• Vania, Vassia et Sonia, la fille de Vassia, les trois personnages de ce flamboyant roman, sont en quête d'un avenir qui les réconcilie avec leur passe? de Cosaques. Cependant chacun lit cet avenir sous un angle différent: s'intégrer en France avec un impeccable parcours, rester russe tout en défendant la République française, reprendre coûte que coûte le combat contre Staline, quitte a? se ranger du côté des nazis... Dans ce grand roman qu'elle portait en elle depuis longtemps, Macha Méril évoque la condition des Russes blancs en France.

  • Trois récits, trois femmes qui disent non. Elles s'appellent Norah, Fanta, Khady Demba. Chacune se bat pour préserver sa dignité contre les humiliations que la vie lui inflige avec une obstination méthodique et incompréhensible.
    L'art de Marie NDiaye apparaît ici dans toute sa singularité et son mystère. La force de son écriture tient à son apparente douceur, aux lentes circonvolutions qui entraînent le lecteur sous le glacis d'une prose impeccable et raffinée, dans les méandres d'une conscience livrée à la pure violence des sentiments.

    Prix Goncourt 2009.

  • « Pourquoi j'ai décidé de partir ? En deux mots, c'est parce que je déteste la Corée. Je suis un peu comme un animal victime de la sélection naturelle. Tu sais, ces animaux qu'on voit souvent dans les documentaires sur la savane africaine, les gazelles Thomson, il y en a toujours une qui ne fait rien comme les autre et finit par se faire dévorer. Eh bien voilà, je suis un peu comme celle-là. C'est pour ça que j'ai quitté la Corée. »

    Kyena est une jeune femme indépendante, qui désire simplement trouver un équilibre et être heureuse. Mais impossible pour elle de se couler dans le moule trop étroit de l'ordre social coréen, où être femme et d'origine modeste est un double handicap.
    Aussi a-t-elle décidé d'émigrer en Australie. Mais tout ne se déroule pas exactement comme elle l'avait prévu...

  • C'est la fin des gardes-frontières et des contrôles de passeports, un immense espoir pour un pays minuscule: le 21 décembre 2007, à minuit, la Lituanie intègre enfin l'espace Schengen. Comme beaucoup de leurs compatriotes, trois couples se lancent dans la grande aventure européenne. Ingrida et Klaudijus tentent leur chance à Londres. Barbora et Andrius à Paris. Et si Renata et Vitas restent dans leur petite ferme, eux aussi espèrent voir souffler jusqu'à l'Est le vent du changement. Mais l'Europe peut-elle tenir ses promesses de liberté et d'union? Estampillés étrangers, bousculés par des habitudes et des langues nouvelles, ces jeunes Lituaniens verront l'eldorado s'éloigner de jour en jour. Mais pour Kukutis, un vieux sage qui traverse l'Europe à pied, «Peu importe la ville où l'on veut atterrir, c'est le voyage lui-même qui est la vie». Dans ce roman tour à tour drôle, tendre et mélancolique, Kourkov donne un visage à tous les désenchantés du rêve européen.

  • Jusqu'où sommes-nous prêts à aller pour échapper à notre vie ?
    Anita, Monty et Sunny. Trois adolescents qui n'auraient jamais dû se rencontrer vont se croiser et se heurter à des choix terribles. Anita vit dans le plus grand bidonville de Karachi. Grâce à son voisin, un homme âgé dont les étagères regorgent de livres, elle découvre un moyen de s'évader de son morne quotidien. De l'autre côté de la ville habite Monty, fils d'un père autoritaire et richissime qui possède la moitié de la ville. Mais Monty, troublé par l'arrivée d'une fille rebelle dans son école, s'écarte de la voie qui lui était toute tracée. Sunny, lui, est né en Angleterre où son père a émigré dans l'espoir d'une vie meilleure. Cependant, il ne s'intègre pas. Séduit par le charisme de son cousin revenu de Syrie, Sunny pense avoir enfin trouvé sa communauté.
    Jusqu'où seront-ils prêts à aller pour échapper à leur destin ?
    " Vous ne pourrez qu'être émus par la profonde sagesse qui se dégage du nouveau roman de Fatima Bhutto et par sa capacité à saisir notre époque tourmentée. " Elif Shafak, autrice de
    La Bâtarde d'Istanbul

  • Aux prises avec le génocide littéraire visant les écrivains juifs allemands sous leTroisième Reich, Joseph Roth dénonce la destruction spirituelle de l'Europe tout entière. Lui-même exilé, Roth se fait le défenseur de ces "écrivains véritables", dont les oeuvres sont brûlées sur ordre de dirigeants jugés analphabètes.Les mots de Roth ne sont pas assez durs pour dénoncer l'illettrisme dont le Troisième Reich se rend coupable. Sous la plume d'un grand écrivain doublé d'un excellent journaliste, cela donne des formules définitives : "Que le Troisième Reich nous montre un seul poète, acteur, musicien de talent `purement aryen', qui ait été opprimé par les Juifs et libéré par M. Goebbels !" En lançant ces autodafés, c'est leur propre culture que les Allemands ont vouée aux gémonies.

    Né en Galicie en 1894 dans une famille juive allemande, Joseph Roth est chroniqueur pour Der Neue Tag à Vienne et produit des articles brillants et extrêmement lucides sur son époque. Il entame ensuite l'écriture de romans, dont La Toile d'araignée (1923). Il devient en 1925 correspondant à Paris du Frankfurter Zeitung. En 1932, il publie La Marche de Radetzky. Il est l'ami de Stefan Zweig, destinataire de lettres emplies de pessimisme. Malade, alcoolique et démuni, il meurt en 1939.

  • Le démographe Hervé Le Bras analyse brillamment le contexte migratoire que connaît actuellement notre pays. À la question, abondamment commentée, de l'immigration, l'auteur intègre celle de l'émigration, de Français d'une part et d'étrangers d'autre part. Il propose également une réflexion sur le lien entre immigration et croissance économique, sur le vieillissement des populations européennes, ainsi qu'une proposition prospective quant à l'avenir des migrations. Enfin, il répond aux tenants de la théorie du "grand remplacement"...

    Hervé Le Bras est démographe et historien, auteur de plusieurs ouvrages dont récemment, chez le même éditeur, Se sentir bien dans une France qui va mal.

  • " Je n'ai pas une goutte de sang français, mais la France coule dans mes veines. " Romain GaryDe Jacques Offenbach à Romain Gary en passant par Marie Curie, Guillaume Apollinaire, Émile Zola ou encore Joséphine Baker, il est temps de raconter l'amour pour la France de ces hommes et ces femmes venus d'ailleurs. Tous ont été en leur temps de jeunes immigrés, en butte aux souffrances de l'exil, et victimes d'humiliations. Mais tous ont voulu mettre au service de leur pays d'adoption l'héritage qu'ils avaient reçu, et lui ont ainsi donné sa richesse et ses lettres de noblesse. Les destins hors du commun des héros de cet ouvrage les ont inscrits pour toujours dans la mémoire collective. Avec ce livre, réconcilions la France avec cette histoire, puisque l'histoire de la France, c'est aussi l'histoire du monde.

  • Vienne avant la nuit

    Robert Bober

    Dans les premières années du siècle dernier, l'arrière-grand-père de Robert Bober, Wolf Leïb Fränkel, tenta d'émigrer aux Etats-Unis, en avant-garde de sa famille restée en Pologne. Refoulé à Ellis Island, il décida de s'installer en Autriche, à Vienne, où la vie était pour les Juifs plus facile qu'en Pologne, et il y fit venir sa femme et ses enfants.

    Wolf Leïb Fränkel est mort en 1929, avant que la nuit nazie ne tombe sur l'Europe. A l'époque, Vienne était une ville cosmopolite, ouverte, une capitale intellectuelle et artistique, effervescente. Modeste ferblantier, il est peu probable que Wolf Leïb...

  • Enfermé dans « sa tour de glace » - le petit appartement d'une banlieue ouvrière d'Oslo -, puisant dans un quotidien où personne ne parle sa langue, ni à l'usine ni en famille, Luigi Di Ruscio a écrit le monde quarante ans durant. Entraîné par le flot des crépitements incessants de sa machine à écrire, il mêle librement le roman, l'autobiographie, la poésie : « comment se fier à des témoins oculaires qui affirment avoir vu de magnifiques couchers de soleil quand on sait pertinemment que le soleil ne se couche pas, c'est nous qui crépusculons constamment. » Perpétuellement drôle, il s'émancipe de tout avec joie, et étrille les conventions du langage dans un élan de créativité furibonde, renverse les hiérarchies, bouscule la religion, la politique, la famille, le couple et le sexe, fusionnant l'écriture et la vie.

  • Des migrants fuyant la misère, les persécutions ou le changement climatique : telle est l'image qu'on nous renvoie sans cesse. Mais les migrants sont aussi, de plus en plus, des personnes compétentes et diplômées... L'homme migre depuis son apparition sur Terre - et ça lui a réussi. Le désir de changer de pays n'a jamais été aussi répandu qu'aujourd'hui. Contrairement aux idées reçues, les murs et les barrières que dressent les nations ne bloquent pas les migrants, mais les sélectionnent. Un nouvel équilibre mondial des compétences se met irrésistiblement en place. À rebours des fantasmes occidentaux contemporains sur l'«invasion» des migrants, Hervé Le Bras nous invite à poser sur les migrations un regard neuf, impartial et salutaire.

  • Né en 1902 à Dresde, dans une famille juive, Hans Sahl, journaliste, essayiste, poète, romancier, critique, est témoin d'une apocalypse. Fuyant l'Allemagne en 1933, il trouve un refuge provisoire à Prague, à Zürich puis à Paris. Au cours de ce long exode, ses compagnons d'infortune ont pour nom Anna Seghers, Erwin Piscator, Kurt Tucholsky, Willi Münzenberg ou encore Arthur Koestler, Thomas Mann, Bertolt Brecht, Walter Benjamin. Nombre d'entre eux subiront l'internement dans les camps français avant d'émigrer aux États-Unis. Dans cette « iconographie de l'exil », Sahl livre ses réflexions sur la nature de la littérature d'émigration. Loin d'être un jeu d'esprit, ce nouvel exercice de survie restaure l'unité perdue entre l'homme et l'oeuvre. Dans Survivre est un métier, la forme fragmentée rend compte de la situation toujours instable et précaire de l'émigré. L'analyse y succède au récit pur, le poème à la lettre ou au portrait.

  • Les phénomènes migratoires occupent aujourd'hui une place essentielle dans les agendas politiques. Moins connus sont leurs effets sur les équilibres socioéconomiques des territoires d'origine et d'accueil, dans un contexte climatique déjà préoccupant.

    Composante première des mouvements de population, la migration des campagnes vers les villes est une stratégie d'amélioration de vie pour les ménages grâce aux transferts matériels et immatériels de la part des migrants et constitue un des leviers de développement local, mais elle compromet aussi l'attractivité des territoires ruraux, notamment aux yeux des plus jeunes. Elle prive en outre les secteurs agricoles et agro-alimentaires d'un capital humain nécessaire.

    À l'heure où resurgissent les crises alimentaires et où s'aggravent les tensions liées aux ressources naturelles dans l'espace afro-méditerranéen, les migrations peuvent également fragiliser la sécurité alimentaire et hydrique des territoires les plus pauvres.

    Qu'ont été et que sont les tendances migratoires en Méditerranée ? Comment intégrer ces mobilités internes et internationales comme facteur de développement territorial ? Comment aborder les migrations des jeunes et des femmes ? Quels sont les liens entre migrations et environnement ? Quels rôles jouent les innovations et le secteur privé ? Quelles réponses peuvent apporter les acteurs de la coopération et du développement ?

    La nouvelle édition du rapport Mediterra, codirigée par le Centre international de hautes études agronomiques méditerranéennes (CIHEAM) et l'Agence française de développement (AFD), donne la parole à des experts et à des institutions partenaires afin de mieux comprendre cette thématique complexe, d'identifier des solutions durables et pérennes.

  • épitaphe

    Antoine Matha

    « Tout le monde ici soupire après Paris... Paris que vous vous représentez comme une caverne gorgée de biens... Paris où le bonheur a son enseigne... Aujourd'hui comme jadis, c'est la même verroterie qui vous fascine... Non contents d'être contemporains, vous voulez être modernes... Mais savez-vous ce qu'il en coûte d'être moderne ? Savez-vous qu'au bout de nos bagnoles qui polluent, de nos télés qui nous regardent et nous possèdent, au bout de tout ce qui se vend, s'achète, s'use, s'accumule, savez-vous qu'une immense lassitude vous attend, celle qui nous a déjà pris ? » Deux jeunes Africains, amis depuis l'enfance, quittent leur pays pour Paris, attirés par les sirènes de la société d'abondance. Nous les suivons dans cette vie nouvelle qui tour à tour leur offre des scènes étonnantes, l'argent facile et illicite, les émois du coeur et du sexe, les tracas et les avanies ordinaires d'une vie d'immigré... Jusqu'au jour où la catastrophe survient : l'un meurt, et l'autre se retrouve à convoyer le cercueil de son ami défunt dans leur pays d'origine où une guerre civile vient d'éclater...

  • Avant-propos de l'auteur : "Au moment même où une barrière métallique de plus de six mètres de haut était érigée sur les enclaves espagnoles de Ceuta et Mellila pour stopper les vagues d'immigrés en route vers les pays de l'Union européenne, une pirogue de Hann, village traditionnel de pêcheurs de la banlieue de Dakar, perdue en mer à la suite d'une panne de moteur, à la dérive durant deux semaines, poussée par les vents et les courants marins, accosta à Santa Cruz de Tenerife. [...] Le voyage en pirogue des côtes du Sénégal aux îles Canaries, porte de l'Espagne, était du domaine du possible."
    "Mbëkë mi", c'est "le coup de tête" sur lequel on part, défiant tous les périls ; et c'est devenu, tant elle est folle à accomplir, "la traversée" des milliers de jeunes Africains, le dos à la misère et à la désespérance, fuyant ainsi leur pays en pirogue... Dix jours de navigation et d'errance dans un tronc d'arbre évidé et chargé d'au moins quarante personnes pour un Éden européen rêvé, passant d'abord d'un Purgatoire villageois à l'Enfer océanien... Avec les personnages de cette histoire, le lecteur est emporté par l'espoir, l'immense beauté et cruauté de l'océan, la mort, le viol, la faim, la soif, les hallucinations, il est, lui aussi, le coeur au ventre, suspendu sur les abysses entre deux continents, empirogué jusqu'à l'autre rive...

  • 'Je cracherai dans ta bouche quand tu seras morte' : tel est le mot d'adieu écrit par Fadi à sa soeur jumelle, Lila, qui nous raconte leur histoire. Unis par une relation exclusive et passionnelle qui semblait impossible à détruire, ils ont quitté le Liban et ses ravages dès qu'ils ont eu dix-huit ans, comme ils se l'étaient promis. Ils arrivent dans le Paris des années quatre-vingt-dix, secoué par une vague d'attentats terroristes. Les jumeaux tentent dès lors de trouver leur place dans un monde qui les rejette. Peu à peu, Fadi part à la dérive tandis que Lila essaie d'être raisonnable pour deux. Mais la rencontre d'un 'ami' libanais va les ramener vers la violence qu'ils avaient fuie...
    /> On retrouve ici l'héroïne de La main de Dieu, premier roman de Yasmine Char. L'auteur décrit avec force le sentiment de déracinement éprouvé par ces deux personnages à peine sortis de l'adolescence, plongés dans un Paris froid et humide, loin du soleil de Beyrouth. Elle sait aussi rendre les moments de bonheur, la mélancolie des liens qui se défont, le courage d'une jeune femme déterminée à ne pas se laisser dominer par la peur qui gagne l'ensemble de la société, et à faire valoir son droit au bonheur.

  • Wadi stationnait aux pieds du Christ-roi, tenant d'une main une valise fatiguée, de l'autre un journal avec lequel il tentait de se protéger de la férocité du soleil tropical. Tout autour s'agitaient marchandes de légumes, débardeurs, djobeurs poussant leurs charrettes à bras hétéroclites, chauffeurs de taxi-pays qui jargouinaient sans arrêt dans une langue pour lui incompréhensible. Il s'étonnait qu'ils fussent pour la plupart d'un noir d'ébène, hormis quelques visages couleur de miel. Soudain, un gamin rieur le tira par la manche : 'La Syrie, tu vas fondre sur toi-même, oui! Ha-ha-ha!' À la fin du XIXe siècle, des centaines de milliers d'habitants issus des pays du Levant ? Syrie, Palestine, Liban et Jordanie ? émigrèrent en Amérique du Sud et dans l'archipel des Antilles. Ils furent désignés sous le nom générique de 'Syriens'. Wadi est l'un d'eux. Quand il débarque à Fort-de-France dans les années 1920, le dépaysement est total. Il est à la recherche de son oncle Bachar, qui l'a précédé en Martinique au début du siècle. Wadi a tout à construire dans ce nouveau pays où il va vivre de multiples aventures et croiser de nombreux personnages : Fanotte la superbe et fantasque revendeuse, Bec-en-Or le crieur de magasin, Ti Momo le fier-à-bras amateur de combats de coqs, des maîtres en sorcellerie, un boutiquier chinois, un prêtre hindou, et bien d'autres encore, caractéristiques du melting-pot antillais...
    En célébrant l'épopée des Levantins à la Martinique, Rue des Syriens est aussi un grand roman sur l'intégration qui plaide pour une identité mosaïque.

  • De 1957 à 1974, quelque 900 000 Portugais émigrent en France, dont plus de la moitié irrégulièrement. En 1975, la population portugaise de l'Hexagone atteint 750 000 personnes, formant la première communauté étrangère en France.Plus vieille dictature de droite en Europe, le Portugal de Salazar redoute les effets de la modernité, protège le pays des influences étrangères, résiste aux « vents du changement » qui se lèvent en Afrique et se referme sur lui-même. L'émigration, par son ampleur (10% de la population), va devenir un défi pour la dictature.Pour se maintenir au pouvoir, la dictature portugaise organise une politique d'émigration duplice et inefficace qui sert ses intérêts politiques, économiques, financiers et militaires. Elle empêche la population d'émigrer légalement et la contraint à la clandestinité en France.Pourtant, c'est en contournant l'État que les migrants pourront s'offrir de meilleures conditions de vie, contribuant activement à la modernisation, à la démocratisation et à l'européanisation « par le bas » du Portugal, à rebours d'une vision élitiste.Une histoire inédite et très documentée des migrants et des politiques de migrations portugaises.

  • Habile métissage entre l´«africanité» et la «canadianité», «Les morts ne sont pas morts» raconte le choc des cultures à travers le destin de Terama, un Africain à cheval sur deux mondes que tout sépare. / Immigrant bien intégré au Canada, Terama trime dur pendant des années pour faire sa marque dans son pays d´accueil. Une nuit pareille aux autres, il entend la voix de Tongo, son père, qui l´interpelle d´outre-tombe. Ne croyant ni à Dieu ni à diable, Terama est persuadé qu´il est victime d´une hallucination ridicule. Il ignore la voix, qui revient pourtant incessamment. Jusqu´au jour où Terama admet l´inavouable, l´existence du culte primitif des ancêtres. Dans la chambre secrète qu´il aménage dans son logis à la manière des huttes votives, Terama renoue avec Tongo puis avec Makwaya. / Au fil de ces palabres nocturnes, Terama se rapprochera de son pays et de sa culture d´origine et sera amené à faire des choix douloureux pour lui et sa famille. En bout de ligne, parviendra-t-il à se réconcilier avec cette conviction profonde que la mort est inévitablement dans la vie ?

  • TROIS regroupe la trilogie sur la migration et l'identité amorcée par le monologue autobiographique UN, dans lequel Mani Soleymanlou tente de nommer ce qui le définit comme Iranien. Dans DEUX, rejoint par son complice Manu, Mani cherche, comme dans un écho, ce qui a bien pu lui échapper dans sa quête identitaire. Celle-ci culmine dans TROIS, une oeuvre chorale mettant en scène quarante-trois artistes montréalais qui évoquent le sujet sensible de leurs origines et de leur identité.
    Avec une pointe d'humour et d'autodérision, TROIS entraîne le propos singulier vers la pluralité, souvent paradoxale, qui forme le Québec d'aujourd'hui

  • Pas facile de trouver l'amour quand on est un jeune flic. Kévin Gomes ne se remet pas de celle qu'il appelle encore « sa » Rachel. Foutu Blade Runner. Foutu baiser sur la joue. Amère science des femmes. Aujourd'hui, au pied d'un immeuble des Buttes-Chaumont, sous une pluie incessante, il se remémore la façon dont elle lui a brisé le coeur. Et voilà qu'il faut intervenir sur un cas de suicide. Décidément la période n'est pas à la fête. Et on est loin d'imaginer qu'en discutant avec la fille d'un homme qui vient de mettre fin à sa vie les choses pourraient en être autrement. Pourtant...

  • Cet ouvrage, le premier à aborder l'économie des migrations internationales dans une approche synthétique, traite le problème à trois niveaux d'analyse théorique qui correspondent au déroulement logique de la migration depuis la décision d'émigrer jusqu'aux implications sur l'équilibre international. L'auteur examine d'abord le mécanisme et la confrontation de l'offre et de la demande de travail étranger et définit la signification de l'équilibre de l'emploi. Puis, se plaçant au niveau micro-économique, il explore les implications de l'émigration pour l'équilibre général et la croissance des pays émetteurs et récepteurs ; il s'attache enfin à montrer le rôle de la migration sur l'équilibre et l'interdépendance internationale. À l'avenir, l'émigration et l'immigration seront l'un des soucis majeurs des politiques économiques des pays développés et sous-développés. Dans cette perspective, les conclusions auxquelles aboutit l'auteur sont d'une grande importance pour l'analyse des relations entre les pays riches et les pays pauvres.

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