volcans et ses geysers.»
    Valérie Harvey est originaire de Charlevoix. Elle a vécu au Japon avant de devenir mère et de repartir avec sa famille découvrir une autre île: l'Islande. Elle collabore comme sociologue à la table des humanistes sur ICI Radio-Canada Première. Elle est également chanteuse dans le duo Yume et prépare une thèse en sociologie sur les pères québécois.

  • Réagissant aux propositions culturelles qu'elle croise, réfléchissant aux choix qu'elle fait, mais aussi aux aléas de son parcours, Catherine Voyer-Léger offre de courts textes où l'intime est fait d'expériences partagées. Explorant des sujets comme le rapport au corps, la puissance du théâtre ou les différents visages du désir, la chroniqueuse visite Port-au-Prince ou évoque son enfance, toujours dans l'espoir de développer une réflexion sensible sur son monde. Ce livre est le témoin d'une pensée foisonnante et éclatée: l'auteure revendique des chemins de désir qui naissent au milieu du désordre de toute vie en mouvement.
    «Je revenais à la maison heurtée. Usual suspect: on ne voulait pas jouer avec moi. On ne me prenait pas dans les équipes de sport. On riait de mes goûts. On riait de mon linge qui ne ressemblait à rien ni personne. On me trouvait grosse. On me trouvait laide. On riait de mon lunch. [...] Histoire, au moins, d'avoir des desserts comme tout le monde, j'ai milité pour les gâteaux Vachon. J'ai fini par gagner. Je confirme qu'avoir des gâteaux Vachon dans son lunch ne change rien pour se faire des amis...»
    Catherine Voyer-Léger a publié le recueil de chroniques Détails et dédales (Hamac) et l'essai Métier critique (Septentrion). Elle collabore à plusieurs périodiques et projets collectifs et tient une chronique mensuelle au Journal de Montréal. Elle poursuit un projet d'écriture en ligne baptisé corps dedans/dehors (dedans-dehors.ca).

  • La mort imminente de Thérèse fait remonter à la surface les dommages collatéraux des aléas de l'enfance des membres de la famille Combal. L'onde de choc, peu visible en apparence, fait pourtant son oeuvre.
    L'auteure multiplie les points de vue narratifs pour brosser un portrait tout en nuances de cette fratrie à l'équilibre précaire. La traduction d'Hélène Rioux épouse avec justesse le rythme particulier propre à l'écriture de la poétesse Sina Queyras qui, avec Autobiographie de l'enfance, offre un roman empreint de lucidité et de compassion.
    «L'histoire de l'enfance commence, bien sûr, par l'enfance. Cette enfance-là. Celle qu'elle ne cesse de revivre, celle qu'elle n'a jamais vraiment quittée. Ce n'est pas une enfance fantastique, elle n'a rien d'extraordinaire, rien de spectaculaire, vous n'y trouverez pas de conversations intellectuelles échangées en mangeant du macaroni au fromage, mais c'est quand même une histoire.»
    Sina Queyras est née dans l'Ouest canadien et a vécu à Vancouver, Toronto, New York et Philadelphie avant de se poser à Montréal, où elle enseigne la littérature à l'Université Concordia. Issue du monde de la poésie, Sina Queyras signe ici son premier roman.

  • Une fille louche rassemble des textes du blogue du même nom, tous publiés entre 2006 et 2015. L'auteure a commencé ce journal virtuel à la suite d'une rupture amoureuse particulièrement éprouvante.

    Dans ce carnet, on la suit tout au long de la vingtaine, alors qu'elle tente de survivre au passage à l'âge adulte, à la dépression chronique, aux peines d'amour, aux relations qui vont et viennent, aux idées noires et aux paradoxes de la vie et de sa propre tête. Elle partage également des moments d'extase, de questionnements existentiels et de tendres banalités. À travers une écriture parfois poétique, mais toujours authentique, elle se livre avec une pointe d'humour et beaucoup d'émotions.
    Sylvianne Blanchette est née à Québec en 1985 et a grandi à Edmundston, au Nouveau-Brunswick. Elle a obtenu un certificat en création littéraire de l'Université Laval. Libraire pendant sept ans, elle est maintenant toiletteuse pour animaux. Elle vit de lecture, de petites portions d'écriture et de trop grandes rations de sommeil.

  • Qui a besoin d'un guide de politesse? Pas vous. Mais peut-être votre voisine bruyante, votre collègue envahissant ou cet usager du métro qui prend beaucoup de place. Parce que ce n'est jamais nous qui manquons de savoir-vivre. À moins que...
    Stéphanie Neveu, Montréalaise de naissance, et Laurent Turcot, originaire de Québec, s'amusent à décortiquer avec humour une journée typique dans la métropole québécoise. Cette compilation irrévérencieuse des manières de vivre et d'agir pourrait bien faire mouche.

    «Basé sur de réelles anecdotes de l'entourage des auteurs, Vivre et survivre à Montréal au 21e siècle vous fera rire, certes, mais vous remplira aussi de fierté. Parce qu'aussi malcommode qu'elle peut parfois paraitre, Montréal, c'est notre ville à nous et nous ne l'échangerions pour rien au monde.»
    - Extrait de la préface d'Alexandre Taillefer

    Diplômée en communications profil journalisme à l'UQAM, Stéphanie Neveu a touché à tout, que ce soit dans l'édition, les relations de presse, la chronique musicale et les télécommunications. Longtemps, elle a tenu un blogue sous le nom de Fanny Ardente, mais, à la rencontre de Laurent, sa folle vie onirique a basculé dans la vie rêvée des gens heureux.
    Laurent Turcot est titulaire de la Chaire de recherche du Canada en histoire des loisirs et des divertissements. Professeur en histoire à l'UQTR, il a été consultant historique sur le jeu d'Ubisoft Assassin's Creed Unity qui se déroule à Paris pendant la Révolution française.

  • Deterrer les os

    Demeule Fanie

    Déterrer les os est une plongée en huis clos entre la narratrice et son corps fautif, ce corps qui déborde et réclame toujours davantage et qu'elle tente de rejeter. Ce corps qui est en fait un scaphandre, une cage qu'il faut détruire en secret.
    « En classe, je me révèle capable d'une concentration jamais rencontrée. Pour la première fois de ma vie, je me sens d'une extrême intelligence. Je m'inscris au gym, où je me transforme en guerrière. J'entreprends deux heures de machines elliptiques et une heure de musculation par jour. Je me permets une clémentine supplémentaire après l'effort. Dans ma tête comme dans mon ventre, un vide grandit, un vide sédatif et délectable. Plus rien ne vient déranger mon esprit. Les désirs meurent en même temps que la faim. C'est la grande paix qui commence. Tout se simplifie. De semaine en semaine, je retourne au fond des choses. »
    Fanie Demeule est née en 1990 à Longueuil, où elle vit encore. Détentrice d'un diplôme de maîtrise en recherche et création littéraire de l'Université de Montréal, elle poursuit un doctorat en études littéraires à l'UQAM. Elle collabore à plusieurs publications, dont la plateforme Pop-en-Stock et le magazine Spirale. Déterrer les os est son premier roman.

  • À 29 ans, écoeurée de sa vie en général et même d'elle-même, Véronique Daudelin part en Inde pour quatre mois en espérant que ce voyage changera sa vie. Ce ne sera pas aussi simple. Au coeur d'une crise existentielle assumée, la narratrice cherche «tout»: qui elle est, sa place dans le monde et un sens à son existence. Rien de moins. Elle cherche des indices non seulement à travers le yoga et la méditation, mais aussi à travers les «personnages» qu'elle croise en route: des réfugiés tibétains, un itinérant, un mort, un chien... De la traversée de l'Himalaya à un mariage indien en passant par un rituel chamanique, la voyageuse pose sur elle-même un regard toujours lucide. Son récit, honnête et authentique, est à la fois profond et rempli d'humour. L'Inde n'y est en rien idéalisée. La quête spirituelle non plus.

    Véronique Daudelin est diplômée du Conservatoire d'art dramatique de Québec (2003). Elle a travaillé comme comédienne pour diverses productions théâtrales, pour la télé et pour le Cirque du Soleil. En 2016, elle a également coanimé l'émission Azimut, diffusée sur Évasion. Elle habite à Montréal.

  • Histoires centricoises

    Jean-Pierre April

    Au Centre-du-Québec, des enfants connaissent des expériences déterminantes sur plusieurs aspects de la vie. En 1948, Pierrot assiste aux funérailles de sa grand-mère; il l'accompagne dans un «escalator d'or» qui les conduira au ciel. À Drummondville, en 1959, un écolier soupçonne son père d'avoir une relation sexuelle avec une mineure. En septembre 2001, un jeunot découvre l'effondrement du World Trade Center, dont chaque étage contient autant de gens que son village. En 2048, dans une forêt artificielle, un adulescent tente d'échapper à l'emprise de son père qui avait engagé plusieurs «mères professionnelles» pour l'élever. Des adultes vivent une sexualité tragique ou réjouissante. Un professeur de danse espionne des femmes qui se déshabillent. Un homme revoit sa première amoureuse; il l'avait abandonnée à la suite du grave accident qui l'avait handicapée. En pleine nature, un couple se livre à des ébats torrides avant de se quitter amicalement.
    Jean-Pierre April, originaire de Rivière-du-Loup, est un ancien professeur de littérature au Cégep de Victoriaville. Il touche à divers genres pour ses publications: romans, nouvelles, essais, contes et slams. Après des romans d'anticipation sociale publiés dans les années 1980 et 1990, l'auteur explore aujourd'hui des facettes plus réalistes qui concernent sa région d'adoption, le Centre-du-Québec.

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