• À Lisbonne, une nuit, dans un bar, un homme parle à une femme. Ils boivent et l'homme raconte un cauchemar horrible et destructeur : son séjour comme médecin en Angola, au fond de ce « cul de Judas », trou pourri, cerné par une guerre sale et oubliée du monde.

    Un humour terrible sous-tend cet immense monologue qui parle aussi d'un autre front : les relations de cet homme avec les femmes.

    « Il est l'un des plus grands, un auteur essentiel, le découvreur d'un monde. » - Le Point
    « Lobo Antunes nous précipite dans des mondes quotidiens que son écriture flamboyante, torrentueuse, transforme en violentes épopées. » - M. Gazier, Télérama

  • Avec une liberté de ton qui ne s'interdit aucune fantaisie et est généreusement partagée avec le lecteur, grâce à un brassage unique d'images foisonnantes, de réminiscences et de sensations, António Lobo Antunes signe un nouveau livre d'une grande puissance poétique, écrit dans une langue qui sonde les profondeurs les plus intimes d'un univers (le nôtre) trouble, insaisissable et poignant.

    « Il s'agit probablement du roman le plus réussi de Lobo Antunes. [...] Le lecteur comprend que la grande littérature, comme le disait Victor Hugo au sujet de la musique, c'est du bruit qui pense. La cadence narrative dévoile, avec une splendeur touchante, un auteur obsédé par la quête de la géométrie juste, qui recherche méticuleusement la mesure des mots. » (Filipa Melo, Ler)

    « On reste en suspens. On peut relire, revenir en arrière, s'interroger, se gratter la tête. On se dit : le talent emporte tout, comme la marée, c'est inexplicable, soudain, on lit tranquillement, raisonnable, placide, goguenard même, et puis on est submergé. » (Manuel Carcassonne, Le Magazine littéraire)

  • Relevé de terre

    José Saramago

    Publié en 1980, Relevé de terre est le premier grand roman où apparaît la langue si singulière de José Saramago. Du début du XXe siècle à la révolution des œillets en 1974, il relate à travers trois générations l'histoire des Mau-Tempo, une famille de travailleurs agricoles de l'Alentejo, une région de latifundiums parmi les plus arides du Portugal. L'exploitation, la misère, l'analphabétisme, la dureté des conditions de travail, la toute-puissance des propriétaires, de l'Église et d'un État dictatorial sont des motifs qui traversent tout le livre jusqu'à la lente apparition des premières prises de conscience, des premières grèves, des premiers soulèvements.
    Roman réaliste qui casse tous les codes de la prose et du récit réalistes, fresque historique et politique sur la condition paysanne bâtie sur une magistrale construction du temps et des personnages, Relevé de terre est un texte révolutionnaire dans l'histoire de la littérature.
    José Saramago est né en 1922 à Azinhaga, au Portugal. Écrivain majeur de la littérature portugaise, son œuvre, qui comprend des romans, des essais, de la poésie et du théâtre, est traduite dans le monde entier. Il a reçu en 1995 le prix Camõens, la plus haute distinction des lettres portugaises, et le prix Nobel de littérature en 1998. Il est décédé à Lanzarote en 2010.
    Traduit du portugais par Geneviève Leibrich

  • " Tout l'art de l'auteur tient dans cette faculté à nous dévoiler, d'une main sûre, les méandres attachants ou dérangeants, mais toujours fascinants, de la psyché - sans jamais oublier un doigt d'ironie. " Le Monde des livres​
    " Ce qui le fascinait chez les gens étranges, c'était l'absolue liberté avec laquelle ils faisaient leurs choix individuels. Chez le fou ou le mendiant qui erraient dans les rues en demandant du pain, Buchmann voyait des hommes pouvant choisir, avec une liberté pure et sans conséquences, leur morale individuelle. Une morale à nulle autre pareille, sans équivalent aucun.

    Un fou n'était pas immoral, un mendiant non plus. C'étaient des individus sans égal, de même qu'un roi n'a pas de pair, n'a personne à ses côtés.

    Buchmann regardait avec admiration ces hommes qui avaient dans leur poche un système juridique unique, avec leur nom à la fin.

    D'une certaine manière, c'était cela que Buchmann désirait : être le héraut d'un système légal dont les lois ne s'appliqueraient qu'à lui, d'une morale qui ne serait ni celle du monde civilisé ni celle du monde primitif, qui ne serait pas la morale de la cité ni même celle de sa famille, mais une morale qui porterait son nom, rien que son nom, inscrit à son fronton. "

    Lenz Buchmann envoûte et révulse, obsédé qu'il est par la force et la puissance.
    Apprendre à prier à l'ère de la technique s'immisce dans ses fibres, ses terminaisons nerveuses, les cellules de son cerveau, celui d'un homme à l'intelligence terrifiante par son absence absolue d'affect.

    Tavares affronte le XXIe siècle, qui expérimente l'effondrement des utopies et des idéologies. Et l'on s'incline devant son talent, comme l'ont fait Antonio Lobo Antunes, Enrique Vila-Matas, Alberto Manguel, ou José Saramago.

    Ce livre a reçu le prix du Meilleur Livre Etranger - Hyatt Madeleine 2010, le Grand Prix Littéraire du Web - Cultura 2010.

  • " Gonçalo M. Tavares n'a pas le droit d'écrire aussi bien à son âge. Ça me donne envie de le frapper. " José Saramago
    " Hinnerk avait été entraîné à ne pas attendre, à agir, à faire siennes les choses. Il avait été le soldat qui avance dans le couloir ouvert par le danger. Et le danger était un endroit privilégié pour que des événements se produisent. Comme si le danger accélérait l'homme, le rendait superactif, un grand constructeur. Ce n'est que face au grand danger que l'on construit des édifices solides ; les édifices bâtis en toute sécurité lui paraissaient incarner la lenteur, le mensonge, exempts qu'ils étaient de la peur qui accélère l'irruption de la vérité de toute matière, qu'il s'agisse de matière humaine ou de simples briques.

    Et ce qui l'excitait tandis qu'il flairait la crosse de son arme, c'était l'odeur de ses mains. En regard des sensations qu'il parvenait à analyser depuis quelques années, l'une avait pris force en lui : Hinnerk serait capable de manger de la chair humaine.

    Ce qui l'excitait, une fois encore, courbé au-dessus de son arme, c'était cette dilatation du monde, cet enrichissement du désir. Il sentait cela comme une capacité en trop, une force en plus, au-delà de la normalité, la capacité de dépasser les limites.

    Mais cette capacité qu'il sentait en lui ne laissait pas de l'effrayer. "

    " Génie d'un immense avenir " Enrique Vila-Matas,
    Le Magazine littéraire

  • " Le lecteur n'a qu'une envie : replonger dans l'œuvre, tant l'écrivain sait rendre cette vision littéraire du Portugal moins une énigme qu'une allégorie inépuisable. " Le Monde des Livres​
    Tout commence au lever du soleil.

    Dans un village portugais au nom de mammifère, un homme armé disparaît. Au même moment, à Lisbonne, le vent tourne : la révolution des Œillets met fin à la dictature.

    Mais où a pu se rendre l'insaisissable Celestino ? Le docteur Augusto Mendes détient probablement la clé de l'énigme qui nous mènera jusqu'en Argentine en passant par Vienne et d'autres villes d'Europe. Les lecteurs suivront, fascinés, l'histoire de ce dernier et celle de sa famille, en commençant par Antonio, son fils, revenu traumatisé de ses deux missions en Angola ; puis Duarte, son petit-fils, pianiste surdoué, qui incarne tous les espoirs de ses proches et se livre aux facéties de la jeunesse...

    La Main de Joseph Castorp est le portrait d'une famille marquée par les années de tyrannie salazariste, la répression et la guerre coloniale. Ses secrets, ses mystères, ses joies se dessinent au rythme de l'Histoire, tragique parfois, somptueuse toujours, du Portugal, et composent une symphonie inoubliable.

    Ce roman a reçu le Prix LeYa 2011.


  • 1987. Cinq jeunes femmes autour d'un piano, cinq survivantes du naufrage de l'Empire colonial portugais, elles sont là pour chanter.

    Il y a Gisela, qui les a convoquées et va mettre toute son audace et son énergie à leur transformation en un groupe vocal qui enregistre des disques et se produit sur scène.
    Il y a les deux soeurs Alcides, Maria Luisa la mezzo-soprano et Nani la soprano qui sortent du conservatoire.
    Il y a Madalena Micaia, The African Lady, à la sublime voix de jazz, noire et serveuse dans un restaurant, et enfin la plus jeune, Solange de Matos. Elle a 19 ans, elle découvre la vie et la ville, elle n'a pas une grande voix mais un grand talent "pour les petites choses", elle compose des paroles de chansons inoubliables qui vont faire la gloire du groupe.
    Puis il y aura l'amour aérien et ambigu du chorégraphe international Jõao de Lucena.
    Il y a les relations de pouvoir si particulières des femmes, les pressions psychologiques, la façon de tout sacrifier à la réalisation d'un objectif.
    Elles ont travaillé dans un garage, elles ont appris à chanter, à composer des chansons, à danser sur scène, à marcher comme on danse, elles ont enregistré un disque, et l'impensable s'est produit.
    Vingt ans après, la télévision, le royaume de l'instantané, leur consacre une émission et elles se retrouvent là, entre émotion et mensonge.
    Romancière au sommet de son art, dominant une langue raffinée et subtile pour aller au plus profond des sentiments et de l'histoire des changements d'une société, Lídia Jorge écrit ici un roman puissant et limpide.
    Lídia Jorge est née dans l'Algarve en 1946, elle est l'auteur de : La Forêt dans le fleuve (1988), Le Rivage des murmures (1989), La Journée des prodiges (1991), La Dernière femme (1995), L'Instrumentaliste (1998) qui a reçu le Prix de la Critique Allemande, La Couverture du soldat (1999), Prix Jean Monnet 2000, Le Vent qui siffle dans les grues (2004), Nous combattrons l'ombre (2008).

  • Gonçalo M. Tavares a imaginé un quartier drôle, poétique et original, où déambulent des " messieurs " portant les noms d'écrivains célèbres.
    " - Il y a probablement une fuite, dit l'homme.

    Walser se pencha au-dessus du lavabo. Il s'efforçait d'afficher pour la question l'intérêt le plus vif, mais en réalité il pensait à autre chose.

    À vrai dire, il attendait avec impatience le moment où il pourrait de nouveau s'asseoir dans son salon neuf, pour jouir de cette inoubliable odeur de peinture et de vernis qui semble avoir un sens bien précis, un sens non matériel mais historique, odeur qui d'une certaine manière semblait être le pendant, dans le monde physique, de l'expression par laquelle on débute classiquement un récit : l'infantile "il était une fois'. Il voulait commencer quelque chose mais c'était comme si cet homme s'interposait. Avec de bonnes intentions, sans aucun doute, il n'empêche qu'entre une nouvelle vie et Walser se trouvait désormais un obstacle concret : le plombier. "

    Monsieur Walser fait son entrée dans le fameux
    Bairro peuplé de personnages aux noms d'artistes célèbres, dont on visite le quotidien. Cette nouvelle figure, solitaire en apparence, a fait bâtir sa maison au milieu de la forêt. Fruit d'acharnement et d'exigence, elle est le symbole même de la victoire de la civilisation sur la nature. Seulement, le jour de l'inauguration la situation se complique à mesure que l'on sonne à la porte...


  • « J'étais la fille d'un hasard, d'une bêtise de jeunesse, de l'exubérance du corps... Alors j'étais responsable de ce que cette barque noire soit venue couler à notre porte. »

    Emma découvre qu'elle est la fille du jeune frère de son père, chassé par la famille et dont elle ne connaît que les dessins d'oiseaux qui jalonnent ses voyages à travers le monde.
    Elle va aimer passionnément ce père étrange qui lui a donné sa couverture de soldat et son revolver. Puis, adolescente, elle assiste à la lente destruction par la famille de l'image de l'absent.
    Lídia Jorge écrit ici un roman poignant, direct, limpide, d'une force incroyable, qui vous tient prisonnier bien au-delà de sa lecture.

    Un livre exceptionnel.

  • Gonçalo M. Tavares a imaginé un quartier drôle, poétique et original, où déambulent des " messieurs " portant les noms d'écrivains célèbres.
    " Monsieur Valéry tenait toujours sous le bras un livre entouré d'un élastique et d'une couverture en plastique.

    En plus de lire le livre, il l'utilisait comme portefeuille pour ranger ses billets.

    Monsieur Valéry expliquait :

    - Jamais je n'ai aimé séparer la littérature et l'argent. [...]

    Qui venait à rencontrer monsieur Valéry et le voyait, assis à la table d'un café, agripper fermement son livre des deux mains, n'arrivait jamais à décider si ses bras contractés démontraient une avarice mesquine ou un profond amour de la littérature. "

  • Gonçalo M. Tavares a imaginé un quartier drôle, poétique et original, où déambulent des " Messieurs " portant les noms d'écrivains célèbres.
    "
    En raison d'un inexplicable court-circuit, c'est le fonctionnaire qui abaissa le levier qui fut électrocuté, et non le criminel qui se trouvait assis sur la chaise. Comme l'on n'était pas parvenu à réparer la panne, c'était désormais le fonctionnaire du gouvernement qui prenait place sur la chaise électrique, tandis que le criminel était chargé d'abaisser le levier mortel. "

    Gonçalo M. Tavares est l'un des écrivains les plus importants de la littérature portugaise contemporaine.
    Monsieur Brecht fait partie de l'ensemble
    O Bairro, quartier peuplé de personnages aux noms d'artistes célèbres, dont on visite le quotidien. Ces petits livres n'ont rien d'une biographie. Ce sont des hommages.

    Une déambulation nous mène chez
    Monsieur Valéry qui fait des bonds pour se grandir,
    Monsieur Calvino qui désigne le néant,
    Monsieur Kraus qui réinvente la satire... Il est probable que nous croiserons bientôt
    Madame Woolf,
    Monsieur Duchamp,
    Madame Pina Bausch,
    Monsieur Breton...

    " Comme le village d'Astérix : "O Bairro' est un lieu où l'on tente de résister à l'entrée de la barbarie. "

    Les Éditions Viviane Hamy publient, en même temps que " O Bairro ",
    Le Royaume, la tétralogie romanesque de l'auteur, dont
    Jérusalem et
    Apprendre à Prier à l'ère de la technique ont déjà paru.

  • Un gentleman excentrique exerçant une activité secrète dans un vieux manoir de la province portugaise, trois adolescents insolents, un factotum patibulaire. De Lisbonne à New York, un jeune secrétaire d'extraction modeste consumera sa vie à découvrir leur mystère.

  • Gonçalo M. Tavares a imaginé un quartier drôle, poétique et original, où déambulent des " messieurs " portant les noms d'écrivains célèbres.
    "
    Calvino, parfois pendant toute une semaine, se déplaçait à travers la ville en emportant avec lui un ballon bien gonflé. Pour autant, il ne changeait en rien ses activités quotidiennes, qui suivaient leur cours normal : le trajet du matin, les gestes nécessaires à son office, les horaires et la ponctualité conformes à sa rigueur coutumière, la discrétion de ses vêtements et de son sourire. [...] Accorder une attention inhabituelle à un objet comme celui-là était un exercice fondamental qui lui permettait d'aiguiser son regard sur les choses du monde. Dans le fond, le ballon était un moyen simple de désigner le Néant. [...] Sans cette enveloppe colorée, cet air, à présent souligné et se distinguant du reste de l'atmosphère, passerait complètement inaperçu. Choisir la couleur revenait à attribuer une couleur à l'insignifiant. "

  • Gonçalo M. Tavares a imaginé un quartier drôle, poétique et original, où déambulent des " messieurs " portant les noms d'écrivains célèbres.
    " - La question est simple : les impôts servent à améliorer la vie du pays. On est d'accord ?

    - On est d'accord.

    - Donc : plus un individu paie d'impôts, plus la qualité de vie du pays s'améliore.

    - Autrement dit : moins il reste d'argent à chacun pour vivre à la fin du mois – à cause des impôts supplémentaires – plus le pays en a, lui. À la limite : quand quelqu'un achète du pain et du beurre et qu'il les mange, objectivement, il vole ce pain et ce beurre au pays.

    - C'est-à-dire : plus la vie de chacun se dégrade, plus celle du pays s'améliore.

    - Exact.

    - Que vive le pays ! s'exclama le Premier Assesseur.

    - La question est la suivante : sommes-nous au service du citoyen à titre individuel ou du pays comme un tout ?

    - Du pays comme un tout, Chef ! crièrent à l'unisson les Assesseurs.

    - Et le pays appartient à tous ! insista le Premier Assesseur.

    - Donc, si notre objectif patriotique est d'améliorer la qualité de vie du pays, ce qu'il nous faut faire c'est...

    - Dégrader la qualité de vie de chaque citoyen !

    - Et voilà ! "


  • Maria da Graça est femme de ménage, elle a l'ambition de mourir d'amour.

    Elle rêve toutes les nuits qu'elle essaye d'entrer au paradis pour y retrouver monsieur Ferreira, son patron, qui, bien qu'avare et ayant abusé d'elle, lui parlait de Goya, Bergman ou Mozart, des hommes capables d'impressionner Dieu en personne. Mais les portes du paradis sont encombrées de marchands de souvenirs et saint Pierre la repousse à chaque fois. Elle verse aussi tous les soirs quelques gouttes d'eau de Javel dans la soupe de son mari.
    Quitéria, son amie, se prostitue mais tombe amoureuse d'un émigré ukrainien désespéré.
    Comme Maria da Graça, tous les personnages de ce roman cherchent leur paradis et, pleins d'espoirs ou sans espoir, ils pensent que le bonheur vaut tous les risques, même s'il faut sauter allègrement dans l'abîme.

    V.H. Mãe dessine ici avec humour un portrait caustique et tendre de notre temps, à travers des personnages attachants qui avancent sur les chemins sinueux d'une société perturbée.

  • " Il fallait de l'audace à l'écrivain pour sortir ainsi les plaques de marbre et viser le chef-d'œuvre de manière publique et assurée. Mais Tavares, dont paraît ici le huitième livre traduit en français, n'est pas doué seulement d'audace. Dans sa main sûre, il tient fermement le burin de l'artiste. " Le Figaro littéraire
    L'intense jubilation que l'on éprouve en lisant
    Un voyage en Inde, le magnifique roman de Gonçalo M. Tavares, doit beaucoup à la scansion qui se dégage de sa liberté formelle.

    C'est l'histoire de Bloom. Pourquoi, en l'an 2003, a-t-il décidé de fuir Lisbonne ? Quel crime a-t-il commis ?

    A-t-il vraiment tué son propre père pour venger sa bien-aimée, morte en de bien mystérieuses circonstances ? Son voyage vers l'Inde lui permettra-t-il de se réconcilier avec lui-même et de trouver un sens à la (sa) vie ?

    Chanceux que nous sommes, de le suivre dans son périple aux escales incertaines, sa quête inlassable de l'humain...

    Fiction ambitieuse, errance pétrie de mélancolie et de fantaisie, cette épopée touche à l'harmonie magique entre suspense, poésie et philosophie.

    " Bloom est entré dans la très célèbre famille dont font déjà partie le dernier homme de Nietzsche, Monsieur Teste de Valéry, Plume de Michaux, Bernardo Soares, Bartleby de Melville. " Antonio Guerreiro,
    Expresso

    " Un véritable triomphe littéraire qui confirme, s'il subsistait encore des doutes, qu'il est bel et bien le grand écrivain portugais du XXIe siècle. " José Mario Silva

    " Un livre qui ne va marquer non seulement l'histoire de la littérature portugaise mais aussi celle de la culture européenne. " Vasco Graça Moura

  • Livro nous offre enfin le grand roman de l'émigration portugaise en France. Ilidio est abandonné par sa mère, un soir, près de la grande fontaine du bourg. Il n'a que six ans. Il est recueilli par un maçon au grand coeur, qui l'élève dans cette campagne portugaise immobile, arriérée, sous le joug de Salazar. Vient l'heure des premières amours, puis celle de l'émigration clandestine.
    Pour Illidio et son ami Cosme, après une épouvantable expédition à travers la montagne, c'est l'embauche sur des chantiers, et enfin les bidonvilles des environs de Paris. Les années passent, les Portugais de France, habitués à se soumettre au cours immuable des choses, assistent avec surprise ou indifférence à mai 68. La Révolution des OEillets leur donnera-t-elle l'espoir d'un Portugal nouveau ?
    Livro nous raconte à la fois cette histoire et son émancipation par la littérature. Une musique douce et triste, qui fait parfois monter les larmes aux yeux pour cette chronique poétique de la vie des humbles.

  • Sexe, crimes et métaphysique à Sabaudia, sur les terres de Pasolini et Moravia, pour un thriller intense qui réunit une faune hétéroclite d'artistes décalés et de pique-assiettes internationaux chez un extravagant mécène passionné de production cinématographique et de montgolfières. Un écrivain misanthrope et hypocondriaque est à la manoeuvre pour explorer les voies tortueuses de personnages déracinés, toujours attirés par l'abîme.

  • Paru pour la première fois dans un journal de Rio de Janeiro, la Gazeta de Notícias, ce texte rassemble six articles publiés entre septembre et octobre 1882.
    Prenant pour point de départ le bombardement de la ville d'Alexandrie par la Royal Navy le 11 juillet 1882, qui visait à placer le canal de Suez et l'Égypte sous la coupe de l'Angleterre pour s'assurer le plein contrôle de la route des Indes, Eça de Queirós se lance dans une diatribe contre la politique impérialiste de l'Angleterre.
    Dénonçant la mise sous tutelle de l'Égypte, dépouillée sans vergogne par les puissances européennes sous des prétextes hypocrites, il met une ironie dévastatrice au service d'une démonstration efficace, et attaque frontalement, sans scrupule aucun, l'arrogant John Bull.
    Un réquisitoire étonnant contre ces velléités impérialistes camouflées sous des prétextes politiques, qui n'est pas sans rappeler certains contextes analogues contemporains.
    INEDIT

  • Leonor et Nana, célibataires trentenaires, sont deux cousines inséparables. 
    Comme leurs mères, des jumelles aussi proches qu'opposées, les deux jeunes femmes ne voient pas la vie de la même façon : Nana, sans attaches, collectionne les jeunes amants, indifférente aux préjuges d'un Portugal encore très traditionnel. Leonor, l'amoureuse romantique, attend toujours le prince charmant. 
    Mais de troublantes découvertes vont bousculer leurs certitudes : et si l'histoire familiale était à réécrire ? En démêlant ces mystères, trouveront-elles un nouvel équilibre ? 
    Traduit du portugais par Danielle Schramm

  • The Lázaro family are carpenters who would rather be piano-makers. In
    the dusty back room of their carpentry shop in Lisbon is the 'piano
    cemetery', filled with broken-down pianos that provide the spare parts
    needed for repairing and rebuilding instruments all over the city. It is
    a mysterious and magical place, a place of solace, a dreaming place
    and, above all, a trysting place for lovers. Peixoto weaves the
    tragic true story of the marathon-runner, Francisco Lázaro, into a rich
    narrative of love, betrayal, domestic happiness and dashed hopes.

  • "As grandes casas às escuras onde nunca entrara e que, no entanto, bem conhecia de as percorrer iluminadas - eu, do meu leito, imaginava-as, criava-as agora no silêncio e na treva, fantásticas: terrificantes e maravilhosas. Pensava: «Oh!, a glória de passear nelas por esta solidão, de tatear o que haverá dentro delas!...» E vinham-me ideias de, sorrateiramente, descalço, para as criadas não sentirem, erguer-me da minha pequena cama branca de taipais e partir a visitá-las... Mas era mais forte do que a ânsia o meu pavor... Escondia a cabeça debaixo dos lençóis, mesmo de verão, até que adormecia esquecido, fundamente."

  • "Por 1895, não sei bem como, achei-me estudando Direito na Faculdade de Paris, ou melhor, não estudando. Vagabundo da minha mocidade, após ter tentado vários fins para a minha vida e de todos igualmente desistido - sedento de Europa, resolvera transportar-me à grande capital. Logo me embrenhei por meios mais ou menos artísticos, e Gervásio Vila-Nova, que eu mal conhecia de Lisboa, volveu-se-me o companheiro de todas as horas. Curiosa personalidade essa de grande artista falido, ou antes, predestinado para a falência."

  • "Jerusalém é uma vila turca, com vielas andrajosas, acaçapada entre muralhas cor de lodo, e fedendo ao sol sob o badalar de sinos tristes.
    O Jordão, fio de água barrento e peco que se arrasta entre areais, nem pode ser comparado a esse claro e suave Lima que lá baixo, ao fundo do Mosteiro, banha as raízes dos meus amieiros; e todavia vede! Estas meigas águas portuguesas não correram jamais entre os joelhos de um Messias, nem jamais as roçaram as asas dos anjos, armados e rutilantes, trazendo do céu à terra as ameaças do Altíssimo!
    Entretanto, como há espíritos insaciáveis que, lendo de uma jornada pelas terras da Escritura, anelam conhecer desde o tamanho das pedras até ao preço da cerveja, eu recomendo a obra copiosa e luminosa do meu companheiro de romagem, o alemão Topsius, doutor pela Universidade de Bona e membro do Instituto Imperial de Escavações Históricas. São sete volumes in quarto, atochados, impressos em Leipzig, com este título fino e profundo - Jerusalém Passeada e Comentada."

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