• Un homme, parti de Pologne, traverse la Sibérie et ses camps, le Kamtchatka sauvage et achève son périple parmi des chasseurs de phoques ivres, sanguinaires et déments sur la côte de l´Alaska. Ailleurs, Fred Churchill risque sa vie pour rapporter un sac dont il ignore le contenu. Plus loin, un juge navigue sur un fleuve gelé dans un esquif de fortune après avoir condamné un criminel à suivre la même route mortelle. Un orpailleur, enfin, dans des conditions extrêmes, n´a plus qu´une allumette pour lancer le feu qui devra le sauver... Constitué de sept histoires, ce recueil, portant le titre de l´une des nouvelles les plus fameuses de London, est une étonnante évocation du courage et de l´énergie propres aux aventuriers du Grand Nord.
    Une magnifique leçon pour ne pas oublier que, dans ces contrées, il ne faut jamais voyager seul...


    Préface de Kenneth White Né en 1876 à San Francisco, Jack London connaît le succès après des années de pauvreté, de vagabondage et d´aventures. Auteur prolifique, ses nouvelles et ses romans sont souvent des récits de voyage où la nature représente un idéal de pureté face à l´injustice de la société. À sa mort, en 1916, il laisse une cinquantaine d´ouvrages parmi lesquels L'Appel de la forêt (1903) et Croc-Blanc (1906).

    2 Autres éditions :

  • « Buck ne lisait pas les journaux, sinon il aurait su que cela risquait de barder, pas seulement pour lui, mais pour tous les chiens de la côte, à forte musculature et à longs poils chauds, du détroit de Puget à San Diego. Des hommes, qui cherchaient à l´aveuglette dans les ténèbres arctiques, avaient découvert un métal jaune, et des compagnies de paquebots et de navigation claironnaient la trouvaille : voilà pourquoi des milliers d´êtres humains se ruaient vers les terres du Nord. Or ces hommes voulaient des chiens... » L´Appel sauvage, plus connu sous le titre de L´Appel de la Forêt, est non seulement le livre le plus emblématique de London sur le Grand Nord, mais bien davantage encore : par delà l´aventure du chien Buck, entraîné dans la terrifiante ruée vers l´or du Klondike en 1897, rudoyé et humilié par la chiennerie humaine, c´est un extraordinaire hymne à la gloire - ambigüe - du monde sauvage.


    Préface de Michel Le Bris Né en 1876 à San Francisco, Jack London connaît le succès après des années de pauvreté, de vagabondage et d´aventures. Auteur prolifique, ses nouvelles et ses romans sont souvent des récits de voyage où la nature représente un idéal de pureté face à l´injustice de la société. À sa mort, en 1916, il laisse une cinquantaine d´ouvrages parmi lesquels L'Appel de la forêt (1903) et Croc-Blanc (1906).

    1 autre édition :

  • Kamik ; chasseur au harpon Nouv.

    Quelque part au nord du monde. Le froid, la faim. Un campement attaqué, des chiens éventrés. Un ours devenu fou. L'expédition punitive tourne mal, le sang rougit la banquise. Un jeune chasseur armé d'un simple harpon se retrouve seul à suivre les traces du redoutable carnassier. Mais en vérité, qui traque qui ?

    Rédigé dans une langue sobre, d'une rare intensité, Kamik est l'histoire cruelle de cette chasse au long cours, à la fois haletant récit d'aventures et quête initiatique. C'est aussi le tout premier roman écrit par un Inuit du Canada, un geste d'une portée historique et sociale considérable. Traduit fidèlement depuis l'inuktitut, Kamik est un classique de la littérature autochtone nord-américaine.

    Markoosie Patsauq est un écrivain inuit du Canada, né en 1941 dans la toundra près d'Inukjuak (Nunavik), au sein d'une famille semi-nomade, à une époque où le mode de vie traditionnel est encore possible. Il devient pilote d'avion, se fait connaître dans le monde entier par ses textes de fiction et ses autres écrits, puis joue un rôle politique en tant que leader communautaire. Il est décédé en mars 2020.


  • Au coeur du Nord-Ouest canadien, les chemins de fer guident les hommes dans une aventure aux échos de ruée vers l'or.

    1964. Aux confins de la taïga, des ouvriers construisent le chemin de fer du Grand-Lac-des-Esclaves dans les Territoires du Nord-Ouest. C'est une véritable ruée vers l'or. Et l'occasion de s'en mettre plein les poches, pour quelques-uns. Sortis des asiles ou des prisons, coupés de la civilisation, ces salves de l'ère moderne peinent et suent sous la férule d'un contremaître véreux que Martin Bishop, le jeune contrôleur, osera défier au péril de sa vie quand sonnera l'heure de vérité. Ce roman, mené à un tain d'enfer est une vertigineuse plongée dans un monde rude et halluciné où la crainte des lois ne balise plus la conduite des hommes. Une épopée majeure dans notre littérature

    1 autre édition :

  • En 1991, Mariusz Wilk s'est retire sur les îles Solovki, archipel isolé de la mer blanche, véritable microcosme des dépouilles de I´empire soviétique. De là, il observe et tente d'expliquer le quotidien de la vaste Russie, ses contradictions, sa misère et ses grandeurs.
    À Solovki, se reflète I´histoire tumultueuse et complexe de la Russie avec ses hauts et ses bas. L'île abrite en effet depuis des siècles un monastère centre de I'orthodoxie, mais aussi les restes du SLON, premier camp de travail force d'Union soviétique, véritable laboratoire du goulag établi au lendemain de la révolution de 1917. Pendant les six ans de son séjour, Wilk a connu chacun des mille habitants de Solovki, évoqué avec eux leurs destins broyés, pittoresques ou cocasses, affronte avec eux un environnement hostile, mais aussi partagé leur fascination pour I´étrange beauté des paysages du Grand Nord.
    Wilk nous offre là un document d'une rare valeur, une véritable mine de renseignements servis par un style image et lyrique. S'il s'inscrit dans la lignée des écrivains-reporters célèbres en Pologne tels que Kapuscinski ou Krall, son regard original a la fois décalé, fascine et complice fera date dans le genre particulier du reportage littéraire.

    Mariusz Wilk (né en 1955) vit en Russie depuis plus de vingt ans. Opposant politique en Pologne, il y a été emprisonné pendant « l´état de guerre ». En 1989, il quitte la civilisation pour aller vivre dans les îles Solovki et, dix ans plus tard, en Carélie. Il a publié aux Éditions Noir sur Blanc : Le Journal d´un loup (1999), La Maison au bord de l´Oniégo (2006), Dans les pas du renne (2009), Portage (2010) et Dans le sillage des oies sauvages (2013).

  • Lorsque Tom s'envole pour le Grand Nord pour passer quelque temps avec son père qui s'y est installé, il ne se doute pas de l'aventure qui l'attend. Son père est bloqué quelque part à cause d'un blizzard, et Tom décide de partir à sa recherche, au péril de sa propre vie. Comment pourra-t-il survivre, au coeur de la tourmente, dans ce grand désert blanc qui lui est étranger ?

    1 autre édition :

  • Consacrée par le prix Goncourt de 1928, cette uvre fascinante constitue lun des plus importants apports à limaginaire occidental des Prairies et de lArctique, aux côtés de luvre de Jack London. Alors que le monde des cowboys libres de lOuest se meurt, le

  • Chorbacks

    Jean Desy

    Le chorback est une étendue d'eau libre, plus ou moins grande, ouverte dans le glaciel, champ de glaces flottantes. D'inspiration nordique, Jean Désy communique l'immensité et la grandeur de la terre. Transe poétique et traversée du paysage. Le souffle est modulé en plusieurs tons, tantôt cassant et abrupt, tantôt doux et tendre, comme la nature. Chorbacks est un livre qui nomme et exalte la nordicité, cartographie du territoire dans ses principaux éléments (flore et faune). Ouvrage lumineux qui donne à réfléchir sur la meilleure manière d'habiter la terre. Un rythme sauvage et fou.

  • Zoé, une adolescente, à la fois métisse et franco-ontarienne, est mal dans sa peau. Pour affronter ses démons et vaincre la culpabilité qui la tenaille, elle s'enfuit et se réfugie chez son cousin, Christophe, à Churchill au nord du Manitoba. Dans cet environnement glacial aux paysages envoûtants et à la nature sauvage peuplée d'ours polaires, elle va à la découverte d'elle-même. Accompagnée de son ami Ludo, un jeune Belge qui séjourne lui aussi là-bas, elle s'imprégnera de la riche histoire de Churchill et de celle de Thanadelthur, cette jeune héroïne du 18e siècle qui a risqué sa vie pour négocier la paix entre Dénés et Cris.
    Micheline Marchand aborde ici, avec finesse, le sujet délicat de l'automutilation dans une histoire touchante où l'amitié, la résilience et la solidarité des habitants du Nord canadien mènent une jeune fille à l'acceptation d'elle-même.

  • La disparition rapide de la banquise estivale dans l´Arctique laisse entrevoir la possibilité de sa dislocation à terme et de passages maritimes libres de glace sur des périodes de plusieurs mois. Le déclin de la banquise nous permettra-t-il d´exploiter des ressources naturelles - minerais, hydrocarbures - que certains évoquent comme un nouvel eldorado ? Les médias rapportent régulièrement les jeux de pouvoir qui se dessinent dans l´Arctique actuellement. Certains parlent même d´une « bataille pour l´Arctique », d´une nouvelle « guerre froide » pour les ressources de la région, voire d´une possible guerre entre pays riverains de l´océan Arctique pour le partage de ses richesses. De tels scénarios catastrophes sont-ils crédibles compte tenu des enjeux dans cette région ? Devant l´ampleur des changements climatiques que connaît l´Arctique, les rivalités qui se dessinent sur les plateaux continentaux et les passages arctiques pourront-elles se résoudre grâce à une coopération qui se dessine déjà ?


  • Maria Chapdelaine


    Louis Hémon


    Texte intégral. Cet ouvrage a fait l'objet d'un véritable travail en vue d'une édition numérique. Un travail typographique le rend facile et agréable à lire.

    Maria Chapdelaine est un roman rédigé par l'écrivain français Louis Hémon, alors résident au Québec qui raconte la vie d'une famille qui tente de s'établir en milieu rural. Maria a dix-huit ans et vit sur une terre de colonisation au Lac Saint-Jean. Trois hommes la courtisent, trois destins s'offrent à Maria : François Paradis, Loranzo Surprenant et Eutrope Gagnon. Le premier est un bucheron épris de liberté, le second est citadin aux États-Unis et le troisième est, comme le père de Maria, un colon. La mort de la mère de Maria, les qualités qu'on lui trouve, oriente Maria vers un rôle semblable. Le roman le plus célèbre, encore à ce jour, du Canada français, a été victime de son succès. Insistant sur ce côté « roman de la terre », il a été considéré parfois comme un modèle si parfait du genre que l'on a pu y voir un pastiche inégalé de la littérature « terroiriste » du Québec. Le pastiche dépasserait si largement ses modèles qu'il aurait pris valeur universelle. Comme la mort l'emporte au moment où il quitte le Québec, et avant même de publier en volume son roman, paru en feuilleton à Paris, en 1913, Louis Hémon ignore le grand intérêt que suscite son roman. Source : Wikipédia

    Retrouvez l'ensemble de nos collections sur http://www.culturecommune.com/

  • Nanuktalva

    Gilles Dubois

    Après une vie d'aventures, Nanuktalva, un vieil Inuit, se retire à Timmins, dans le nord de l'Ontario. Il s'y lie d'amitié avec une petite fille de cinq ans, à qui il apprend tout ce qu'il sait sur la vie nordique, ses défis, ses mystères et ses loups. Au passage, il l'initie aux coutumes de son peuple, à sa langue et à ses légendes. Il va même l'entraîner à des formes de combat nordique.
    Mais ce bonheur ne durera pas. À l'aube de ses 17 ans, la vie de Gaïa connaît un tournant inattendu. Elle est recueillie à Vancouver par une tante qui nourrit des projets crapuleux à son endroit. Le vieux Nanuktalva ne la laissera pas faire et se battra de toutes ses forces pour protéger Gaïa, cette enfant qu'il aime comme sa propre fille.
    Ardent défenseur des animaux et passionné du Grand Nord, Gilles Dubois puise dans sa vaste expérience de la vie pour nous offrir une histoire inspirante, remplie d'actions et d'enseignements.

  • L'APPEL DE LA FORÊT

    Jack London

    Le roman relate comment un chien domestique, vendu à la suite d'un concours de circonstance comme chien de traîneau à l'époque de la ruée vers l'or, revient à ses instincts naturels une fois confronté aux pièges et à la rudesse du territoire du Yukon. Wikipedia

  • Panik

    Geneviève Drolet

    Dehors, toundra. Blanche. Toute blanche. La terre, le ciel. Pas d'horizon. Impossible de fixer quoi que ce soit. Les muscles oculaires ne savent plus. L'aveuglement, le grand. Le blanc. Dans le Grand Nord du nord, dans le froid et le blanc de partout, Dorothée va vivre avec le Yéti, rencontrer des enfants et des adultes, des Inuit et des Blancs du Sud. Sa vie deviendra un long crissement de bottes dans la neige, quand les pierres veulent fendre et les doigts tomber. Dorothée va devoir se trouver et s'apprendre. Entre le western nordique et le roman d'intrigue, Panik est une fable polaire qui met en scène le Nunavut, une contrée méconnue, un endroit où la réalité dépasse la fiction. Geneviève Drolet signe ici son oeuvre la plus achevée, un des plus beaux romans du Nord et du Froid qu'il nous ait été donnée de lire. Avec ce roman d'une beauté et d'une force inouïes, elle nous montre l'étendue de son immense talent.

  • Caractéristique de la littérature populaire, ce roman d´Alexandre Huot, d´abord publié aux Éditions Édouard Garand en 1927, constitue une étonnante oeuvre utopique de réconciliation autochtone dans lequel percent des expressions (« maîtres chez nous »,« souveraineté économique »),des préoccupations sociales et environnementales et des projets qui rejoignent le lecteur d´aujourd´hui.

  • Amériquoisie

    Jean Desy

    C'est au fil de mes pérégrinations dans tout le territoire de la péninsule Québec-Labrador, dans les villes le long du Saint-Laurent, au sud, mais surtout au nord, sur la Côte-Nord / Nitassinan, à la Baie-James / Eeyou Istchee et dans le Grand Nord / Nunavik, que j'ai fini par mieux comprendre les extraordinaires qualités de la vie métisse. À n'en point douter, l'avenir harmonieux de ce pays passe par la métisserie.

    Amériquoisie rassemble des essais portant sur l'autochtonie, le nomadisme, le paysage et la nordicité. Témoin, auteur, promeneur et acteur, Jean Désy court le territoire et nous parle de cette aventure dite métisserie.

  • Maurice Constantin-Weyer a t l'un des romanciers franais les plus lus au xxe sicle : ses romans d'aventures du Grand Nord ont construit dans l'esprit europen un puissant imaginaire de la survie dans les grands espaces hivernaux. Dans La loi du Nord, le personnage Louis Walferdin raconte, dans un rcit la premire personne, ses souvenirs douloureux d'une expdition dans le Nord-Ouest qui a mal tourn.

  • Confinées à Chisasibi, réserve amérindienne dans le Nord du Québec, les bêtes traquent les bêtes et survivent comme elles le peuvent à leurs solitudes. Une dentiste candide, un professeur blasé, un père en dépression, un adolescent malicieux, un poète fantôme. Cinq vies, aussi agitées et fragiles que des flocons avant la tempête.

    Dans les premières pages, ce roman oscille entre le reportage et la comédie de murs; bientôt, on a droit à des doses de surréalisme et de mystère; puis, ça bascule vers le thriller dans une toundra hostile quand se déchaîne le blizzard.

    Les Bêtes est un roman sur la naïveté et la condescendance, sur l'amitié et l'espoir aussi. Un roman résolument moderne, original, rafraîchissant. Et juste assez déroutant.

  • À lautre bout du wagon, une fille se lève, un bébé dans les bras, un sac à dos sur lépaule. Elle savance dans ma direction. Elle a les yeux luisants, les pommettes saillantes et une chevelure de jais, aussi raide que celle des petites filles chinoises. Elle doit avoir mon âge. La fille sarrête à ma hauteur, dépose son sac à dos sur la banquette en face de moi. Elle sassoit, toujours son bébé dans les bras, emmailloté dans une couverture de polar bleue. Elle ne me regarde pas. Elle le berce et chantonne: «Peu, peu, nipepessim, peu, peu, peu.» Lorsquelle reçoit par la poste le mystérieux carnet de sa mère, disparue deux ans plus tôt dans le Grand Nord, Viola décide de retrouver sa trace. Dans le train qui lemmène là-bas, elle rencontre Nashtash, une fille Innue de son âge, déjà mère dun petit bébé. Un monde les sépare, mais leurs destins se lient.

  • Souffle épique du Grand Nord... L´homme aux yeux de loup raconte une aventure énigmatique, tendre et impitoyable, vécue par des êtres simples, que les circonstances poussent à se dépasser : un Mexicain dont l´avion est abattu au-dessus du magnifique Parc de Nahanni, un Indien qui revient de la guerre d´Iraq, l´esprit saturé du bruit des bombes et des cris de ses compagnons mourant autour de lui, des chasseurs percés de mystérieuses flèches venues de nulle part punir le non-respect de la vie animale et cette jeune Indienne, révoltée par la triste condition de la femme soumise à l´homme. Autour d´eux, tantôt innocentes proies, tantôt fidèles compagnons, il y a les loups qui finissent par leur ressembler. Ce récit envoûtant, reflet d´un véritable choc des cultures, est inspiré d´une histoire vraie... devenue légende.

  • Les deux nouvelles de ce recueil nous entraînent sur les traces de deux prospecteurs. Jalonnant le territoire abitibien, ces titans au cur fragile, passionnés et rebelles, martèlent la roche à la recherche de lor et nous emportent dans la démesure de leur fabuleux rêve. Lor devient ici le symbole de lultime quête de la beauté et de labsolu.

    Le gringo de la première nouvelle se rend jusquen Amérique latine, mais le « si triste chemin » quil emprunte le ramène dans un bar de lAbitibi. « Partout le bruit de son pic fait sonner la pierre inconquise à la recherche des brisures de soleil éparpillées dans la roche. » Cest un homme à la poursuite dun signe du destin.
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    Cham, lindomptable géant de la deuxième nouvelle, est un batailleur. Missionnaire, colonisateur, prospecteur, il sillonne le Nord, bravant rivières et tempêtes. Aucune interdiction narrête ce prêtre bagarreur.

    Delisle extrait la quête [de lor] de son contexte habituel, entreprenant avec le lecteur un périple qui le mènera aux quatre coins de lAmérique. Chez Delisle, lampleur narrative prend tout son sens au contact dune expressivité claire, limpide, qui na dégale que le pouvoir dévocation dun style farouchement ancré dans une prose lyrique [...].
    Catherine Morency, Le Devoir.

    Delisle nous offre une peinture éloquente du sort que lon réservait aux originaux et aux aventuriers qui sortaient des rangs [...]. Son écriture est toujours belle et intense, et chaque nouvelle se lit avec un égal bonheur. Comme il sagit du « tome 1 », on est en droit den redemander le plus vite possible.
    Michel Lord, Lettres québécoises.

  • Cédric Gras le dit et ne se l´explique pas, il est attiré par les territoires hostiles qui s´ingénient à repousser les rares voyageurs plutôt qu´à les séduire. C´est un fait, et son regard de géographe singulier n´a pas d´équivalent. Plus intrigante encore cette découverte que le Nord russe se trouve en réalité à l´Est et qu´il faudrait faire pivoter la carte du pays pour tenter de le comprendre. De la Carélie au fleuve Amour, de la Crimée à la mer du Japon, des immenses steppes de Mongolie à Magadan, l´auteur a parcouru des milliers de kilomètres pour aller à la rencontre des archipels humains perdus que le pouvoir exploite à coups de décrets depuis l´époque soviétique. Les « territoires du Nord et assimilés » correspondent souvent à ce que fut l´Archipel du Goulag : des zones perdues de steppe, de taïga et de montagnes, improbables contrées, plus que rudes, où l´alcool tient lieu de mode de vie et où se côtoient les mille groupes ethniques composant la Fédération de Russie. Fleuves inconnus, villes condamnées qui deviendront la cible des Mig à l´entraînement, champs de neige et de gel...

    L´Occidental curieux croit parfois connaître la Russie : il ne pourra qu´être sidéré à la lecture de ces lignes.

  • Le navire explorateur le Pourquoi Pas? est jeté sur les brisants, non loin de Reykjavik, au matin du 16 septembre 1936, au cours d'une épouvantable tempête. Ce fut un de ces grands drames de la mer - il y eut un seul rescapé. Ce grand drame humain n'est pourtant pas une histoire lugubre.
    Jean-Baptiste Charcot, médecin, explorateur, qui fit construire et lancer le Pourquoi Pas? en 1907, a été pour la cause de l'exploration dans notre pays un entraîneur merveilleux. Fanatique de la navigation dans les banquises, celles du grand Nord après celles du grand Sud, il a redonné le goût des découvertes lointaines. La campagne de 1936 menaçait dans tous les cas d'être la dernière du bateau et de l'explorateur.
    Ce livre, qui rend hommage au génie de Charcot, rend hommage pareillement à tous ses compagnons, chercheurs scientifiques ou membres de l'équipage. A commencer par le capitaine Joseph Le Conniat, Breton du Trégor, qui se montra dans sa patience et son courage un grand homme de mer. Sans oublier le matelot Henri Ravul, un Ouessantin, dont le corps ne fut pas retrouvé, ou pas identifié, et qui eut droit, dans son île natale, à la traditionnelle proëlla.
    Il y a tout juste quarante ans, Henri Queffélec, né à Brest (1910-1992), faisait paraître pour la première fois Le Grand Départ ; en voici une nouvelle édition, préfacé par Eric Auphan, président de l'Association des Amis d'Henri Queffélec.

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