• Japon, 1919.
    Un bateau quitte l'Empire du Levant avec à son bord plusieurs dizaines de jeunes femmes promises à des Japonais travaillant aux États-Unis, toutes mariées par procuration. À la façon d'un choeur antique, leurs voix s'élèvent et racontent leurs misérables vies d'exilées... leur nuit de noces, souvent brutale, leurs rudes journées de travail dans les champs, leurs combats pour apprivoiser une langue inconnue, l'humiliation des Blancs, le rejet par leur progéniture de leur patrimoine et de leur histoire... Une véritable clameur jusqu'au silence de la guerre. Et l'oubli.

    Prix Femina étranger 2012

  • Inflorescence

    Raluca Antonescu

    Quatre femmes de différentes générations de 1911 à 2007 se constuisent en miroir de leur jardin. Que ce soit à la campagne ou en ville, en France, en Suisse ou en Argentine, ces femmes, qui traversent de lourdes épreuves, plongent les mains dans la terre.

    La transmission consciente et inconsciente au sein d'une famille et l'histoire des mentalités face à la nature nourrissent ce roman.

    A la jonction de la nature writing et du féminisme, ce texte servi par une écriture sensorielle - particulièrement marquée par le sens du touché - a une sensibilité très contemporaine.

    Enseignante d'arts visuels à Genève, Raluca Antonescu est originaire de Roumanie et le français est sa troisième langue. Romancière travaillant principalement le roman choral, elle a déjà publié deux livres, l'Inondation et Sol qui ont obtenu une bonne réception critique et ont été publiés en poche à la Baconnière.


  • 1987. Cinq jeunes femmes autour d'un piano, cinq survivantes du naufrage de l'Empire colonial portugais, elles sont là pour chanter.

    Il y a Gisela, qui les a convoquées et va mettre toute son audace et son énergie à leur transformation en un groupe vocal qui enregistre des disques et se produit sur scène.
    Il y a les deux soeurs Alcides, Maria Luisa la mezzo-soprano et Nani la soprano qui sortent du conservatoire.
    Il y a Madalena Micaia, The African Lady, à la sublime voix de jazz, noire et serveuse dans un restaurant, et enfin la plus jeune, Solange de Matos. Elle a 19 ans, elle découvre la vie et la ville, elle n'a pas une grande voix mais un grand talent "pour les petites choses", elle compose des paroles de chansons inoubliables qui vont faire la gloire du groupe.
    Puis il y aura l'amour aérien et ambigu du chorégraphe international Jõao de Lucena.
    Il y a les relations de pouvoir si particulières des femmes, les pressions psychologiques, la façon de tout sacrifier à la réalisation d'un objectif.
    Elles ont travaillé dans un garage, elles ont appris à chanter, à composer des chansons, à danser sur scène, à marcher comme on danse, elles ont enregistré un disque, et l'impensable s'est produit.
    Vingt ans après, la télévision, le royaume de l'instantané, leur consacre une émission et elles se retrouvent là, entre émotion et mensonge.
    Romancière au sommet de son art, dominant une langue raffinée et subtile pour aller au plus profond des sentiments et de l'histoire des changements d'une société, Lídia Jorge écrit ici un roman puissant et limpide.
    Lídia Jorge est née dans l'Algarve en 1946, elle est l'auteur de : La Forêt dans le fleuve (1988), Le Rivage des murmures (1989), La Journée des prodiges (1991), La Dernière femme (1995), L'Instrumentaliste (1998) qui a reçu le Prix de la Critique Allemande, La Couverture du soldat (1999), Prix Jean Monnet 2000, Le Vent qui siffle dans les grues (2004), Nous combattrons l'ombre (2008).

  • Marseille, 2016
    En démontant le faux plafond d'un hôtel, un ouvrier tombe sur une boîte contenant les souvenirs d'une vieille dame, Magdalena. Son arrière-petite-fille, Anaïs, tenancière du Café de l'Ensaïmada, une institution culinaire à Paris, décide alors de partir à la recherche de ses origines majorquines...
    Majorque, 1935
    Magdalena, jeune pâtissière, confectionne chaque jour des ensaïmadas, ces brioches majorquines entortillées et saupoudrées de sucre glace. Mais très vite, la guerre civile espagnole frappe aux portes de son village. Au péril de sa vie, Magdalena s'engage alors dans la résistance. Entre Majorque et Marseille, deux destins de femmes bousculées par la Guerre d'Espagne et un secret de famille, mais unies par une même passion : la pâtisserie.
    « UN LIVRE BIEN DOCUMENTÉ, BIEN ÉCRIT, AVEC UNE HÉROÏNE FORTE. (...) MAJORQUE EST ENCHANTERESSE. » - Ariane Bois, romancière.
    Béatrice Courtot est originaire de Bordeaux. Elle a vécu à Aix-en-Provence, Madrid et Paris, où elle travaille actuellement dans le secteur du développement durable. La Vallée des oranges, son premier roman, est le lauréat du Prix du Livre Romantique 2018, présidé par la romancière Marie Vareille. Le jury prestigieux est composé de la Ville de Cabourg, l'éditeur Pocket, la romancière Ariane Bois, la lauréate du Prix du livre romantique 2016 Clarisse Sabard, et Vendredi Lecture.

  • « Ma grand-mère a aujourd'hui quatre-vingt-quatorze ans. Chacune de nos conversations est rythmée par la même lassitude, et l'ombre de la mort. »

    La petite fille qui s'était promis de ne jamais abandonner sa grand-mère s'aperçoit qu'il est difficile de tenir ses promesses. Alors qu'elle vit en Afrique, loin d'Angers, loin de sa famille, la narratrice revient quelques jours sur les lieux de son enfance afin de signifier à sa grand-mère qui l'a élevée tout son amour et sa gratitude.

    Ce séjour est l'occasion de replonger dans l'histoire de la famille, tout en dessinant le portrait d'une femme hors-norme, libre, féministe et moderne.

    ***
    Dans son premier roman, Anne Sophie Faivre Le Cadre ravive, avec délicatesse et mélancolie, l'histoire d'une famille qui connaît de grandes joies et des périodes de profonds malheurs, touchant ainsi à l'universel. Un vibrant hymne à l'amour filial et à la vie.
    Anne-Sophie Faivre Le Cadre a 26 ans. Après des études de sciences politiques, d'histoire et de journalisme, elle s'est tournée vers le grand reportage et a couvert en solitaire l'Iran, l'Irak et Haïti, avant de travailler au Monde. Elle couvre désormais l'actualité de la région Afrique de l'Ouest pour L'AFP et vit à Dakar, où elle partage son temps entre journalisme et écriture.


  • Trois femmes, trois destins, trois romans...

    Trois femmes. Nées au tournant du siècle, entre 1873 et 1914, Colette, Simone de Beauvoir, et Marguerite Duras ont un point commun : celui d'avoir une hyper-mère, qu'elle soit fusionnelle (comme Sido), autoritaire (comme Françoise de Beauvoir) ou ambivalente (chez Duras).
    Trois destins. Sophie Carquain fait revivre les trois monstres sacrés dans leurs décors : l'exotisme de l'Indochine des années 20 chez Duras, la bourgeoisie du début de siècle chez Beauvoir, la Bourgogne pour Colette. Et raconte comment elles ont construit leur univers et pris la plume pour se distancer de « Big Mother ». Pour exister.
    Trois romans. Dans ce superbe triptyque, Sophie Carquain écrit le roman de ces trois femmes. - trois romans reliés par un subtil jeu de correspondances - et explore la complexité de la plus belle relation qui soit : celle qui unit une fille et sa mère.

    Une biographie romancée qui mêle la fiction à l'analyse.


  • Trois destins de femmes dans la tourmente.

    Elsa, fille unique d'une famille juive, vit une enfance protégée à Nantes. Elle apprend le piano et prépare le concours du conservatoire. À 18 ans, elle tombe amoureuse de Jacques, étudiant en médecine. Le 15 août 1942, elle est raflée, déportée, violée à Auschwitz. Libérée par les Russes, elle revient à Nantes avec son enfant et Josef, un prisonnier qu'elle épouse. Elle ne retouchera jamais un piano.
    Pauline, née à Auschwitz, ignore tout de ses origines paternelles. Excellente gymnaste, elle est sélectionnée pour aller à Berlin, représenter la France aux JO. Elsa s'y oppose. Josef n'intervient pas. Blessée, Pauline quitte la maison familiale et trouve refuge sur un terrain de gens du voyage. Un nouvel événement la propulse à Paris, au mois de mai 1968. Avec le monde étudiant, Pauline fait sa « révolution », un moyen d'exorciser sa violence.
    Elle joue sa vie sur un coup de dés, en vivant par opportunisme avec un garçon qu'elle n'aime pas. Elle donne naissance à Solène.
    Solène est marquée dans sa tête et dans son corps par l'héritage douloureux d'Elsa et de Pauline. Elle ne connaît pas le plaisir et multiplie les aventures amoureuses, au risque de se perdre.
    La tourmente météorologique de décembre 1999 qui déclenche le naufrage de l'Erika et la pollution des plages bretonnes lui fera-t-elle trouver le port ?

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