• Maurice Garçon (1889-1967) fut l'un des plus grands avocats de son temps.
    De 1912 à sa mort, il a consigné presque chaque soir les événements, petits et grands, dont il était le témoin ou l'acteur.
    Ce premier volume de son journal inédit couvre, parfois heure par heure, la guerre, la défaite, l'Occupation et la Libération. À cinquante ans, l'avocat est alors au sommet de son art. Dans ces chroniques, il révèle aussi des qualités d'observation et un talent d'écriture enviables. Il y a du Albert Londres chez Maurice Garçon. Curieux de tout, il sillonne Paris et la province, furète, recoupe, rédige, avec le mérite constant, et rare, de s'interdire toute réécriture : c'est un premier jet qu'on lit sur le vif.
    Maréchaliste de la première heure, il fait volte-face à l'armistice et, après le vote des pleins pouvoirs à Pétain, ne cessera plus de fustiger « le Vieux ». Fureur patriote, chagrin sans pitié, colère, espoir, désespoir. Honte de la collaboration. Virulence contre les nouvelles lois de Vichy. Son journal déborde. Portraits, anecdotes, détails méconnus foisonnent.
    Croisées au Palais de justice, les figures du barreau, souvent têtes d'affiche de la politique, deviennent familières. Maurice Garçon connaît tout le monde, est de tous les grands procès, des dossiers criminels aux affaires politiques.
    Ses plaidoiries érudites ont fait de lui, dès avant guerre, un avocat littéraire, voire mondain, futur académicien. Toute une galerie de personnalités en vue défile dans ses pages, écrivains, peintres, comédiens, éditeurs.
    Nous voici conviés à une ahurissante traversée des années noires, histoire immédiate haletante.

    Pascal Fouché est historien et éditeur.
    Pascale Froment est journaliste et écrivain.

  • « Prosper Brouillon n'écrit pas pour lui. Il ne pense qu'à son lecteur, il pense à lui obsessionnellement, avec passion, à chaque nouveau livre inventer la torture nouvelle qui obligera ce rat cupide à cracher ses vingt euros. »
    Prosper est de retour ! L'écrivain le plus insupportable de Saint-Germain-des-Prés est aux prises avec les tourments d'un auteur à succès : il passe à la télé, parle de littérature, dirige une master class et, suite au succès de son premier roman, tente d'écrire un polar. Il attend la visite de l'inspiration en travaillant ses métaphores, il recrute ses personnages, s'outille, plante le décor, remonte les bretelles à ses nègres, essaime des indices de sa plume turgescente... sans oublier de faire monter ses à-valoir.
    C'est avec une délectation jouissive qu'on plonge dans cette diatribe féroce contre la littérature industrielle et le monde des écrivains à succès. Un livre satirique et hilarant, toujours illustré par Jean-François Martin.

  • Ce livre raconte l´itinéraire d´un homme et l´histoire d´une maison d´édition. La maison, c´est Pantheon Book, fondée en 1941 à New York par des émigrés (dont Jacques Schiffrin, le fondateur de La Pléiade). L´homme, c´est André Schiffrin, qui va faire de Pantheon l´une des plus prestigieuses maisons d´édition américaines, publiant entre autres Foucault, Sartre, Chomsky, Medvedev... Comment il résiste quand Pantheon est racheté par Random House, comment il démissionne avec toute son équipe quand à son tour Random House est rachetée par le tycoon Newhouse, comment il parvient à faire prospérer The New Press, une nouvelle maison à but non lucratif, telle est sa passionnante aventure. À l´heure de la concentration massive de l´édition mondiale (en particulier en France où deux grands groupes publient les deux tiers des livres), L´édition sans éditeurs est un ouvrage révélateur et salutaire.

  • Aussi loin du catastrophisme ambiant ("Tout va disparaître") que de l´angélisme bêtifiant ("On en a vu d´autres"), André Schiffrin, dans ce nouveau livre, trace des pistes pour sauvegarder l´indépendance de l´édition, de la librairie, du cinéma et de la presse.
    Il ne se contente pas de faire un triste état des lieux : s´inspirant de tentatives qui ont réussi, d´Oslo à Paris, du Chambon-sur-Lignon (Haute-Loire) à Minneapolis (Minnesota), il propose des solutions, simples ou sophistiquées, qui ont en commun de pouvoir être appliquées dès demain sans ruiner les finances publiques.
    Toutes ces solutions, Schiffrin le souligne, nécessitent des décisions politiques mais pas nécessairement gouvernementales : les municipalités, les régions, les États en Amérique ont un rôle important à jouer, qui peut partout contrebalancer les néolibéralismes nationaux.

    Ce livre, écrit par un homme qui a derrière lui un bon demi-siècle dans l´édition indépendante, est une incitation lucide et optimiste à prendre conscience que nous ne sommes ni impuissants ni condamnés à la seule consommation de best-sellers, de journaux misérablement asservis ou de séries télévisées ineptes. L´Argent va-t-il l´emporter sur les Mots ? La réponse, nous dit Schiffrin, dépend de chacun de nous.
    Traduit de l'anglais par Eric Hazan.

  • Parce que notre ami Oncle Fred, le toujours jeune Lord Ickenham, a porté son chapeau haut de forme de travers, Sir Raymond Barnstable, grand avocat aux féroces ambitions politiques, se lance dans l'écriture d'un roman sardonique et audacieux à la fois, où il fustige la jeunesse avec vigueur.
    Soucieux de ne pas révéler sa paternité, il le fait toutefois publier sous pseudonyme et fait cadeau de ses droits d'auteur et du prestige d'avoir écrit ce brûlot à son neveu Cosmo. Or ce dernier est sous la coupe d'un escroc, Oily Carlisle, qui va faire chanter l'avocat en menaçant de révéler l'identité du véritable auteur de ce livre à scandale à ses électeurs.
    C'est bien entendu Oncle Fred qui, en parfait gentleman, va s'assurer avec son savoir-faire légendaire non dénué de ruse que tout s'arrange.

    Pelham Grenville Wodehouse est né à Guilford en 1881 et mort à New York en 1975. Après avoir travaillé brièvement dans la banque, il devient journaliste et écrivain. Il émigre aux États-Unis avant la Première Guerre mondiale et travaille comme scénariste à Hollywood. Il est le créateur de Jeeves, Lord Emsworth et autres personnages classiques de l'humour britannique. Il a été fait Chevalier de l'Empire Britannique peu de temps avant sa mort.

  • Vous qui aimez écrire et raconter des histoires pour les petits ou les plus grands, lancez-vous ! Mais non sans méthode. Car il est exigeant, votre jeune lecteur, et ce qui vous faisait frissonner de peur hier le ferait peut-être rire aujourd'hui.

    Alors, comment rendre vos histoires captivantes, vivantes, émouvantes ? Que raconter ? Des histoires tirées du réel ou surgies de mondes imaginaires ? Albums d'images, fictions ou documentaires ?

    Au fi l des pages, Faly Stachak vous fait voyager au coeur des différents genres de la littérature jeunesse : science-fiction, fantasy, contes de fées, romans historiques... Et vous apporte des réponses pour mieux bâtir la structure de vos histoires, rendre vos personnages vivants en invoquant les mythes, travailler vos dialogues et les temps du récit...

    À l'aide d'exemples tirés de la littérature jeunesse d'hier et d'aujourd'hui et d'un cahier d'exercices, affinez votre style et construisez une oeuvre qui parle au coeur de tous, sans limite d'âge, de temps ou de culture.

  • Du boulevard au one-man show, en passant par la tragédie, la farce, le vaudeville et même le grand spectacle, voici toutes les ficelles pour qui veut se lancer dans l'écriture de théâtre.

    Michèle Ressi présente de manière inédite un panorama des genres d'hier et d'aujourd'hui, et une quarantaine d'auteurs, exemplaires par leur vie ou leur oeuvre. Se référant au répertoire classique ou contemporain et à travers un florilège de citations, elle vous initie de façon ludique aux coulisses du métier et aux secrets de fabrication d'une pièce. D'où une mine de conseils et d'exemples à suivre... Ou ne pas suivre. Après lecture, libre à vous d'oublier les règles de l'art, pour créer selon votre talent propre !

    L'auteur répond par ailleurs à toutes les questions que vous devez vous poser : où trouver l'idée de départ, comment construire la trame de l'histoire, créer les personnages, nourrir les dialogues, donner des indications scéniques, se relire à haute voix et peaufiner son manuscrit... Mais aussi adapter une oeuvre préexistante, protéger sa pièce, connaître le statut de l'auteur et ses droits en France... Jusqu'aux pistes pour rencontrer un metteur en scène ou un acteur, trouver un producteur, un éditeur... Enfin, tout ce qu'il faut pour être lu et joué.

    Ouvrage publié avec le concours du Centre national du livre.

  • Lorsqu'ils acceptent de suivre leur oncle Jean Quesnel, libraire installé depuis de nombreuses années, Antoine, Marie-Françoise et Louis Giard sont loin d'imaginer ce qui les attend de l'autre côté de ces collines qu'ils n'ont jamais franchies. Outre la vie citadine, les trois enfants vont découvrir le monde des livres, à une époque où soif de connaissance rime avec émancipation. Antoine apprendra le métier en commençant par le colportage. Il va sillonner le pays et lire les nombreux ouvrages qu'il est censé vendre, romans d'aventures, almanachs et autres titres de la Bibliothèque bleue. Quelques années plus tard, en épousant Bernardine, elle-même fille de libraire, il va perpétuer la tradition familiale, qui sera reprise par son propre fils.

  • Et si le mur de Berlin n'était pas tombé? L'hypothèse uchronique est vertigineuse. Qui peut dire à quoi ressembleraient les cartes dans nos atlas? À quoi ressembleraient nos vies? Nos guerres? Nos idéaux? À quoi ressemblerait Internet? Les crabes royaux parleraient peut-être russe au Kamchatka, des murs se propageraient comme des ronces invincibles. Des hackers dissidents briseraient les frontières numériques, on boirait du Coca bleu et on porterait des masques à gaz dans l'Utah. Et peut-être que cet autre monde ne serait qu'un reflet déformant de notre propre réel.

    Découvrez l'anthologie d'un autre monde possible, imaginé par plus de soixante auteurs et artistes. Sombre, drôle, incisif, onirique, le livre des Uchroniques vous embarque dans une aventure para-moderne dont vous ne ressortirez pas indemne.

  • L'édition vit une mutation dont la portée est considérable : le support papier voit arriver la concurrence de supports dématérialisés chaque jour plus nombreux (Web, netbooks, téléphones, readers...). Pour l'éditeur, il s'agit désormais de publier pour ces supports en tenant compte de leurs spécificités, tout en minimisant les coûts et les délais de production.

    Cet ouvrage qui s'adresse aux éditeurs, aux lecteurs/correcteurs et aux fabricants, mais également aux managers qui souhaitent mieux comprendre les techniques sous-jacentes et l'influence du support sur la conception et la forme de l'objet de publication numérique, vise à donner les clés d'utilisation de XML dans la chaîne éditoriale.

  • Contrairement aux esclaves des colonies françaises, les esclaves américains ont laissé de nombreux récits autobiographiques, parus pour la plupart dans les décennies ayant précédé la guerre de Sécession. Comment des hommes et des femmes parfois à peine rescapés des plantations sudistes sont-ils parvenus à (faire) écrire puis à publier le récit de leur servitude ? À partir d'études de cas portant sur des récits d'esclaves connus - ceux de Frederick Douglass ou Harriet Jacobs - et moins connus, Textes fugitifs met à profit les outils de l'histoire du livre pour éclairer les circonstances de publication, de circulation et de réception de ces textes fondateurs de la tradition littéraire africaine-américaine.

  • Tino, astronome amateur et néo-écrivain, réside à Rezé près de Nantes, dans la maison radieuse Le Corbusier, au Corbu comme disent les familiers de l´édifice. Il occupe un duplex aux normes du Modulor, concept architectural qui marie les mensurations humaines et le nombre d´or pour que naisse l´harmonie entre les hommes et leur habitat. Sa vie de jeune romancier va croiser celle de Marie-Rose, la voisine antillaise aguicheuse, de Yann, l´éditeur vannetais sans scrupule, de Fanch, l´écrivain à succès et de Léa, sa femme, l´arrière-petite-fille de mineur italien immigré dont il va tomber amoureux. Devenu le porte-plume, doux euphémisme de nègre littéraire, d´un Fanch en panne d´inspiration, Tino est victime d´une sombre machination fruit d´un lourd secret qu´il a toujours voulu taire. Son étrange appel de détresse à destination de Léa, amante bafouée, va persuader la jeune femme de voler à son secours. Soutenue par Muriel, l´amie fidèle, et aidée du capitaine Leprince, elle va démêler l´écheveau et faire éclater la vérité, déconcertante et imprévisible. Dans un périple de Rezé à Vannes, de Rodez à Paris, de la Toscane à la Bretagne, du Corbusier au site antique de Saint-Lupien, le récit conduit inexorablement vers le dénouement de l´aventure de Tino, le porte-plume du Corbu.

  • Cet ouvrage est destiné à celles et ceux qui souhaitent créer leur maison d'édition.
    Thèmes abordés : le choix de la structure juridique, le CFE, la TVA, le référencement sur les bases de données, le catalogue, les manuscrits, la diffusion-distribution, le point mort, le calcul des droits d'auteur, le livre numérique, les hubs littéraires, les ­obligations de l'éditeur, le contrat, etc.
    3e édition.

  • Un livre où même la couverture parle ! (disponible en numérique et depuis peu également en papier) Ce fut une contrepartie secrète ? Ou les éditeurs savent renvoyer l'ascenseur de manière naturelle ?...



    Les femmes et les hommes politiques de ce pays, les parlementaires et les gouvernements, de gauche comme de droite, ont décidé de permettre aux éditeurs d'obtenir facilement les droits numériques des livres publiés au vingtième siècle.



    Ces droits appartenaient totalement aux auteurs. Pour les conserver ils doivent réagir sous six mois, s'astreindre à des formalités. Intolérable.



    Le décret 2013-182 fut signé le 27 février 2013 par Jean-Marc Ayrault, Premier ministre, et Aurélie Filippetti, ministre de la culture, présidence de François Hollande.



    Il existe "une première base" intitulée "Relire" Avec 60 000 titres sur un total estimé à 500 000.



    Ces 60 000 oeuvres dont l'éditeur abandonna l'exploitation en papier, offrent un aperçu de la qualité générale. Des sommes astronomiques sont et seront déversées, quand les écrivains doivent vivre de bouts de ficelles.



    Certains s'interrogent sur la réalisation de cette première base. Y aurait-il eu des souhaits discrètement émis par des éditeurs ? Y aurait-il eu d'autres manoeuvres ?



    En consultant cette base, de nombreuses personnalités apparaissent. Elles n'y resteront pas forcément. D'où l'urgence de montrer... Voyez !



    Nul doute qu'ensuite les bibliothèques et médiathèques seront priées (ou comprendront qu'elle doivent) d'acquérir ces oeuvres. Ce qui fera de l'argent aux éditeurs et un peu aux politiques.



    FFM http://www.auteur.ws

  • L'intégrale Jean-Fabien

    Jean-Fabien

    Comment s'en sortir lorsque l'on est un loser de l'édition, un nul avec les femmes et que notre métier est à l'aventure ce que Maubeuge est à la joie de vivre ?
    La réponse est assez simple : on ne s'en sort pas. Mais cela n'empêche pas d'essayer, c'est ce que nous prouve Jean-Fabien à travers ces trois romans pour la première fois regroupés dans une intégrale hilarante et décalée.
    Grâce à cette intégrale, vous saurez comment rater l'intégralité de votre vie amoureuse, comment faire pour que votre carrière aille dans le mur et surtout comment ne jamais réussir dans le milieu de l'édition.
    Une sorte d'anti-guide de survie. Ou un code de la déroute. A vous de voir.

  • Le livre numérique, fils de l'auto-édition : Stéphane Ternoise explore le monde de l'édition numérique dans un ebook qui n'a pas eu besoin de mentir pour plaire à un éditeur. Un livre qui peut balancer la vérité sur les pratiques de ces éditeurs, le cafouillage des lois, les lobbies, les subventions et les grands enjeux du livrel.
    Stéphane Ternoise est auteur et éditeur indépendant depuis 1991, son expérience et son analyse permettent de comprendre l'évolution du secteur de l'édition, afin de ne pas en être les victimes.
    Il s'adresse donc aux écrivains, aux lectrices et lecteurs.
    Il explore les perspectives du milieu littéraire et propose même une solution pour un marché de l'ebook d'occasion. Un livre numérique qui dérangera naturellement des installés et pourrait occasionner un électrochoc dans l'édition française.

  • « ÉRIC : - Je possède les pleins pouvoirs pour produire des romans et démonter des auteurs. J´ai une responsabilité auprès des consommateurs... des lecteurs. Tu comprends ça ? En l´espace d´un an et trois mois, Simon Chareb m´a fourni deux romans. DEUX ROMANS, deux chefs-d´oeuvre. Deux chefs-d´oeuvre, deux terrains en Normandie. Deux terrains en Normandie, deux fois plus de vacances au mois d´août, je te laisse faire le calcul ? MARTIN : - Oh moi tu sais, l´algèbre... ÉRIC : - En un an et trois mois, qu´est-ce que tu m´as pondu, toi ? Une histoire de grenouilles ! »

  • Les pratiques éditoriales de la Renaissance contribuent-elles à la définition poétique d'un genre littéraire? C'est avec cette question que Daniel Maira interroge les canzonieri français d'inspiration pétrarquiste (1544-1560), nouvelle forme d'une codification, cherchant à séduire de nouveaux lecteurs. Les éditions des "Rerum vulgarium fragmenta" de Pétrarque, les recueils amoureux néo-latins, italiens et français ou encore les ouvrages des strambottistes italiens comportent autant de références éditoriales adaptées au discours paratextuel des premiers canzonieri afin de fixer leur identité générique. Mais ce sont incontestablement les Amours de Ronsard (1552-1553), conçus comme une «oeuvre à part» pour rivaliser avec le chef-d'oeuvre du Florentin et éblouir les lecteurs, qui s'imposent comme paradigme éditorial. Pour la première fois, un genre littéraire nouveau est étudié à partir de la publication à laquelle il a donné lieu : Typosine, la muse de l'imprimerie, engage ainsi un discours esthétique et promotionnel sur l'écriture amoureuse.

  • En 1958, Rodolphe Peter entreprend la refonte complète de l'ouvrage d'Alfred Erichson (publié en 1900). A la mort de R. Peter, en 1987, c'est à Jean-François Gilmont que l'on demande de reprendre les recherches. Voici enfin terminé cet ouvrage tant attendu par les spécialistes. La Bibliotheca se propose de décrire toutes les oeuvres de Jean Calvin publiées au XVIe siècle. L'ouvrage est divisé en 3 sections : les écrits théologiques, littéraires et juridiques ; les écrits ecclésiastiques ; et les ouvrages avec la participation de Calvin.

  • Dole fut une étape calme et heureuse dans la vie errante et mouvementée du jeune Charles Nodier, toujours en quête d'une situation. Il y donna, en 1808-1809, un cours de littérature générale, ouvert à tous. Ce cours, jusque-là inédit et conservé aux Archives de la ville, est publié intégralement pour la première fois, avec une introduction et des notes. Héritier des grands théoriciens de la rhétorique, comme La Harpe, Nodier est pourtant, dans ses considérations sur la littérature universelle, un original et authentique précurseur du Romantisme. Ses jugements sont féconds, personnels, tirés de son immense érudition. Il inaugure une conception de la littérature qui s'épanouira dans la Préface du Cromwell de Victor Hugo.

  • Cette nouvelle bibliographie donne la liste de tous les exemplaires de toutes les éditions des oeuvres de Rabelais parues avant 1626 et que l'on a pu repérer. Sont étudiés aussi les ouvrages édités par Rabelais et les ouvrages proto-rabelaisien ou apocryphes. Chacune de ces 148 éditions (identifiées et décrites selon les normes de la bibliographie dite "anglo-saxonne") est étudiée en détail. L'importance de chaque édition pour la transmission, le développement et la corruption des textes rabelaisiens est mise en relief. C'est à partir de ce travail qu'une nouvelle édition critique de textes de Rabelais sera établie. A l'aide cette bibliographie il est enfin possible de comprendre d'une façon plus sûre le destin de Rabelais, de ses oeuvres, et la création des légendes au sujet de Maistre François.

  • Jean Crespin est connu comme l'auteur du fameux martyrologe protestant ; les bibliophiles connaissent ses livres et les spécialistes de la Réforme savent que le principal de la production théologique genevoise vers 1550-1572 est sorti de ses presses. C'est cependant la première fois que ses publications font l'objet d'une étude de cette importance. Jean-François Gilmont s'est attaché à utiliser toutes les sources d'archive disponibles et tout d'abord les livres eux-mêmes qu'il examine à la lumière des récentes techniques de "bibliographie matérielle" mises au point par les Anglo-saxons. En annexe, la bibliographie la plus complète à ce jour des ouvrages édités par Crespin.

  • Comment ne pas être fasciné à la pensée d'être contemporain d'une de ces très rares mutations essentielles de l'écrit, aussi violente et profonde que celle du passage du rouleau au codex, avec son lot d'imprédictible ?
    Affaire technique ou économique ? Elle l'est aussi. Mais c'est d'abord la mutation de ce à quoi nous devons, vis-à-vis de nous-mêmes, notre meilleur : l'imaginaire, la pensée, l'écart silencieux - et tout aussi bien le langage à sa pointe, ce qui nous porte dans la relation à l'autre, poésie compris.
    À preuve, qu'à chacune des grandes époques, l'écrit a tenté de se penser lui-même, dans sa genèse, ses formes, sa réalisation matérielle, et sa diffusion. On est ici sous le signe de grands textes comme la Lettre sur le commerce de la librairie de Diderot.
    Allez, soyons un peu polémiques : on est fatigué de ces discours à la gloire seulement de l'argent et de l'industrie. C'est de civilisation qu'il s'agit.
    Et d'un paradoxe qui rend l'affaire complexe : il y a beau temps que le livre traditionnel est déjà affaire numérique, de bout en bout. Et dans le bouleversement actuel, les lignes de force et de partage rejouent des conflits culturels qui n'ont rien à voir avec la seule question du numérique.
    C'est pour le présent, pour ce que nous avons à inventer au jour le jour, que nous avons à nous saisir d'une réflexion sans concession, nous faire nous-mêmes porteurs d'une complexité (voyez comme je sais vendre...). Longue histoire, de Rabelais à Diderot, de Kant (on verra ici le rôle de son texte Qu'est-ce qu'un livre ?) à Balzac, mais la nouveauté c'est que nous sommes - nous, dont le livre imprimé a été le bain et l'horizon - témoins et acteurs directs d'une bascule à la fois progressive et irréversible, radicale.
    Tous les familiers du monde professionnel du livre, tous les familiers des questions numériques de l'édition connaissent Jean Sarzana et Alain PIerrot. Qu'ils fassent à publie.net cette confiance, pour que ce travail de fond s'insère dans nos réseaux de diffusion, librairies qui nous relaient, grandes bibliothèques d'université, ou les salles de la BPI et d'autres, par simple requête de catalogue, j'en suis profondément touché.  Le livre inclut aussi plusieurs dizaines de liens interactifs, discrètement soulignés, qui vous mèneront aux organismes, rapports, sites, qui en font en lui-même un outil d'étude unique : une interface overte, le temps de la lecture, sur le monde éditorial et les institutions françaises, européennes, internationales qu'il décrit.
    Voici comment Jean Sarzana présente la démarche commune de ce compagnonnage de travail avec Alain Pierrot :

    "AP & JS se croisent depuis un peu plus  de quinze ans dans les différents  circuits de l'édition. Chacun, bien sûr, avec son profil et son  expérience propres : Alain linguiste d'origine, grammairien, observateur plus  qu'acteur à la croisée des techniques numériques et de la transmission du  savoir dans l'enseignement, l'édition et les "arts de la lisibilité" ; Jean  passé par le corps préfectoral, le Trésor, les cabinets ministériels, le  Syndicat national de l'Edition, praticien des problématiques collectives et de  la gestion des ego. Courant 2008, alors en mission auprès de la  SGDL, Jean demande à Alain de participer à un groupe de réflexion qu'il  anime au sein de la Société, l'Atelier de Massa : le courant  passe. L'année dernière, une réflexion commune se fait jour entre eux à  propos de la difficulté à fixer une définition pour le livre dit  numérique. Pris peu à peu au jeu de ces échanges, ils poursuivent  leur démarche interrogative autour de la lecture, du devenir de  l'oeuvre, du droit d'auteur, de certains enjeux de l'action  collective. "Impressions  numériques" naît à l'été 2010 de ce cheminement. Impressions,  parce que tout ce qui touche au numérique se prête encore  mal à l'affirmation".

    Quant au titre, s'il est d'emblée une provocation quant à ce qui aurait pu séparer, dans le geste éditorial, le chemin numérique de la réalisation imprimée, il connote aussi la très haute liberté de pensée d'aute

  • Dès le dernier tiers du xve siècle, un nouveau genre de publication dissémine un éventail de petits textes en langue française, dont il permet une circulation à une échelle inédite : les pièces gothiques. Ce sont des livrets à bon marché, imprimés en caractères gothiques tout au long du xvie siècle. Précurseurs du « livre populaire », beaucoup de ces brochures sont des ouvrages de catéchèse rudimentaire, des vies de saints, des pronostications, des recueils de recettes médicales, ainsi que des textes qui, relevant du folklore, fleurissaient jusqu'à Rabelais, à savoir des sotties, des farces qui mettent en scène la vie quotidienne, ou encore des textes parodiques et satiriques aux sujets scatologiques et misogynes. D'autres apparaissent comme les ancêtres de notre presse d'information en colportant des « nouvelles » sur l'actualité politique, militaire ou prodigieuse. Au-delà des savoirs qu'elles divulguent, les pièces gothiques constituent des vecteurs de normes et de valeurs qui concourent à façonner l'opinion, l'âme et le comportement de leurs lecteurs et auditeurs. Elles contribuent ainsi au développement et au fonctionnement de deux structures indispensables et complémentaires à l'État moderne : celle de la légitimation idéologique et celle de l'opinion. À partir de l'étude minutieuse des 2 200 pièces gothiques environ qui ont pu être recensées, ce livre retrace l'histoire complète, dans le temps et dans l'espace, de ce nouveau média. Les pièces gothiques nous permettent de saisir les nouvelles conditions de circulation des textes et de diffusion de l'information à l'ère de l'imprimerie et elles contribuent à renouveler notre compréhension tout à la fois de la « culture populaire » et du système de communication au tournant du xvie siècle.

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