Flammarion

  • Les penseurs, jusquici, nont fait que concevoir le temps ; il faut désormais le vivre : tel semble être le mot dordre de Bergson dans le chapitre 2 de lEssai sur les données immédiates de la conscience (1889), son premier ouvrage, où il entend « saisir la durée pure ».
    Notre manière ordinaire de représenter le temps est empreinte de concepts issus des mathématiques et de la physique : partant de ce constat, Bergson entame dans ce chapitre, qui est aussi une porte dentrée à lensemble de sa philosophie, une réflexion sur les nombres, les horloges, les mouvements et leurs vitesses, et souligne limpossibilité de penser adéquatement le temps par ces biais. À la représentation déformée que nous avons forgée du temps, il oppose le temps vécu de la conscience humaine, qui est le seul réel, et quil nous invite à ressaisir par lintrospection.


    Illustration : Virginie Berthemet © Flammarion

  • Emil Cioran

    Collectif

    « Il y a en moi plus de confusion et de chaos que l'âme humaine ne devrait en supporter. Vous trouverez en moi tout ce que vous voudrez. »Admiré pour la noirceur et la fulgurance de son style comme l'un des penseurs les plus originaux du xxe siècle, le Roumain Cioran, qui fit le choix de vivre à Paris et de ne plus écrire qu'en français à partir de 1947, fut pour Saint-John Perse « l'un des plus grands écrivains dont puisse s'honorer notre langue ».Traversé de contradictions, le parcours humain et intellectuel de Cioran est encore aujourd'hui l'objet de débats passionnés. Les différents essais et correspondances ainsi que les études de fond, les témoignages et les souvenirs ici rassemblés éclairent ses riches dissonances.Cet ouvrage reprend le meilleur du Cahier de L'Herne paru en 2009, sous la direction de Laurence Tâcu et de Vincent Piednoir.Textes de Cioran et de Mircea Eliade, François Mauriac, Peter Sloterdijk, Jeannine Worms... Préface et choix des textes par Yves-Jean Harder, maître de conférences en philosophie.

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