Littérature générale

  • Un roman de formation et d'imagination dont les péripéties, passablement contrefaites, sont peut-être bien autobiographiques, un roman de guerre aussi, et historique, d'où le narrateur ressort à peine égratigné.

  • Antonin Artaud, ce Désespéré qui vous parle. En 1946, Antonin Artaud sort de l'asile de Rodez. Des amis, Arthur Adamov et Marthe Robert entre autres, s'entremettent pour lui trouver un hébergement en milieu médical, proche de Paris. Une jeune interne en psychiatrie, Paule Thévenin, âgée de vingt-trois ans, rend visite au docteur Delmas qui a une maison de santé à Ivry et avait soigné Roger Gilbert-Lecomte et la fille de Joyce. Il accepte de loger Artaud dans un bâtiment à l'écart où il pourra écrire en toute liberté. Artaud, qui a l'habitude de dicter ses textes une fois rédigés, demande à Paule Thévenin de les taper à la machine. Il lui dicte différents textes, dont le célèbre Van Gogh le suicidé de la société. Artaud meurt en 1948. Après diverses difficultés de mise en route, les éditions Gallimard confient l'édition des OEuvres complètes à Paule Thévenin, seule capable de déchiffrer l'énorme somme des manuscrits et d'en établir une copie conforme à la lettre et à l'esprit de l'auteur du Pèse-nerfs. C'est le début de l'une des plus étonnantes aventures de l'édition contemporaine : Paule Thévenin y consacrera sa vie, son énergie et son talent de scribe et d'exégète en publiant, à ce jour, une trentaine de volumes, des premiers poèmes aux Cahiers de Rodez et aux Cahiers du retour à Paris. A l'édifice, énorme et flamboyant, des textes, s'ajoutera, en 1986, l'ensemble des Dessins et Portraits, qu'elle présentera en collaboration avec Jacques Derrida. Le présent livre rassemble les écrits de Paule Thévenin consacrés à Artaud, préfaces, commentaires de textes, élucidations, recherches généalogiques, entretiens, récits anecdotiques. Travaux incessants, exercices de la fidélité esthétique autant que de l'admiration familière, ces essais ont accompagné le travail de l'édition des OEuvres complètes comme un témoin, comme une lumière.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Le récit d'une enfance allemande, en 1937-1938. Encore invisible dans cette campagne, la mort nazie a déjà pétrifié l'Allemagne. Une vie d'adulte bâtie sur ces jours de jeunesse.

  • Dépêches de Somalie. Les premiers Somaliens, je les ai rencontrés dans des camps de réfugiés de l'Ogaden éthiopien, à la chute du Négus rouge Mengistu. En mai 1991, et déjà affamés. Je suis allé ensuite dans le nord de la Somalie, en novembre. J'ai découvert un champ de ruines à la place d'une ville, Hargeisa. Puis j'ai été à Mogadiscio, pendant les combats entre le général Aidid et Ali Madhi. Les obus pleuvaient. Dans le sud, j'ai assisté à la prise de la ville de Kismayo le 15 mai 1992 par les combattants du général Aidid alliés à ceux du colonel Jees. Effet de la guerre civile, la famine ravageait le pays. Après il y a eu Baidoha où les enfants agonisaient au ralenti sous mes yeux. Bardéra, la plus insalubre, avec épidémies et assassinats. Huddur et ses suceurs de peaux de bêtes. Merca, ses tueurs et ses tuberculeux. Les chefs de guerre ont bien fait leur travail. Le pays est détruit. Pendant ces deux années, j'ai envoyé plus d'une centaine de dépêches d'agence : infos brutes, reportages, et quelques analyses. Ces textes sont d'une autre nature. Scènes, personnages, lieux, émotions de la tragédie somalienne, donnés à voir et à ressentir. Parce que la guerre et la famine sont affaire de sens. De coeur et d'estomac. Jean-Pierre Campagne.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Un matin de juillet 1931, Janet O'Connor, infirmière au Memorial Hospital de Pasadena (Californie), est envoyée au chevet d'un jeune comédien accidenté, dans la villa d'Ernst Thal, célèbre metteur en scène d'Hollywood. Jusqu'à ce jour, Janet n'avait jamais entendu parler du monde mystérieux du cinéma, pas plus que du réalisateur allemand. Teddy Ransom, pour lequel ont été requis les soins de Janet, se met à évoquer devant elle la vie et la carrière de ce maître du cinéma expressionniste dont il est l'acteur fétiche et le protégé. Et elle découvre à travers lui l'univers du garçon bleu, le grand rêve esthétique d'Ernst Thal. Cependant, les jours passent sans que jamais se montre Mr. Thal, retenu aux studios - aux dires de Gino, le jeune groom de la villa devenu le confident de Janet - par la préparation de son prochain film. Mais un curieux malaise pèse sur la villa et ses habitants. Le rôle joué par Mrs.Von Lutsch, une amie de Berlin du metteur en scène, fait germer en Janet l'idée d'un complot. Une idée qui fait son chemin tandis que Thea Von Lutsch entraîne Janet à travers Hollywood, tout en lui brossant un tout autre portrait d'Ernst Thal, la face d'ombre du génie tant adulé. Janet O'Connor sent le vertige l'envahir. Mais voici qu'elle rencontre, au cours d'une soirée à Beverly Hills, le jeune scénariste Egon Lammler, ami intime de Thal, à qui elle fait part de ses soupçons. Alors, parvenue en sa compagnie au coeur du labyrinthe, elle se trouve, n'est-ce pas, devant ce qu'il faut bien appeler son destin.

  • Une grand-mère de carte postale, un père fantasque firent ce qu'ils pouvaient pour accompagner Kary sur les chemins de la vie.

  • Comment faire pour transformer l'incessant et turbulent questionnement en poèmes?

  • Notre vision de l'histoire et nos comportements face aux trois spectacles qui ont monopolisé l'attention : le show politique, l'écran des taux de change, la liturgie sportive.

  • Le colporteur qu'on tue ou le petit trafiquant qui meurt, c'est toujours la même mort. Tout paysage ainsi fait alterner la joie de voir et l'angoisse de se souvenir.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Béno s'en va-t-en guerre. Au commencement, il y a Béno et des touristes qui se gobergent sur une petite île du sud du Sude. (Mwouais : pourquoi pas la Grèce ?) Existence repliée pour dépliant touristique. Et les eaux bleues, et les plages de sable d'or, et les criques en fleurs, et les ravissants ports nichés au fond de baies paisibles. Classique. Tout aussi classique, bien que cela fasse un peu gamberger ceux de nos voyageurs encore dotés d'une vague - euh - conscience politique, le fait que le pays se trouve sous la coupe de dirigeants pas précisément libéraux, ou éclairés. Classique encore la guérilla opposant depuis des décennies sur une île voisine (Chypre, si l'on veut) deux communautés qui prétendent avoir des droits sur l'île tout entière. Quelques morts par-ci, par-là. Routine. Accoutumance. Et puis, cet été-là (1974) de fil en aiguille, la petite guerre dégénère en guerre tout court dans laquelle le sud du Sude et l'Ennemi héréditaire (disons : la Turquie), protecteurs respectifs des deux communautés, se retrouvent impliqués. Cette invraisemblable transformation de leur terrain de jeu en une sorte de Kriegspiel n'est pas sans affecter les habitudes et le comportement des étrangers coincés sur place et incapables de savoir ce qui se passe au juste. Nerfs à vif, réactions incohérentes et autres bizarreries affectives. Mais alors que là-bas, en face, sur l'autre île, les balles sifflaient de tous côtés, faisant des milliers de morts et de disparus, le seul crépitement dont retentit notre île (et encore, pour l'entendre, il fallait drôlement prêter l'oreille) fut celui de la machine à écrire de Béno, alias la grande gueule. J.-L.B.

  • L'amour ne va pas de soi dans la France effondrée d'après 40, surtout lorsque Vichy édicte des lois iniques et que certains deviennent du gibier pour les nazis. C'est le cas de David et Marie, mais aussi de Hortense et de son fils Pascal, qui unissent leurs forces et se lancent dans la Résistance. Au risque d'affronter la mort, ou pire, de débarquer sur le quai d'une gare sans nom...

  • Les diverses étapes de la vie d'un chanteur d'opéra, l'implacable portrait d'un héros pour qui l'intérieur est la galaxie de l'individu, sa loge dans le théâtre du monde.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • L'histoire d'un débarquement en 1944 au lieu-dit La Nartelle sur la côte méditerranéenne, territoire d'enfance et de vacances de l'auteur.

  • Le destin des pilotes de formule 1. Un récit à mi-chemin entre le thriller et le récit zen. On y entend les sirènes tentatrices (la victoire, le danger...) et celles de la mort.

  • George Jackson Avenue. Il est arrivé à Giovanni Marangoni (le Gio de George Jackson Avenue) ce qui devait nécessairement, inéluctablement, lui arriver, tôt ou tard, les oreilles emplies de sons graves et violents : d'origine vénitienne, d'éducation flamande, de langue française, mais fixé en Belgique, amoureux d'une Zaïroise (Lil', peut-être un peu Lilith, mythe résurgent et langue refoulante de l'amour ?), il s'est retrouvé en plein dans le mille, aux prises avec un peu trop de vent dans le cône éruptif du langage. Gio et Lil' vivent leur amour et leur nausée - leur manque - par un trop-plein de langage : Bruxelles, verres d'ouzo, Londres, joints, partages de femmes, boulot bourgeois, départs, l'ami qui s'appelle Alias (?), Cannes et la Côte, la tentation communautaire dans les îles de la Frise, l'ordure régnante, l'enfant, et à nouveau, entrelardant le tout : le manque, l'amitié, la langue (oui, la langue, bon sang !), la nausée, l'amour. Et quel bruit ! Écoutez plutôt : « ... crâne infini entre parenthèses d'écouteurs - espace musical sans rives, sans même un peu de brume matinale ou d'une fiente d'oiseau sur un fil électrique - mais surgissant d'une courbure invisible, d'un repli du néant, des sons perfides mourant juste avant de naître - point musical droit devant grossissant à vue d'oeil ! - collision inévitable ! irrémédiable ! - wham ! - si je n'avais été idéalement poreux... » « ... et voilà qu'un matin... dans un coin de la nacelle... un cadavre clandestin, vieux de six mois... » Salut à toi, George Jackson !

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