Libretto

  • À l'épreuve du Grand Nord, un jeune chien-loup apprend à survivre dans ce paysage glacé et sauvage. Il sera recueilli par des Indiens qui lui donneront son nom : Croc-Blanc. Il découvre auprès de ces hommes la chaleur et la quiétude mais aussi le goût du sang. Racheté par un homme blanc sans foi ni loi, il deviendra chien de combat et découvrira un sentiment inconnu de lui jusqu'alors : la haine. Texte mythique et universel paru en 1906, Croc-Blanc est ici à redécouvrir dans la traduction inédite de Stéphane Roques qui dépoussière les dialogues dans une langue beaucoup plus nerveuse. Né en 1876 à San Francisco, Jack London connaît le succès après des années de pauvreté, de vagabondage et d'aventures. Il nous a laissé une oeuvre prolifique publiée entre 1900 et 1917 dont les fameux Martin Eden ou L'Appel sauvage avant de s'éteindre en 1916.

  • Moby Dick, c´est la monstrueuse baleine blanche, l´incarnation du Mal, cette figure de l´obsession et du double qui, des profondeurs glacées, accompagne le capitaine Achab habitué en surface aux combats titanesques des océans. Moby Dick est ce chef-d´oeuvre total que tout le monde peut lire comme le plus formidable des romans d´aventures ; la quête aussi d´une humanité embarquée de force à bord d´une histoire qui reste pour elle un mystère...

    « Lire Moby Dick ? Ce n´est pas seulement faire provision d´embruns et de bourlingue. C´est se frotter au roman le plus mythique des lettres américaines. » André Clavel. Lire « L´un des mythes les plus bouleversants qu´on ait imaginés sur le combat de l´homme contre le mal. » Albert Camus Texte français et postface d'Armel Guerne Né le 1er août 1819 à New York, orphelin de père à treize ans, Herman Melville a beaucoup bourlingué. Cet écrivain immense, non reconnu de son vivant, s´est éteint à New York en septembre 1891. Il ne s´était alors trouvé qu´un seul journal pour lui consacrer une notice nécrologique de trois ou quatre lignes. La renommée l´a depuis rattrapé. Il est considéré comme l´une des plus grandes figures de la littérature mondiale.

  • Préface de Francis Lacassin Injustement condamné et confiné dans l´espace le plus surveillé d´une prison, Darrell Standing, sorte d´alter ego de London (lui-même incarcéré en 1894), va réussir l´exploit de s´évader ! Il le fait magistralement en revivant par la pensée ce que furent ses vies antérieures : naufragé sur une île déserte, légionnaire en Palestine, viking à bord d´un vaisseau guerrier, gamin assistant au massacre d´une caravane de pionniers ou même époux d´une princesse coréenne... Des situations radicales où le héros témoigne de la folie des hommes et où London, une nouvelle fois, dans une fable toute de bruit et de fureur, véritable cathédrale dédiée à l´Imaginaire et à la Justice, donne la mesure d´un talent hors-norme.

    /> « Son dernier acte de militant socialiste, son dernier grand roman, l´un de ses chefs-d'oeuvre avec Martin Eden [...] son testament littéraire et philosophique. » Francis Lacassin John Griffith Chaney, dit Jack London, est né en 1876 à San Francisco et connaît une enfance misérable qui le mène, dès quinze ans, à une vie d´errance. Marin, blanchisseur, ouvrier dans une conserverie de saumon, pilleur d´huîtres, chasseur de phoques avant de devenir vagabond et de connaître la prison, il accumule les expériences et adhère au Socialist Labor Party en avril 1896. La ruée vers l´or du Klondike en 1897 le compte parmi les aventuriers, mais il sera rapatrié atteint du scorbut sans avoir fait fortune. C´est pourtant dans le Grand Nord canadien qu´il trouve ses premières sources d´inspiration et que, la mémoire pleine de souvenirs épiques, il se lance dans l´écriture en rédigeant des nouvelles pour les grands magazines. Le Fils du Loup, son premier recueil de nouvelles, paraît en 1900. Le véritable succès arrive pourtant avec L´Appel sauvage (aussi appelé L´Appel de la forêt) en 1903. Croc-Blanc sort en 1905 et sera de nouveau un énorme succès d´édition. Repris par sa soif d´aventures, désormais financièrement à l´aise, Jack London fait construire un bateau ultramoderne, le Snark, et entreprend à son bord un voyage autour du monde. Malade, obligé de s´arrêter en Australie en 1908, il rentre en Amérique sans avoir réalisé son projet et s´occupe alors de son ranch tout en continuant à militer. Atteint de maladies multiples, buvant trop, sa santé déclinant, il séjourne plusieurs mois à Hawaii et décède le 22 novembre 1916 à l´âge de quarante ans.

  • Le livre « Je souffrais de ce que je ne me sentais jamais assez près de ma femme. J´avais beau la tenir dans mes bras, la serrer sur ma poitrine à l´écraser, son corps était toujours un corps à côté de mon corps, son cerveau, un cerveau à côté de mon cerveau, son coeur, un coeur à côté de mon coeur. Et cela ne laissait pas de m´étonner. Ne pas pouvoir être un avec ce qu´on aime ! » La boîte en os, métaphore du crâne humain, est le dernier obstacle entre John et Margaret, sa femme. Histoire d´amour fou, quête désespérée de l´impossible fusion, jamais l´union d´Éros et de Thanatos ne fut plus absolument consommée que dans ce court roman écrit en 1931 et considéré par Jean Cocteau comme l´une des productions les plus inouïes de ce siècle.


    « Un récit incomparable. » Le Monde L'auteur Née en 1904, Antoinette Peské, fille d´un peintre, composait déjà d´étonnants poèmes à l'âge de huit ans. Cette vocation précoce se cristallisera dans deux romans, La Boîte en os et Ici le chemin se perd (écrit en collaboration avec son mari Pierre Marty sous le nom de plume Peské-Marty), qui fédéreront autour d´eux les plus grandes admirations (Jean Cocteau, Pierre Mac Orlan, Félix Fénéon). Antoinette Peské est morte en 1985.

  • Reconstitution sensible, sous la forme de sept textes, de la vie de Frida Kahlo (1907-1954), figure mythique de l'art du siècle dernier. Sept chapitres, où l'on croise Diego Rivera bien sûr, mais aussi la photographe-portraitiste Gisèle Freund mais encore Léon Trotski dont elle a été la maîtresse lorsqu'il vécut son exil au Mexique.
    Récit subjectif plein de sensibilité, la vie de Frida Kahlo est ici vue par Gérard de Cortanze à l'aune d'événements ou de rencontres qui ont marqués son existence et imprégnés sa création.

  • Un homme, parti de Pologne, traverse la Sibérie et ses camps, le Kamtchatka sauvage et achève son périple parmi des chasseurs de phoques ivres, sanguinaires et déments sur la côte de l´Alaska. Ailleurs, Fred Churchill risque sa vie pour rapporter un sac dont il ignore le contenu. Plus loin, un juge navigue sur un fleuve gelé dans un esquif de fortune après avoir condamné un criminel à suivre la même route mortelle. Un orpailleur, enfin, dans des conditions extrêmes, n´a plus qu´une allumette pour lancer le feu qui devra le sauver... Constitué de sept histoires, ce recueil, portant le titre de l´une des nouvelles les plus fameuses de London, est une étonnante évocation du courage et de l´énergie propres aux aventuriers du Grand Nord.
    Une magnifique leçon pour ne pas oublier que, dans ces contrées, il ne faut jamais voyager seul...


    Préface de Kenneth White Né en 1876 à San Francisco, Jack London connaît le succès après des années de pauvreté, de vagabondage et d´aventures. Auteur prolifique, ses nouvelles et ses romans sont souvent des récits de voyage où la nature représente un idéal de pureté face à l´injustice de la société. À sa mort, en 1916, il laisse une cinquantaine d´ouvrages parmi lesquels L'Appel de la forêt (1903) et Croc-Blanc (1906).

  • « ... je partage l'humanité en deux catégories fondamentalement différentes : une poignée de gens qui savent ce qu'il en est des réalités et l'énorme majorité qui ne sait pas. » Retranché dans sa citadelle dominant la plaine, le grand maître Hassan Ibn Sabbâh mène, à la fin du XIe siècle, une guerre sainte en Iran. Il n´a que peu de soldats et seuls ses proches le connaissent intimement. Parti de presque rien, sans armée, sans terre et sans guère d´appuis à la cour, il dominera le monde. Des hommes seront prêts à mourir pour lui avec le sourire aux lèvres. Des foules entières se prosterneront sans combattre. Un millénaire plus tard, la manipulation des masses, telle qu´il la pratiqua, continue d´ébranler les empires modernes. Mélange d´aventures et de philosophie politique, Alamut n´évoque la violence des complots d´alors que pour mieux renvoyer aux problèmes cruciaux des civilisations modernes.

  • Illustrations d'Alphonse de Neuville et de Paul Gavarni Au hasard d'une soirée, Armand Duval, riche bourgeois de la haute société parisienne, s'éprend de celle dont il ne faut pas : Marguerite Gautier, courtisane de son état. Si la société de l'époque admet que l'on puisse entretenir une telle liaison, tomber amoureux relève de l'interdit. Et pourtant... C'est à un inconnu compatissant, pour qui la jeune femme est un objet de rêverie et peut-être de fantasme, qu'Armand Duval racontera cet amour interdit fait de passions, de jalousies et d'instants de véritable bonheur. Mais comme le chemin de l'amour est semé d'embûches, alors que la belle Marguerite succombe aux sentiments d'Armand, elle tombe malade et finira par être emportée par la tuberculose. Chef-d'oeuvre transposé par son auteur lui-même au théâtre et par Giuseppe Verdi à l'opéra, ce roman a été adapté à de multiples reprises pour le cinéma et la télévision. Alexandre Dumas fils (1824-1895) a connu un immense succès pendant toute la seconde moitié du XIXe siècle, essentiellement pour ses pièces de théâtre qui ont fort mal résisté au temps. Subsiste un chef-d'oeuvre, La Dame aux camélias, roman paru en 1848 et qui peut être considéré comme autobiographique dans la mesure où il dépeint fidèlement la relation qu'entretenu l'auteur avec Marie Duplessis.

  • Non, la retraite ce n´est pas le début de la fin ! Au contraire c´est le début d´une vie enfin libre. Elle est dans le mouvement, l´action, la plénitude. L´occasion rêvée de réaliser des projets longtemps différés, d´être créatif et citoyen.

    La Vie commence à soixante ans est  une invitation à suivre le chemin du temps retrouvé, pour soi, et pour les autres.

  • La route du jeune Jack London est celle qu´il partagea en 1893-1894, à dix-huit ans, avec les vagabonds du rail en parcourant 20 000 kilomètres d´un pays ravagé par la crise ! C´est cette route libre qui va pour une bonne part le révéler à lui-même et permettre le formidable écrivain qu´il devint ; un homme fascinant de force et de faiblesses qui devait ensuite, sa vie durant, « brûler le dur » et voyager. Cette route, c´est également le premier témoignage d´importance sur le vagabondage aux États-Unis, véritable document ethnographique et sociologique autant que récit d´aventures. Kerouac ne s´y trompa pas en intitulant son propre chef-d´oeuvre Sur la route en hommage à un homme étonnant de paradoxes et qui fut à la source de notre modernité.


    Postface de Jean-François Duval Né en 1876 à San Francisco, Jack London connaît le succès après des années de pauvreté, de vagabondage et d´aventures. Auteur prolifique, ses nouvelles et ses romans sont souvent des récits de voyage où la nature représente un idéal de pureté face à l´injustice de la société. À sa mort, en 1916, il laisse une cinquantaine d´ouvrages parmi lesquels L'Appel de la forêt (1903) et Croc-Blanc (1906).

  • « Buck ne lisait pas les journaux, sinon il aurait su que cela risquait de barder, pas seulement pour lui, mais pour tous les chiens de la côte, à forte musculature et à longs poils chauds, du détroit de Puget à San Diego. Des hommes, qui cherchaient à l´aveuglette dans les ténèbres arctiques, avaient découvert un métal jaune, et des compagnies de paquebots et de navigation claironnaient la trouvaille : voilà pourquoi des milliers d´êtres humains se ruaient vers les terres du Nord. Or ces hommes voulaient des chiens... » L´Appel sauvage, plus connu sous le titre de L´Appel de la Forêt, est non seulement le livre le plus emblématique de London sur le Grand Nord, mais bien davantage encore : par delà l´aventure du chien Buck, entraîné dans la terrifiante ruée vers l´or du Klondike en 1897, rudoyé et humilié par la chiennerie humaine, c´est un extraordinaire hymne à la gloire - ambigüe - du monde sauvage.


    Préface de Michel Le Bris Né en 1876 à San Francisco, Jack London connaît le succès après des années de pauvreté, de vagabondage et d´aventures. Auteur prolifique, ses nouvelles et ses romans sont souvent des récits de voyage où la nature représente un idéal de pureté face à l´injustice de la société. À sa mort, en 1916, il laisse une cinquantaine d´ouvrages parmi lesquels L'Appel de la forêt (1903) et Croc-Blanc (1906).

  • Durant l´été 1902, Jack London descend au coeur des ténèbres de l´empire le plus puissant de la planète pour y vivre le quotidien des pauvres de l´East End de Londres. Le récit qu´il en rapporte est effrayant. Faim, alcoolisme, violence, maladie et survie sont le quotidien de ces prolétaires que le mécanisme même de charité maintient dans la misère. Une famille, dans une pièce, déplace le cadavre d´un nouveau-né afin de faire de la place aux vivants. Ailleurs, une mère vend des bonbons triés par son fils tuberculeux. Dans cette expérience digne de Dante, London fait ce que Stevenson rêvait de faire, non pas un témoignage, mais une immersion dans un monde où les hommes ont perdu jusqu´à l´idée de révolte...

    « On m´a reproché d´avoir brossé de Londres un tableau noirci à souhait. Je crois cependant avoir été assez indulgent. » Jack London Avant-propos de Noël Mauberret Né en 1876 à San Francisco, Jack London connaît le succès après des années de pauvreté, de vagabondage et d´aventures. Auteur prolifique, ses nouvelles et ses romans sont souvent des récits de voyage où la nature représente un idéal de pureté face à l´injustice de la société. À sa mort, en 1916, il laisse une cinquantaine d´ouvrages parmi lesquels L'Appel de la forêt (1903) et Croc-Blanc (1906).

  • Les immémoriaux

    Victor Segalen


    Les Immémoriaux, ce sont les Tahitiens qui ont trahi, en les oubliant, leurs dieux et leurs coutumes. L'arrivée des Européens à la fin du XVIIIe siècle a violemment mis un terme à une culture restée jusque-là intacte.
    Mais Paofaï, le dernier païen, ne s'avoue pas vaincu et part à la recherche d'une écriture capable de sauvegarder les « gestes qui ne doivent pas mourir ».
    Ce premier livre de Victor Segalen est soigneusement documenté sur la culture polynésienne. Empreint de poésie et de sensualité, il fait écho aux rapports complexes qu'entretiennent nos sociétés contemporaines à l'idée de civilisation.

  • En Europe, alors que le XVIIIe siècle expire en de multiples convulsions, l´explorateur écossais Mungo Park découvre en Afrique le royaume de Ségou, où la folie humaine s´exprime avec une simplicité biblique...

    T. C. Boyle rassemble dans ce roman culte toutes les formes de la fiction, du conte libertin au roman noir américain.

  • Le livre Sise au fin fond de la forêt, une cabane en rondins abrite deux êtres hallucinés : un colosse marqué par la folie et son fils. Orphelin de mère livré à lui-même, nourri dans ses premiers jours avec le lait d´une hérissonne trouvée morte, ce dernier se retrouve adulte devant un juge silencieux pour avouer des actes inqualifiables. Son témoignage l´amènera à révéler peu à peu, en toute ingénuité et dans une langue unique, l´incroyable histoire de sa vie comme le destin tragique de son père.
      L'auteur Né en 1960 à Drummondville, au Québec, Jean-François Beauchemin travaille d´abord comme rédacteur puis comme réalisateur à Radio-Canada, avant de publier des romans. En 2004 paraît Le Jour des corneilles, récompensé par le prix France-Québec. La même année, il est terrassé par une violente maladie qui le plonge dans le coma. À la suite de ce face-à-face avec la mort, il écrit La Fabrication de l´aube (prix des Libraires 2007 au Québec), récit autobiographique dans lequel il raconte ce qu´il considère comme une résurrection et sa conversion spirituelle.

  • Tout à la fois histoire d´amour, récit d´aventures apocalyptiques et roman d´anticipation politique, salué par Trotski, apprécié de Lénine et célébré par Anatole France, Le Talon de fer annonçait dès 1908 une dictature d´un genre nouveau. La narratrice en fuite, fille de bonne famille que rien ne prédisposait à la colère, raconte sa rencontre avec l´homme qui devait devenir son mari, sa disparition, et ce qu´il advint dans un monde « civilisé » de leurs formidables rêves à vouloir changer l´ordre des choses...

    « Et s´il ne fallait lire, aujourd´hui, expressément, qu´un seul livre de cet homme au coeur trop grand pour une seule vie, ce serait Le Talon de fer... » Martine Laval. Télérama « Un classique de la révolte. » Francis Lacassin Préface de Raymond Jean / Avec une lettre de Léon Trotski Né en 1876 à San Francisco, Jack London connaît le succès après des années de pauvreté, de vagabondage et d´aventures. Auteur prolifique, ses nouvelles et ses romans sont souvent des récits de voyage où la nature représente un idéal de pureté face à l´injustice de la société. À sa mort, en 1916, il laisse une cinquantaine d´ouvrages parmi lesquels L'Appel de la forêt (1903) et Croc-Blanc (1906).

  • L´homme est jeune, de bonne famille, et ne connaît rien de la vie. Un jour de brume, dans une baie paisible, son navire est éventré par un ferry et lui-même, quasi noyé, se réveille sur un phoquier en route vers le Japon. Un monde de mutineries, de tempêtes et de chasse s´ouvre à lui. Le capitaine, colosse entouré de marins embarqués de force, est un homme au pouvoir absolu qui insulte le cadavre de son second, mort de trop d´alcool. Immense et cynique, Larsen est bien le « Loup des mers » ; celui qui, entre deux horreurs, sera pour le novice un maître sans pareil...
    Paru en 1904, Le Loup des mers fut reconnu d´emblée comme un chef-d´oeuvre.


    Préface de Jean-François Deniau de l´Académie française Né en 1876 à San Francisco, Jack London connaît le succès après des années de pauvreté, de vagabondage et d´aventures. Auteur prolifique, ses nouvelles et ses romans sont souvent des récits de voyage où la nature représente un idéal de pureté face à l´injustice de la société. À sa mort, en 1916, il laisse une cinquantaine d´ouvrages parmi lesquels L'Appel de la forêt (1903) et Croc-Blanc (1906).

  • - Nasr Eddin, peux-tu me prêter ta corde à linge ? vient lui demander un autre de ses voisins. Ma femme va faire une grande lessive.


    - Tu n´as vraiment pas de chance, répond le Hodja sans même lui jeter un regard. Je viens juste de m´en servir pour mettre à sécher de la farine.


    - Par Allah ! Tu prétends faire sécher de la farine sur une corde à linge ? Et tu veux que je te croie ?


    - Tu n´es qu´un ignorant. Tu ne sais pas encore que lorsqu´on n´a pas envie de prêter sa corde à linge, on est capable de faire sécher n´importe quoi dessus ?


    Ou comment de l´absurde faire surgir la vérité, tirer du rire le plus sûr des enseignements et libérer par l´idiot la parole de tous... Forte de plus de cinq cents fabliaux composés entre les XIIIe et XVe siècles et mettant en scène le maître Nasr Eddin, cette édition est le fruit de vingt ans de travail : un classique à garder à portée de la main.


    Édition établie par Jean-Louis Maunoury

  • Ils sont quatre : quatre aventuriers plus ou moins pantouflards du monde animal à vivre l´aventure quotidienne de la vie. Il y a les deux amis, Rat et Taupe, le sage et bourru Blaireau et l´entêté, vaniteux et totalement irresponsable Crapaud par qui tout ou presque arrive. Ces quatre-là suivent les saisons, le cours de l´eau et racontent en un livre magique tout ce qui fait le prix de l´existence : peur, amitié, désir d´ailleurs, perte, abandon, espoir...


    « Oui, il s'agit bien d'un livre magique. Quelque chose en lui réenchante le monde, le repeint inlassablement d'une nouvelle couche de mystère. J'envie le lecteur qui s´apprête à ouvrir ces pages pour la première fois ; il va pénétrer dans un pays accueillant où l'attendent des compagnons qui, de toute sa vie, ne le quitteront plus. » Alberto Manguel

  • Préface de Yann Queffélec Traduction revue et corrigée par Robert Sctrick Réédition (en traduction entièrement revue !) d´un des plus grands livres de London. Huit nouvelles pour évoquer les ravages et la violence importés par l´homme blanc dans le « paradis » des mers du Sud. Impitoyable.
    Ce n´est pas pour rien que Yann Queffélec a fait de ce recueil extrême l´un de ses livres de chevet.

    John Griffith Chaney, dit Jack London, est né en 1876 à San Francisco et connaît une enfance misérable qui le mène, dès quinze ans, à une vie d´errance. Marin, blanchisseur, ouvrier dans une conserverie de saumon, pilleur d´huîtres, chasseur de phoques avant de devenir vagabond et de connaître la prison, il accumule les expériences et adhère au Socialist Labor Party en avril 1896. La ruée vers l´or du Klondike en 1897 le compte parmi les aventuriers, mais il sera rapatrié atteint du scorbut sans avoir fait fortune. C´est pourtant dans le Grand Nord canadien qu´il trouve ses premières sources d´inspiration et que, la mémoire pleine de souvenirs épiques, il se lance dans l´écriture en rédigeant des nouvelles pour les grands magazines. Le Fils du Loup, son premier recueil de nouvelles, paraît en 1900. Le véritable succès arrive pourtant avec L´Appel sauvage (aussi appelé L´Appel de la forêt) en 1903. Croc-Blanc sort en 1905 et sera de nouveau un énorme succès d´édition. Repris par sa soif d´aventures, désormais financièrement à l´aise, Jack London fait construire un bateau ultramoderne, le Snark, et entreprend à son bord un voyage autour du monde. Malade, obligé de s´arrêter en Australie en 1908, il rentre en Amérique sans avoir réalisé son projet et s´occupe alors de son ranch tout en continuant à militer. Atteint de maladies multiples, buvant trop, sa santé déclinant, il séjourne plusieurs mois à Hawaii et décède le 22 novembre 1916 à l´âge de quarante ans.

  • Krasnoïarsk, hiver 1920. Dénoncé aux « Rouges », un homme apprend que le peloton d´exécution l´attend. Il prend son fusil, quelques cartouches, sort dans le froid glacial et gagne la forêt. Commence alors une course-poursuite dont il ne sortira vivant, il le sait, que s´il ose l´impossible : gagner à pied l´Inde anglaise à travers l´immensité sibérienne, puis les passes de Mongolie, puis le désert de Gobi, puis le plateau tibétain, puis l´Himalaya...

    Esprit exalté et curieux, Ferdynand Ossendowski vit sa marche folle à la manière d´une initiation et nous introduit aussi bien à la vie de bête traqué par les loups qu´aux mystères de l´Asie.
    « Un fabuleux récit... mais aussi un document historique et ethnographique sans pareil. » Patrick Sabatier, Libération.

     

  • Édition préparée et présentée par Jean-Louis Maunoury- Qui a tué et dépecé mon mouton ? s'écrie-t-il furieux.- C'est moi, maître, répond Hussein.- Alors tu seras dépecé à ton tour en enfer ! Qui l'a fait cuire ?- C'est moi, maître, répond Nasîmî.- Alors tu cuiras en enfer ! Et toi, Nasr Eddin, qu'as-tu fait ?- Moi, maître, j'ai seulement ri en les regardant.- Eh bien, toi alors, tu riras jusqu'à la fin des temps.Où nous retrouvons, toujours sur son âne juché, Nasr Eddin Hodja, personnage de légende issu du folklore arabo-musulman, pour de nouvelles aventures. Complément des Sublimes Paroles et Idioties, dans le respect de la tradition populaire, Jean-Louis Maunoury restitue ici toute la saveur et l'irrévérence d'historiettes tour à tour morales, absurdes ou coquines composées entre les XIIIe et XVe siècles.Héros légendaire qui aurait vécu en Turquie au XIIIe siècle, Nasr Eddin Hodja est célèbre dans tout le monde musulman comme l'incarnation même de l'irrévérence.

  • En 1947, Thor Heyerdahl et ses cinq équipiers se lancent l´incroyable défi de parcourir 8 000 kilomètres à travers le Pacifique sur un radeau de balsa, reproduction exacte des radeaux préhistoriques des Indiens d´Amérique du Sud. Partant de Callao - Pérou -, ils naviguent vers les îles polynésiennes de Tuamotu à bord du Kon-Tiki afin de prouver au monde que les ancêtres des Incas étaient allés en leur temps peupler la Polynésie.


    Cette traversée donna lieu à l´un des plus passionnants récits d´aventures, à la portée universelle. À contre-courant des théories de l´époque, Heyerdahl a en effet contribué, par cette expédition, à bouleverser les idées reçues sur l´origine de ces peuples.

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