• Querelle

    Kevin Lambert

    Une grève éclate dans une scierie du Lac-Saint-Jean, dans le nord canadien. Derrière une apparente solidarité ouvrière, l'ennui et la dureté de la lutte, que seules rompent les nuits dans les bars et karaokés, révèlent les intérêts plus personnels de chacun.
    Parmi ces ouvriers, il y a Querelle, magnifique colosse venu de la métropole, et Jézabel, issue d'une lignée rebelle de mère en fille.
    Doux et charnels, ces héros incarnent la liberté, la jouissance et la joie sauvages, hors des lois du marché et de l'aliénation familiale ou sexuelle.
    Au gré des sabotages, des duels et des ivresses, la colère s'empare des grévistes et les événements se conjuguent dans un conflit généralisé aux allures de vengeance sociale, qui rappelle Le Seigneur des porcheries, Jean Genet ou Kathy Acker.
    "Magistral... construit comme une tragédie grecque... Le puissant roman (noir) de notre époque !" - Stéphane Ehles - Télérama
    "Ironique et tueur ! Une manière bien à soi de considérer le corps-à-corps avec les ennemis sociaux..." - Mathieu Lindon - Libération
    "Un premier roman aux allures d'un film de Ken Loach, avec ses accents joual et un parler crû" - Thomas Vincy - Livre Hebdo

  • Écrire la vie de Jacques Derrida (1930-2004), c'est raconter l'histoire d'un petit Juif d'Alger, exclu de l'école à douze ans, qui devint le philosophe français le plus traduit dans le monde, l'histoire d'un homme fragile et tourmenté qui, jusqu'au bout,

  • Dans son livre, Jean Narboni passe d'une scène (le rasage, le prologue pendant la Première Guerre mondiale...) à un point d'Histoire ou à un auteur (Bazin, Benjamin, Adorno, Genet...), il entre et sort du film, change sans cesse d'échelle et de point de vue. Ecrit dans un style où description, analyse et humour subtil se relancent en permanence, ... Pourquoi les coiffeurs ? apporte des éclairages nouveaux sur des éléments fréquemment discutés du Dictateur (réalisé en 1940) : la ressemblance entre la moustache de Chaplin et Hitler, le rôle et le sens du discours final... Il s'attarde aussi sur des aspects souvent négligés ; notamment la fonction de la musique, particulièrement celle de Brahms et de Wagner.
    En plus de la question de l'actualité du Dictateur, toujours débattue, ces notes sont aussi actuelles parce que le livre est écrit avec tout le savoir accumulé sur la Shoah et sur Chaplin depuis 1940, et à une époque où les controverses autour de la représentation du nazisme, du statut du rire restent particulièrement vives.

    "Encore un essai sur Le Dictateur ? Aujourd'hui ? Venant s'ajouter à tant d'autres ? Quelle urgence, quelle nécessité ? N'y a-t-il pas, après soixante-dix ans, anachronisme, lassitude, saturation, et pour le dire d'un terme pénal, prescription ? Je ne le pense pas, et moins pour ce film que pour aucun autre. Sa nouveauté, son audace, sa force et son actualité paraissent, au contraire de ce qui se dit généralement, plus éclatantes à mesure que les années passent." Jean Narboni

  • Lorsqu'on lui propose de consacrer une exposition à Jean Genet, à qui elle avait autrefois dédié ses tout premiers travaux, l'auteure renoue avec une oeuvre qui l'obsède depuis longtemps. Organisé en séquences inattendues, le livre suit sa progression, pas à pas, dans les documents, les souvenirs, les rencontres et les anecdotes, dans une approche où la documentation cède le pas à la sensibilité. On chemine alors de photographies iconiques en anecdotes, de polémique en correspondances, de films en témoignage, pour aborder Genet à travers la voix et le regard des autres. Ainsi se constitue, en creux, le portrait d'un poète scandaleux et insaisissable.

    Écrivaine et commissaire d'exposition, Emmanuelle Lambert a rejoint l'IMEC (Institut Mémoires de l'édition contemporaine) après un doctorat consacré à l'oeuvre théâtrale de Jean Genet. Elle y a notamment travaillé avec Catherine et Alain Robbe-Grillet. À la mort de ce dernier, elle se tourne vers l'écriture et lui consacre son premier récit, Mon grand écrivain, publié aux Impressions nouvelles. Elle a publié trois romans, dont le dernier : La désertion chez Stock en 2018.

  • «À Domodossola en Italie, au printemps 1967, Jean Genet a tenté de se suicider dans une chambre d'hôtel. Les journaux de l'époque s'en sont émus, mais cet événement n'occupe que quelques lignes dans la plupart des biographies. L'écrivain lui-même est resté silencieux sur les raisons de cet acte - un simple faux pas dans sa légende.
    Il m'aura fallu vingt ans et ma propre histoire pour y voir le centre caché d'une vie.»

  • Poemas Homoeróticos Escolhidos é uma coletânea de poesia que reúne sete poemas de Paulo Azevedo Chaves, publicados anteriormente em livros de sua autoria, para além de seis inéditos. Do mesmo autor, constam do volume oito traduções publicadas em livros anteriores, a partir de 1984, de grandes poetas como Walt Whitman, Abu Nuwas, Federico Garcia-Lorca, Luís Cernuda, Jean Genet, Constantino Cavafy ou Paul Verlaine . Os textos foram traduzidos do inglês, francês e espanhol. Os poemas selecionados por Raimundo de Moraes para esta coletânea foram publicados em dois livros de sua autoria, ambos lançados no Recife, em 2010: Baba de Moço (com assinatura de seu heterônimo Aymmar Rodriguéz) e Tríade. Na secção In Memoriam são homenageados dois poetas que se destacam, respectivamente - o brasileiro Cassiano Nunes e o mestre português António Botto. Um poema famoso de cada um deles consta desta secção.
    Explica Paulo Azevedo Chaves acerca dos seus inéditos nesta coletânea: "procurei seguir à risca o conselho de Keats no dístico final de sua bela Ode Sobre uma Urna Grega: «Beleza é verdade, verdade, beleza, - isso é tudo / Que sabeis na terra e tudo que precisais saber». O que muitos certamente enxergarão como vulgaridade, indecência, obscenidade, para mim nada mais é do que a busca de uma linguagem visceral em consonância com o que pretendo exprimir - a realidade nua e crua do sexo, que deve prescindir de eufemismos e de termos e construções verbais bem comportados e/ou eruditos para descrevê-la e para exprimi-la. Entre quatro paredes, os homens, via de regra, transam como gatos - com brutalidade e sem meias ações, deixando aflorar o instinto despojado das barreiras do convencionalismo. Para descrever esse momento íntimo e brutal do sexo, seja ele homo ou heterossexual, usei uma linguagem igualmente íntima e brutal e, desse modo, na verdade do verbo encontro a beleza preconizada por Keats. Pois para mim, embora nem sempre beleza seja verdade, Verdade (com V maiúsculo) é sempre beleza."

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