Minuit

  • Premier combat

    Jean Moulin

    Juin 1940.
    Chartres, submergée par la foule des réfugiés du nord, s'est simultanément vidée de ses propres habitants. quelques unités combattantes en retraite la traversent encore, bientôt suivies par les premiers détachements de la werhmacht. resté à peu près seul à son poste, le jeune préfet est convoqué par le vainqueur, qui veut le contraindre à signer un document mensonger portant atteinte à l'honneur de l'armée française.

    Le dramatique récit de jean moulin, dont le dépouillement fait la force, ouvre, le 17 juin 1940, le grand livre de la résistance.

  • Au lecteur.

    Disparition.

    L'Affaire Audin : Préface de Laurent Schwartz - I. La disparition de Maurice Audin - II. Les enquêtes - III. L'évasion. Bulletins et rapport - IV. Une hypothèse.

    Chronique d'un déni de justice.

  • Les belles lettres

    Charlotte Delbo

    « Alors qu'auparavant, écrit Charlotte Delbo qui a composé ce recueil, l'indignation explosait en manifestations et en actions collectives..., elle n'a plus aujourd'hui le moyen de s'exprimer... Il n'y a plus de vie politique... Privé d'autres moyens d'agir on écrit des lettres. » À propos de La Question, du Manifeste des 121, de Francis Jeanson, de Georges Arnaud... entre autres sujets.
    Parmi les textes rassemblés dans Les Belles Lettres certains n'avaient jamais été publiés dans leur intégralité. Quelques-uns auraient mérité une diffusion plus large que celle qui leur fut accordée. Ainsi, par exemple, la lettre adressée par dom Robert Gillet, bénédictin, à Laurent Schwartz après ses démêlés avec le ministre des Armées : « J'ai toujours pensé que Dieu avait de l'imagination et de l'humour. Il est certainement très content de vous... »
    D'autres messages - comme les derniers mots des exécutés de Montluc ou de la Santé - sont tragiques et graves, peu connus eux non plus [...] ces Belles Lettres, pour la plupart, valent d'être lues et relues.

  • Une amnistie vient d'tre promulgue au Brsil et l'ex-gouverneur de l'tat de Pernambouc, Miguel Arraes, rentre Recife en septembre 1979 aprs quinze ans d'exil. cette occasion, Robert Linhart part enquter dans les rgions sucrires du Nord-Est brsilien : comment les ouvriers agricoles ont-ils vcu ces annes de dictature? O en est le mouvement paysan? Exode des paysans vers les bidonvilles. Progression de la faim avec la monoculture sucrire. Travail des enfants. Trente-cinq ans aprs sa parution en 1980, ce livre reste un tmoignage accablant sur la situation de l'poque et, par bien des aspects, sur celle d'aujourd'hui. Mourir de faim avec tous les documents du monde, contrat de travail assurances, fiches de paye. Mourir de faim pour le "modle exportateur" et les rentres de devises. mesure que je recueillais tmoignages et donnes, la faim m'apparaissait avec une terrible nettet comme la matire et le produit d'un dispositif compliqu jusqu'au raffinement. La faim n'tait pas une simple absence spectaculaire, presque accidentelle, d'aliments disponibles. (...) Ce n'tait pas une faim simple, une faim primitive. C'tait une faim labore, une faim perfectionne, une faim en plein essor, en un mot, une faim moderne. Je la voyais progresser par vagues, appeles plans conomiques, projets de dveloppement, ples industriels, mesures d'incitation l'investissement, mcanisation et modernisation de l'agriculture. Il fallait beaucoup de travail pour produire cette faim-l. De fait, un grand nombre de gens y travaillaient d'arrache-pied. On s'y affairait dans des buildings, des bureaux, des palais et toutes sortes de postes de commandement et de contrle. Cette faim bourdonnait d'ordres d'achat passs par tlex, de lignes de crdit en dollars, marks, francs, yens, d'oprations fivreuses sur les commodities markets (les Bourses de matires premires, o les spculateurs vendent, revendent, achtent, rachtent dix, quinze, trente fois le mme lot de sucre, de cacao ou de coton avant mme qu'il ne soit rcolt, faisant chuter ou s'envoler les cours, toujours de faon concentrer les bnfices et dpossder le petit producteur direct), de transactions foncires, d'anticipations, d'astuces et de bons coups. On n'en avait jamais fini d'entrer dans le dtail de la production de cette faim.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Quarante mille cas de guérison enregistrés en France dans l'année : cancéreux n'est plus synonyme d'incurable. Mais ce sont les formes localisées, toujours les mêmes, que l'on sait traiter. Le vrai problème du cancer se pose aujourd'hui en termes d'investissement : de l'ensemble des activités scientifiques qui constituent la recherche dépendent les méthodes de traitement futures et la guérison des deux tiers de cancers rebelles aux moyens thérapeutiques actuels. Comme la recherche sur le cancer n'est pas une science en soi, mais le lieu de rencontre de toutes les disciplines qui permettent d'accroître les connaissances dans tous les domaines touchant d'une manière ou d'une autre au fonctionnement et à la vie des cellules de l'organisme, les voies de la victoire ne sont ni simples ni faciles à prévoir : c'est une question de ressources matérielles et humaines. Pour forcer le hasard de la découverte il faut y mettre le prix. On n'a pas prétendu énumérer ici les travaux qui se poursuivent dans tous les laboratoires du monde, encore moins soutenir une théorie quelconque. On a seulement cherché à présenter de façon accessible les aspects nouveaux de cette recherche, à donner une idée des problèmes posés en s'efforçant de ne point dénaturer pour autant le fait scientifique, à faire vivre enfin au lecteur cette guerre de siège qui, de tous côtés, prépare l'assaut décisif contre l'énigmatique adversaire.

  • Il y avait pour les uns dix ans - vingt ou vingt-cinq ans pour d'autres - que tout était trop obscur, incertain, dangereux. Vint pourtant le moment qui dissipa toute équivoque. Les deux Pouvoirs qui se partagent le monde absolument complices entre eux, le coup de main de Suez et l'écrasement de la Hongrie eurent lieu ensemble. Ils désignaient ainsi leur ennemi commun. C'est nous. Nous, les peuples, l'humanité commune - et parmi nous ceux qui se sont chargés de témoigner pour nous : les intellectuels - nous trouvions de ce fait, en principe, délivrés. Pour la première fois depuis longtemps, on allait pouvoir parler, et d'abord se retrouver ensemble. Tout devenait possible. C'était compter sans la corruption des esprits. Non seulement ces espoirs furent déçus, et vains les efforts en ce sens. Une démarche inverse conduisit certains à s'émouvoir plutôt des dangers que venait à courir la terreur. D'où l'aggravation sans mesure de ce que l'on pouvait déjà nommer la dégénérescence française. D'aucun côté on ne veut renoncer au mensonge. C'est cet autre aspect du mal, intérieur, qu'il fallait dénoncer tout d'abord.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Claude Bourdet, qui a continué de combattre après la Libération pour plus de lucidité dans l'appréciation quotidienne des événements, nous livre ici, coordonné et enseignant, son fameux voyage en Yougoslavie. Ce document est à la fois un reportage dans le chantier que représente la reconstruction d'un état marxiste, et une réflexion sur les conditions d'une rupture à l'intérieur du bloc socialiste. C'est le premier essai d'explication sur ce qui constitue, sans doute, le fait politique le plus lourd de conséquences depuis la Révolution de 1917.

  • Claude Bourdet, qui a continué de combattre après la Libération pour plus de lucidité dans l'appréciation quotidienne des événements, nous livre ici, coordonné et enseignant, son fameux voyage en Yougoslavie. Ce document est à la fois un reportage dans le chantier que représente la reconstruction d'un état marxiste, et une réflexion sur les conditions d'une rupture à l'intérieur du bloc socialiste. C'est le premier essai d'explication sur ce qui constitue, sans doute, le fait politique le plus lourd de conséquences depuis la Révolution de 1917.

  • Quelle est l'importance historique de l'établissement de la République démocratique de Chine, et de la victoire du communisme chinois ? Quelle est son influence sur le destin de l'Europe ? Comment le Kuomintang a-t-il perdu la partie militaire ? La révolution chinoise s'inscrit-elle dans le cadre d'une révolution socialiste mondiale ? Sur quelles réformes essentielles repose l'espoir de la révolution ? Quels bouleversements le nouveau régime apporte-t-il aux moeurs, à la religion, aux classes sociales ? Autant de questions dont Pierre Naville traite, en chapitres brefs et nourris d'une documentation réunie depuis plus de vingt ans.

  • Quelle est l'importance historique de l'établissement de la République démocratique de Chine, et de la victoire du communisme chinois ? Quelle est son influence sur le destin de l'Europe ? Comment le Kuomintang a-t-il perdu la partie militaire ? La révolution chinoise s'inscrit-elle dans le cadre d'une révolution socialiste mondiale ? Sur quelles réformes essentielles repose l'espoir de la révolution ? Quels bouleversements le nouveau régime apporte-t-il aux moeurs, à la religion, aux classes sociales ? Autant de questions dont Pierre Naville traite, en chapitres brefs et nourris d'une documentation réunie depuis plus de vingt ans.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • On parle beaucoup, ces temps-ci, de la "classe ouvrière". Romanciers, sociologues, économistes, journalistes et hommes politiques, tout le monde exprime sur le sujet une opinion plus ou moins qualifiée, plus ou moins désintéressée. Tout le monde, sauf, jusqu'à présent, les ouvriers eux-mêmes. Mais voici le témoignage de Daniel Mothé, "P. 2" aux usines Renault. A l'occasion des événements de ces deux dernières années (les luttes syndicales, l'affaire hongroise, la guerre d'Algérie et le rappel des disponibles, le 13 mai et l'instauration de la Ve République), il trace un portrait vécu du métallo parisien. Que ce soit à propos du rôle des syndicats, de la solidarité prolétarienne ou même de la conscience de classe, on verra que ce portrait diffère sur plus d'un point de l'image un peu mythique à laquelle nous avait habitués, depuis cent ans, une certaine "littérature". Aussi bien, au moment de repenser les problèmes, convenait-il d'en définir exactement - et de l'intérieur - les données.

  • Ethnologue, Germaine Tillion a accompli, avant la guerre, cinq missions scientifiques dans l'Aurès, soit plus de quatre années de séjour complet entre 1934 et 1940. Elle s'est établie de nouveau dans la même région de décembre 1954 à mars 1955. C'est sur la demande de ses camarades de l'Association nationale des déportés et internés de la Résistance et pour leur revue "Voix et visages", qu'elle a commencé cette étude, qui est aussi un témoignage. L'extraordinaire intérêt suscité aussitôt par ses articles l'a incité à accepter une publication en librairie qui vient à son heure. S'adressant à des Françaises patriotes et éprises de justice, Germaine Tillion leur pose la question : dans la situation inextricable où nous avons contribué à les mettre, avons-nous le droit d'abandonner les Algériens ?

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Antonin Camoin est un vieux paysan qui vit dans un village, Ensuès, à une trentaine de kilomètres de Marseille. Robert Davezies l'a entendu. Camoin lui raconte par bribes sa guerre de 14, et surtout sa captivité en Allemagne et en Pologne. Chemin faisant, de commentaires en digressions, il se révèle, dans ses rapports aux autres, à sa famille, à ses camarades, à ses supérieurs, et face à son interlocuteur même, comme un vieillard très malin - il faut être fin avec ces gens-là - qui vous explique aussi savoureusement les procédés pour faire pénétrer une mule rétive dans un wagon à bestiaux, que les raisons péremptoires qu'il a de ne pas croire en l'immortalité de l'âme. Le portrait que trace, de lui-même, ce paysan occitan illettré, est un document de choix pour les sociologues. Mais c'est aussi, c'est d'abord, une véritable oeuvre de création. Création double : de la part de celui qui parle, et de celui qui sait inventer l'écoute.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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