• Douleur

    Zeruya Shalev

    À près de cinquante ans, Iris mène à Jérusalem une existence bien remplie. Cette ambitieuse directrice d'école pensait avoir surmonté ses blessures enfouies jusqu'au jour où les souvenirs la rattrapent. Elle retrouve par hasard son grand amour de jeunesse, ravivant une passion qu'elle croyait éteinte. Tandis que son mari s'éloigne et que leur fille multiplie les provocations inquiétantes, Iris tente de contrôler la situation. Dans un pays traversé par l'urgence de vivre, choisira-t-elle de ressusciter le passé ou d'affronter le présent?

  • Deux semaines après l'assassinat de Samuel Paty, François Héran publiait dans
    La Vie des idées une " lettre aux professeurs ". Ce texte ayant beaucoup circulé, et suscité quelques vives réactions, l'auteur en développe ici les arguments. Les caricatures qui désacralisent le religieux sont-elles sacrées ? La diffusion des caricatures est-elle indépendante de l'État ? Comment la liberté de conscience et la liberté d'expression, ces " tours jumelles ", ont-elles évolué depuis 1789 ? Peut-on outrager les croyances sans outrager les croyants ? Qu'en est-il au sein des établissements scolaires ?
    Dans son hommage à Samuel Paty, Emmanuel Macron défendait les caricatures, tout en appelant à revoir l'enseignement de l'Histoire, à combattre les discriminations, à pratiquer le respect mutuel. François Héran le prend au mot et s'attaque, avec des arguments percutants, à ceux qui nient l'existence de l'islamophobie, du racisme structurel et des discriminations systémiques. C'est dans ce déni que se loge la véritable
    cancel culture, note-t-il avec malice.
    Implacable et vif, pédagogique et précis, cet essai récuse les tentations extrêmes. Sa méthode : mettre en balance les grands principes avec discernement. Sa philosophie : recréer le lien social autour de la règle d'or du respect réciproque.

  • Un document choc en plein coeur de l'actualité
    Pendant plus d'un an, Anna Erelle et Jacques Duplessy ont enquêté sur un phénomène méconnu de l'opinion et de plus en plus embarrassant pour les pouvoirs publics : la multiplication d'établissements scolaires qui passent sous les radars de l'Éducation nationale. Si, depuis Jules Ferry, l'instruction est obligatoire en France, envoyer son enfant à l'école ne l'est pas, du moment qu'un enseignement lui est dispensé. Or cette tolérance jusqu'ici marginale devient, à mesure que la peur du communautarisme grignote notre pays, un vrai problème de société : " écoles en ligne " et structures clandestines sont en plein essor.Outre le sujet explosif de l'école à la maison, ce livre, fruit d'une enquête de terrain extrêmement documentée, dévoile l'univers protéiforme de cet enseignement parallèle. On y découvre de nombreux adeptes des pédagogies alternatives. Mais aussi les promoteurs de l'islam radical, théologiquement et financièrement appuyés par l'Arabie saoudite, le Qatar ou la Turquie. D'autres qui relaient des thèses complotistes ou des récits fondamentalistes de la création de l'univers. D'autres encore qui flirtent avec des pédagogies aux relents d'extrême droite. Bien loin du modèle laïc inspiré des Lumières qui fonde notre République.

  • Ils enseignent la liberté. Ils sont les bâtisseurs du monde de demain, d'une société fraternelle, diverse et égalitaire. Ils travaillent à un monde plus juste.
    40 personnalités se souviennent d'un professeur qui a changé leur vie.
    Abd Al Malik, Aline Afanoukoe, Albert Algoud, Anouk F., Jérôme Attal, Charles Berling, Nicolas Beuglet, Sophie Blandinières, Anne-Laure Bondoux, Françoise Bourdin, Cali, Marie Darrieussecq, Rokhaya Diallo, Irène Frain, Raphaëlle Giordano, Héloïse Guay de Bellissen, Serena Giuliano, Marius Jauffret, Jul, Caroline Laurent, Marc Levy, Henri Loevenbruck, Mathias Malzieu, Agnès Martin-Lugand, Nicolas Mathieu, Fabrice Midal, Bernard Minier, Thibault de Montaigu, Plantu, Josef Schovanec, Romain Slocombe, Tatiana de Rosnay, Camille Pascal, Christiane Taubira, Sylvie Testud, Franck Thilliez, Philippe Torreton, Séverine Vidal, Jacques Weber, Bernard Werber.
    /> En hommage à Samuel Paty.

  • Un cri d'alerteL'institution Éducation nationale se lézarde chaque jour un peu plus : la belle et grande idée républicaine - même instruction, donc mêmes chances dans la vie - est devenue une utopie. Après quarante-trois ans de bons et loyaux services, Patrice Romain lance un cri d'alarme.
    En s'appuyant sur des anecdotes vécues, il dénonce un laxisme scandaleux et révèle des pratiques peu avouables : les lâches décisions des hauts fonctionnaires adeptes du " pas de vague ", les directives pernicieuses des " démago-pédagogistes " qui, sous couvert de bienveillance, sacrifient les élèves motivés, la gestion humaine catastrophique, les consignes hors-sol, le coût exorbitant de la " paix sociale ", la mascarade des évaluations, les statistiques truquées, les petits arrangements entre amis, etc.
    Il démonte et démontre : le système éducatif français actuel est le terreau d'une révolte inéluctable...

  • Jean François Billeter démontre ce qui caractérise la langue chinoise, composée de mots monosyllabiques et invariables : ces mots sont reliés entre eux par des gestes intérieurs. Ils sont du même ordre que ceux qu'emploie le musicien pour lier les notes d'une partition musicale. Le sinologue apprend ainsi au lecteur à exécuter ces gestes, à les comprendre et à en éprouver la subtile beauté. Cet essai se fonde sur la conviction que ce n'est qu'en pratiquant le chinois, peu importe son niveau, qu'on pourra en avoir une connaissance minimale.

    Pas seulement à destination des spécialistes, l'ouvrage s'adresse à tout lecteur soucieux de mieux comprendre le phénomène extraordinaire du langage : universellement partagé, jamais parfaitement compris, et constamment en mouvement.
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    Après avoir été professeur d'études chinoises à Genève, Jean François Billeter a quitté l'université pour se consacrer à ses propres travaux. Dans ses études sur certains textes remarquables de Tchouang-tseu et sur l'art chinois de l'écriture, il allie la plus grande rigueur sinologique au souci constant de se faire comprendre des lecteurs non sinologues, à la fois par la clarté de l'expression et par la richesse des références à l'héritage occidental, ou simplement à l'expérience commune.

  • « L'art c'est comme le chinois, ça s'apprend », aurait dit Picasso. Il aurait pu ajouter que l'enseignement du chinois constitue un art à part entière. C'est ce que démontre Jean François Billeter dans son essai L'Art d'enseigner le chinois, adressé à tous les lecteurs, et non seulement aux professeurs ou étudiants de chinois.

    Dans cette réflexion sur le pouvoir des mots, il révèle toute la finesse requise pour enseigner cette langue en tout point différente de la nôtre. Comme la musique, le chinois, pour être compris, doit être pratiqué. Le lecteur est ainsi invité à s'approprier quelques phrases caractéristiques pour comprendre comment entrer dans cet idiome, même sans en être familier. Jean François Billeter se révèle être, en plus d'un brillant sinologue, un pédagogue modèle.

    Après avoir été professeur d'études chinoises à Genève, Jean François Billeter a quitté l'université pour se consacrer à ses propres travaux. Dans ses études sur certains textes remarquables de Tchouang-tseu et sur l'art chinois de l'écriture, il allie la plus grande rigueur sinologique au souci constant de se faire comprendre des lecteurs non sinologues, à la fois par la clarté de l'expression et par la richesse des références à l'héritage occidental, ou simplement à l'expérience commune.

  • 1920. Sur le site minier de Faymoreau en Vendée, un coup de grisou a provoqué l'effondrement d'une galerie. Apprenant la tragédie, Isaure Millet, la fille des métayers du château, s'est précipitée sur les lieux. Thomas Marot, l'homme qu'elle aime depuis toujours, fait partie des mineurs pris au piège. Les secours s'activent. Thomas est sauvé mais le soulagement d'Isaure est de courte durée : le jeune homme est déjà fiancé à une ouvrière polonaise. Comment pourra-t-elle se résoudre à renoncer à lui ?
    Les suites de la catastrophe prennent une tournure inattendue: l'une des victimes retrouvées sans vie au fond de la mine a, en fait, été assassinée d'une balle dans le dos... L'enquête bute sur le mutisme des témoins. La belle Isaure, qui lutte pour dissimuler les sentiments qu'elle voue à Thomas, en sait-elle plus qu'elle ne prétend ? Quel secret cache la petite communauté de gueules noires ?
    Marie-Bernadette Dupuy est l'auteur d'une oeuvre extrêmement riche et variée, traduite jusqu'en Russie, qui lui a permis de conquérir le coeur de nombreux lecteurs. Elle revient avec une époustouflante saga, dédiée au monde de la mine, sur les pas d'une héroïne extraordinairement attachante.
     

  • Dans le village minier de Feymorau, en Vendée, dans les années vingt, Isaure, fille de paysans de la région, et Thomas, un mineur dont la femme, d'origine polonaise, est repartie vivre dans sa patrie, décident de faire fi de la morale et de leur culpabilité : ils s'aiment et se retrouvent en cachette sous le vieux chêne qui abritait leurs rendez-vous adolescents.
    Un dimanche, alors qu'elle vient de passer la nuit avec Thomas, Isaure est appelée d'urgence au chevet de sa mère, Lucienne. Celle-ci est au plus mal. Avant de mourir, elle tient à avouer à sa fille le secret de sa naissance : le véritable père d'Isaure n'est autre que le châtelain local, le comte de Régnier, l'amour de jeunesse de Lucienne.
    Cette terrible révélation bouleverse Isaure, qui voit ses tourments familiaux s'éclairer d'un jour nouveau. Mais elle ignore encore à quel point cet aveu va faire basculer son destin...
    Marie-Bernadette Dupuy  nous entraîne dans une époustouflante saga dédiée au monde de la mine, sur les pas d'une héroïne extraordinairement attachante.

  • " Entrez rêveurs, sortez manageurs " : telle était la promesse de l'Inseec en 2018, dans une campagne de publicité recouvrant les murs du métro parisien. Ce slogan, dont le cynisme a été raillé sur les réseaux sociaux, dit beaucoup du processus de formation des étudiants passés par ces grandes écoles de commerce : la conversion de bons élèves, consacrés par le système scolaire, aux impératifs de l'entreprise. D'une formation académique en classe préparatoire ou à l'université, ils glissent, le plus souvent sans mise en garde, dans un monde où rentabilité et efficacité sont les maîtres-mots. Confrontés à l'indigence intellectuelle du contenu de leurs cours, ils se livrent bientôt aux plaisirs faciles de la vie étudiante, entre soirées d'excès, engagements associatifs et échanges dans des universités à l'étranger. Cette immersion au coeur d'une expérience dense et intense joue le rôle de catalyseur dans leur adhésion à un projet de formation - et de vie - qui pourtant répugne au premier abord à nombre d'entre eux. Car loin de n'être que des " loups de la finance " en puissance, ces futurs cadres sont souvent taraudés par de profondes questions existentielles.
    De HEC à l'Essec, en passant par Skema et Neoma, l'auteur a rencontré plus d'une centaine d'étudiants dont il restitue les propos, les doutes, et leurs évolutions.
    Entrez rêveurs, sortez manageurs rend ainsi compte de toutes les étapes de cette transformation de bons élèves en manageurs efficaces. Et ce sans manquer de donner à penser les dérives (bizutage, sexisme, traditions...) si souvent décriées mais mal appréhendées, pour mieux comprendre le système de formation voire de formatage de ces futures élites, qui sont l'incarnation de l'esprit du capitalisme néolibéral.

  • Cet essai de Charles Péguy de 1913 nous plonge dans le passage à l'ère moderne. Mêlant à ce portrait pamphlétaire d'une société en mutation des souvenirs d'enfance, l'auteur pressent la crise, le règne absolu de l'argent et de la bourgeoisie. Les anciennes valeurs, honneur et travail, font désormais place à la valeur financière. De l'ouvrier au paysan jusqu'à l'enseignant, l'argent obsède, corrompt. Faire la classe n'est plus une mission mais une obligation professionnelle et lucrative. Et ce qui se passe dans la cour des petits est le reflet des changements survenus dans celle des grands. Car ces hommes qui cherchent à gagner plus en travaillant moins ne font que se précipiter vers un naufrage. Mais la mécanique est en marche, tout retour en arrière impossible.

    Né en 1873 et tué au cours de la bataille de la Marne en 1914, Charles Péguy fonde en 1900 les Cahiers de la Quinzaine. Il publie Notre jeunesse et Mystère de la charité de Jeanne d'Arc et L'Argent, son essai le plus connu, en 1913. Fervent défenseur des valeurs traditionnelles, c'est avec vivacité qu'il s'oppose à la réforme scolaire du début du XXe siècle et exprime un profond rejet du monde moderne.

  • La grande histoire du baccalauréat Nouv.

    A quoi sert le baccalauréat ? A-t-il encore un sens ? Pour répondre aux questions au coeur du débat public, Robert Colonna d'Istria retrace 200 ans d'histoire du plus symbolique des diplômes français et qui sert de repère dans notre société. Un ouvrage vivant, rigoureux et on ne peut plus d'actualité ! Créé en 1808 par Napoléon, le baccalauréat a traversé tous les régimes politiques, s'est adapté à chacune des transformations de la société, aux divers changements culturels et démographiques, et continue de servir de repère dans la société française.
    La première promotion de bacheliers comptait 32 lauréats. Ils sont aujourd'hui 500 000, garçons et filles, à être titulaires d'un bac général, technologique ou professionnel. Au XIXe siècle, le baccalauréat, qui n'était obtenu que par une infime partie des Français, était un " brevet de bourgeoisie ", garantissant l'accès à de confortables conditions de vie. Au XXe siècle, il a été l'un des vecteurs de la démocratisation de la société.
    Actuellement au coeur d'un grand débat, le baccalauréat est-il complètement dévalué? A-t-il encore un sens ? Faut-il le conserver ou le supprimer ? En quoi pourrait consister une
    réforme du diplôme et que penser de celle avancée actuellement par Jean-Michel Blanquer ? Comment envisager le bac de demain ?
    La Grande Histoire du baccalauréat est un livre vivant composé de la somme des histoires de tous ceux, candidats, lauréats, enseignants, recteurs, ministres, surveillants, qui, depuis plus de deux cents ans, participent à la notoriété, à la valeur symbolique et au bon fonctionnement de ce diplôme. Il est enfin le fruit d'un engagement pour rendre au baccalauréat la place et le prix qu'il a su s'acquérir et qu'il est peut-être en train de perdre.

  • Les hommes-lézards dirigent-ils le monde en secret ? Le concombre espagnol est-il un serial killer ? Votre supermarché vous connaît-il mieux que vos parents ? Face à la complexité du monde, le Manuel d'autodéfense intellectuelle, drôle, original, accessible et intelligent, propose en neuf chapitres une véritable initiation à l'esprit critique. Du discours complotiste à celui des publicitaires en passant par ceux des politiciens, des scénaristes de séries télé, des pseudo-scientifiques ou des extrémistes de tout poil, ce livre nous invite à décrypter toutes les formes de rhétorique susceptibles de nous influencer à notre insu. Depuis sa sortie, il s'est imposé comme une référence auprès des jeunes lecteurs, mais aussi des parents ou des enseignants désireux de combattre efficacement langue de bois, intox, amalgames, fausses rumeurs et autres psychoses. " Excellent. Un tour de force. Sophie Mazet nous entraîne, avec grâce et légèreté, à penser les sujets les plus complexes. " Olivier Postel-Vinay (directeur du magazine Books), Libération. " Un humour décapant ! " Nathalie Perrier, Le Parisien.

  • Êtes-vous "globiste" ou "platiste" ?
    Qui se cache derrière la "biodynamie" ?
    Avez-vous "checké vos privilèges" ?
    Connaissez-vous l'"astroturfing" ?

    "Démocrature ", " féminazi ", " intersectionnalité ", " racisé ", " spécisme ", "décolonial "... Mais que signifient au juste ces nouveaux mots qui fleurissent dans les médias et sur les réseaux sociaux ?
    Fidèle à la démarche de son Manuel d'autodéfense intellectuelle, Sophie Mazet nous livre une définition éclairée de ces termes qui ont envahi le débat public. Qu'il s'agisse de néologismes, de mots-valises ou d'anglicismes, il est urgent de décortiquer leur sens pour mieux en saisir les enjeux.
    Dans une société où les opinions sont érigées au même rang que les faits, ce lexique aussi intelligent que pertinent nous donne des clés pour comprendre notre époque, maîtriser les débats actuels et ceux de demain.

  • Dans ce nouveau livre, Jiddu Krishnamurti, nous invite à reconsidérer notre vie et à nous interroger sur nos choix quotidiens. Un texte inédit de ce penseur hors du commun.
    QUI ETES-VOUS ? QUE FAITES-VOUS ? QUE VOULEZ-VOUS ?
    Krishnamurti, l'un des grands philosophes de notre temps, mène une réflexion vigoureuse sur les sujets qui font l'existence : l'amour, l'éducation, la liberté, le chagrin, la famille, la solitude.... et révèle la profondeur de questions simples : " Qu'est-ce que l'ennui ? " ou " Peut-on exister sans compétition ? ". Lu par des millions de personnes de tous horizons, Krishnamurti montre qu'il n'y a pas de chemin, pas d'autorité supérieure, pas de gourou à suivre, et qu'en fin de compte la façon dont nous vivons nos vies relève de notre propre responsabilité.
    " L'un des cinq saints du xxe siècle " Time Magazine
    " Krishnamurti m'a profondément influencé " Deepak Chopra

  • Le sens du bonheur

    Jiddu Krishnamurti

    • Stock
    • 4 Janvier 2006

    Dans Le Sens du bonheur, Krishnamurti examine, avec l'objectivité et la lucidité qui le caractérisent, les formes sous lesquelles s'expriment ce que nous appelons complaisamment notre culture, notre éducation, ou la religion, la politique et la tradition. Selon Krishnamurti, la véritable culture n'est pas une question d'éducation, d'apprentissage, de talent, ni même de génie, mais ce qu'il décrit comme le « mouvement intemporel vers la découverte du bonheur, de Dieu, de la vérité ». Pour lui, « quand ce mouvement est bloqué par l'autorité, par la tradition, par la peur, c'est la décadence ». Il souligne avec une franchise sans concession la fausseté de certaines de nos attitudes et de nos institutions, et ses remarques ont des implications d'une grande portée. Krishnamurti ne se limite pas au seul public immédiat, mais s'adresse à tous ceux qui sont disposés à l'écouter, quels qu'ils soient et où qu'ils soient. Aux quatre coins du monde, les candidats désireux de l'écouter sont légion. Car ce qu'il dit est sans parti pris, universel, et dévoile les racines mêmes des problèmes qui nous assaillent en tant qu'êtres humains. Ce livre sera porteur de sens pour tous ceux qui sont en quête de spiritualité.

  • « Mais justement, s'il est question de mort, parlons de la vie : c'est urgent. » En 1958, Jacques Lusseyran s'installe en Virginie pour y devenir enseignant. Là, il convoque ses souvenirs, de sa déportation en 1944 à Buchenwald au présent américain.
    Dans la continuité chronologique d'Et la lumière fût (réédité avec succès par Le Félin en 2008), Jacques Lusseyran poursuit le récit de son existence, en élargissant toutefois l'expérience personnelle à une pensée plus vaste et forgée au fil d'un noble empirisme. Les thèmes évoqués vont du silence, à la poésie, en passant par la mémoire, l'enseignement et l'auditoire ou encore la notion de liberté intérieure.
    Comme une succession de longs aphorismes, les chapitres et la langue sont précis, faits de généreuses apostrophes au lecteur - une invitation à contempler la simplicité.
    Le monde commence aujourd'hui demeure une somptueuse leçon de résilience et un chant d'amour à la vie, dont la quête a lieu partout, tout le temps, du vestibule de l'enfer aux immensités américaines.

  • Les écrans, la peur du risque, la diminution des espaces verts... Nos enfants, qu'ils résident en ville ou à la campagne, sont toujours plus coupés de la nature. Pour cause : en France, celle-ci n'est pas pensée comme prioritaire dans l'éducation. Partout dans le monde, des chercheurs affirment pourtant le contraire. L'accès régulier à la nature pourrait bien être une réponse à la situation alarmante que nous traversons, au mal-être infantile qui augmente, au niveau des enfants, notamment en lecture, qui baisse, et aux capacités de concentration qui déclinent.
    Durant plusieurs années, professeure des écoles et pionnière de la classe dehors, Crystèle Ferjou a donné cours en plein air. Chaque semaine, elle a utilisé les ressources extérieures comme des outils du programme, respectant le développement naturel de l'enfant. Les résultats ont été exceptionnels et dans tous les domaines : ses élèves ont appris à aimer l'école, ont développé leur sensibilité et leurs compétences... Si bien qu'elle diffuse maintenant la classe dehors dans tout l'Hexagone.
    Dans ce livre, Crystèle Ferjou partage son expérience et rend compte des études et preuves attestant du besoin vital de nature et de contact avec le vivant dans l'éducation. Elle encourage ainsi parents et enseignants à emmener, dès qu'ils le peuvent, les enfants dehors !

  • La purge

    Arthur Nesnidal

    " Vous, Mademoiselle, dites-nous ce que vous en pensez, vous qui avez raté votre devoir. " Aucune forteresse ne résiste à cela. Blême, frissonnante, l'expression fissurée par la déflagration, l'estomac enfoncé, l'espérance perdue, elle se faisait violence avec un héroïsme en tous points admirable pour ne pas fondre en larmes ou sombrer sous la table. Sans complaisance, un étudiant décrit le quotidien d'une année d'hypokhâgne, sacro-sainte filière d'excellence qui prépare au concours d'entrée à l'École normale supérieure. Face au bachotage harassant, au formatage des esprits et aux humiliations répétées de professeurs sadiques, la révolte gronde dans l'esprit du jeune homme... Féroce et virtuose, La Purge dénonce la machine à broyer les individus qu'est l'éducation élitiste à la française. Avec pour toutes armes la tendresse d'un Prévert et les fulgurances d'un Rimbaud, Arthur Nesnidal y taille en pièces l'académisme rance de ses professeurs et retourne contre l'oppresseur sa prose ciselée. Dans la plus pure tradition du roman d'apprentissage, un manifeste pour la liberté.

  • Reproduction

    Pierre Bourdieu

    • Minuit
    • 16 Août 2018

    Cet ouvrage présente la synthèse théorique de recherches dont le livre Les Héritiers, en 1964, marquait la première étape. À partir de travaux empiriques sur le rapport pédagogique, sur l'usage lettré ou mondain de la langue et de la culture universitaire et sur les effets économiques et symboliques de l'examen et du diplôme, se construit une théorie générale des actions de violence symbolique et des conditions sociales de la dissimulation de cette violence. En explicitant les conditions sociales du rapport d'imposition symbolique, cette théorie définit les limites méthodologiques des analyses qui, sous l'influence cumulée de la linguistique, de la cybernétique et de la psychanalyse, tendent à réduire les rapports sociaux à de purs rapports symboliques.
    L'École produit des illusions dont les effets sont loin d'être illusoires : ainsi, l'illusion de l'indépendance et de la neutralité scolaires est au principe de la contribution la plus spécifique que l'École apporte à la reproduction de l'ordre établi. Par suite, essayer de mettre au jour les lois selon lesquelles elle reproduit la structure de la distribution du capital culturel, c'est non seulement se donner le moyen de comprendre complètement les contradictions qui affectent aujourd'hui les systèmes d'enseignement, mais encore contribuer à une théorie de la pratique qui, constituant les agents comme produits des structures, reproducteurs des structures, échappe aussi bien au subjectivisme de la liberté créatrice qu'à l'objectivisme pan-structuraliste.

    Ce livre a été publié en 1970.

  • Les incasables

    Rachid Zerrouki

    " En enseignant en Segpa à des élèves âgés de 12 à 16 ans, je savais que je ne façonnerais pas des ingénieurs, des médecins ou des avocats, mais des manutentionnaires, carreleurs, tourneurs-fraiseurs ou professionnels de l'aide à domicile - des prolétaires sans qui tout s'effondrerait, mais que la société méprise, maltraite, sous-paye et exploite. En revanche, j'ignorais tout de ce que j'allais recevoir en retour : des leçons de vie en pagaille, des souvenirs impérissables et un sens à mon métier. "

    De 2016 à 2019, Rachid Zerrouki, connu sous le nom de Rachid l'instit sur Twitter, a été professeur à Marseille en Segpa, une section où se retrouvent les collégiens dont les difficultés scolaires sont trop graves et persistantes pour qu'ils suivent un cursus classique. Bien souvent, lorsqu'on recherche l'origine de ces difficultés, on découvre des drames, de la précarité, des vies marquées par l'adversité. Enseigner à ces élèves a entraîné Rachid Zerrouki à résoudre de nombreux dilemmes pédagogiques : ils ont les compétences pour lire La Sorcière de la rue Mouffetard et la maturité pour s'intéresser à Orgueil et Préjugés. Alors, que faire ? Insulter leur intelligence ou consumer leur confiance en eux ?
    En côtoyant au quotidien ces adolescents, Rachid Zerrouki a remis en cause sa formation et ses convictions. Dans ce livre d'une grande humanité, il dévoile son attachement envers l'école publique et partage tout ce que ces élèves lui ont appris.

  • Entretiens

    Confucius

    Le Maître a dit : Qui ne connaît son lot ne saurait être un homme de bien ; qui ne connaît les rites ne saurait tenir son rang ; qui ne connaît le sens des mots ne saurait juger les hommes. (Chapitre XX, Le bon roi Yao

  • Marie, l´orpheline du bois des Loups, est devenue une femme accomplie. En Corrèze, à Aubazine, le village de son enfance, elle mène de front son métier d´institutrice et sa vie de famille. Mais les rancoeurs du passé la rattrapent... Suite deL'Orpheline du bois des Loups.

    « Marie ne put retenir ses larmes en assistant à l´échange des anneaux. Elle-même avait épousé Pierre dans cette petite église. La ronde des souvenirs continuait à la tourmenter malgré son désir de regarder vers le futur . » De 1946 à 1970. Les années de femme, de mère et d´épouse de Marie sont jalonnées d´intenses bonheurs (sa réussite tant privée que professionnelle, la naissance de ses petits-enfants, la venue dans la famille d´une jeune orpheline, son amour des siens, ses élèves à l´école) mais aussi de terribles douleurs (le suicide de l´une de ses filles, le décès de Nanette, sa fidèle nourrice, la jalousie et la rancoeur de ses « ennemis » anciens).

    Avec en toile de fond les grands événements et les faits marquants des Trente Glorieuses, l´élection de De Gaulle, l´émancipation des femmes, la marche sur la Lune...

    Une chronique attachante entre grande saga familiale et portrait intimiste d´une femme simple et courageuse.

  • Au milieu du XXe siècle, le choc et le désarroi d'une orpheline née au bord de l'Océan, recueillie dans les Pyrénées par une tante malveillante. Dans un village côtier de l'entre-deux-guerres, près de l'île d'Oléron, la petite Violaine vit heureuse au sein d'un environnement marin solidaire, où la principale richesse est l'ostréiculture, quand la mort de ses parents bouleverse son existence. L'orpheline est confiée à une tante qui habite un village des Pyrénées, près de Lourdes. Pour la fillette qui aimait tant l'Océan, l'accueil hostile de sa nouvelle famille et la vue oppressante des montagnes sont une terrible épreuve. Seule Sidonie, l'Espagnole aux dons de guérisseuse, touchée par la détresse de Violaine, va l'aider à reprendre goût à la vie...

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