• Un jour de juin eut lieu en Angleterre la révolte des animaux. Les cochons dirigent le nouveau régime. Boule-de-Neige et Napoléon, cochons en chef, affichent un règlement : "Tout ce qui marche sur deux pieds est un ennemi. Tout ce qui marche sur quatre pattes, ou possède des ailes, est un ami. Nul animal ne portera de vêtements. Nul animal ne dormira dans un lit. Nul animal ne boira d'alcool. Nul animal ne tuera un autre animal. Tous les animaux sont égaux."
    Le temps passe. La pluie efface les commandements. L'âne, un cynique, arrive encore à déchiffrer : "Tous les animaux sont égaux, mais certains animaux sont plus égaux que d'autres."

  • L'Usine, un gigantesque complexe industriel de la taille d'une ville, s'étend à perte de vue. C'est là qu'une femme et deux hommes, sans liens apparents, vont désormais travailler à des postes pour le moins curieux. L'un d'entre eux est chargé d'étudier des mousses pour végétaliser les toits. Un autre corrige des écrits de toutes sortes dont l'usage reste mystérieux. La dernière, elle, est préposée à la déchiqueteuse de documents. Très vite, la monotonie et l'absence de sens les saisit, mais lorsqu'il faut gagner sa vie, on est prêt à accepter beaucoup de choses... Même si cela implique de voir ce lieu de travail pénétrer chaque strate de son existence ?
    Dans une ambiance kafkaïenne où la réalité perd peu à peu de ses contours, et alors que d'étranges animaux commencent à rôder dans les rues, les trois narrateurs se confrontent de plus en plus à l'emprise de l'Usine. Hiroko Oyamada livre un roman sur l'aliénation au travail où les apparences sont souvent trompeuses.

  • De la Seconde Guerre mondiale aux années de plomb, Salvatore Messana fit preuve d'un zèle remarquable pour mener l'inverse d'une vie bien rangée. Tour à tour marin, gangster et ouvrier, il n'est jamais le dernier pour s'encanailler : c'est bien là tout son charme.Vagabondeur professionnel, il fait ses gammes en volant des camions, entre deux balades en vespa. Après un passage derrière les barreaux, il côtoie la classe ouvrière milanaise. Il devient un véritable maître dans l'art de la perception d'indemnités de licenciement, et plume ses chefs les uns après les autres, avec une grâce savoureuse. Difficile de ne pas s'enthousiasmer pour un tel individu, chez qui la lutte des classes prend des allures de partie de Monopoly, où le jackpot n'est finalement jamais très loin de la case prison!

    Gianni Giovannelli est né à Ferrara en 1949, et a exercé la profession d'avocat à Milan. Il a écrit un grand nombre d'articles sur des sujets juridiques et littéraires, avec un certain goût pour la polémique. Il a publié en Italie les ouvrages Svaraj Gandharva e Volta (1985) et Confessioni di un uomo malvagio (1988). Il a également écrit sous le pseudonyme de Palmiro Lettera al Giudice Forno (1981) et Poesie dalla latitanza (1982).

  • Temporaire Nouv.

    Temporaire

    Louis Hyman

    En 1933, Marvin Bower, ancien de la Harvard Business School, rejoint à Chicago (Illinois) la jeune société McKinsey. En quelques années, il la propulse au sommet du conseil en " stratégie moderne ", devenant l'indispensable conseiller des grands patrons.
    En 1948, à Milwaukee (Wisconsin), Elmer Winter crée l'agence d'intérim Manpower qui, malgré son nom, recrute surtout des femmes, divorcées ou veuves, qui ont besoin de gagner leur vie. Toute une frange de travailleurs fragiles socialement - femmes, immigrés, Africains-Américains - découvre le travail intérimaire.
    Une nouvelle organisation sociale se met en place petit à petit ; et une nouvelle philosophie : le travail peut être externalisé et les travailleurs temporaires. La stabilité de l'emploi devient un problème plutôt qu'un but.
    /> Temporaire est l'histoire, sur la longue durée, de cette offensive idéologique.

  • Marie Kondo, la papesse du rangement auteure du best-seller La Magie du rangement (+ de 380 000 ex. vendus en France), est de retour avec un ouvrage sur le rangement au travail, co-écrit avec un psychologue du travailIl est facile de se retrouver complètement dépassé par le fouillis et le désordre sur son lieu de travail. Qui ne s'est jamais senti épuisé par des réunions inutiles, des dossiers anarchiques, une liste interminable d'e-mails et des tâches chronophages ? Ce sont là les périls modernes du monde professionnel susceptibles d'éteindre peu à peu la joie d'exercer notre métier, de limiter les chances de faire progresser notre carrière et de nuire à notre bien-être.
    Il existe une solution pour remédier à cela. Dans
    La Magie du rangement au travail, l'auteure à succès et vedette de Netflix Marie Kondo et Rice Scott Sonenshein, psychologue du travail, rapportent des histoires, analysent des études et proposent des stratégies pour vous aider à vous débarrasser du désordre dans le but de laisser la part belle aux tâches vraiment importantes.
    Grâce à la méthode KonMari, mondialement célèbre, et de travaux à la pointe de la recherche,
    La Joie du travail vous aidera à surmonter les difficultés posées par le désordre régnant sur votre lieu de travail et à bénéficier de la productivité, de la réussite et du bonheur qui s'offrent à vous lorsque vous avez un bureau et un esprit bien rangés.

  • Une histoire sociale et politique de la " classe ouvrière ".
    Loin des idées reçues, cet ouvrage sans équivalent raconte et explore " le siècle ouvrier ". Faisant la part belle aux témoignages, l'auteur trace les contours du quotidien ouvrier : travail, engagements, combats, mais aussi vie de famille, logements, loisirs. Il inscrit l'histoire de ces hommes et ces femmes dans un siècle scandé par les crises, du Front populaire à Mai 1968, en passant par les deux guerres mondiales et la crise des années 1930. Balayant bien des clichés - comme les liens indéfectibles entre partis de gauche et classe ouvrière - et investissant d'autres thèmes - les femmes, les immigrés, la " centralité " ouvrière -, cette synthèse novatrice nous livre les clés pour saisir la force et la complexité d'un monde qui incarne le XXe siècle français dans son aspiration à la solidarité comme dans sa récente déstabilisation.

  • Tout commence par un échange de lettres sur la littérature et la vie entre deux femmes que tout oppose : Sara Lindqvist, jeune Suédoise de vingt-huit ans, petit rat de bibliothèque mal dans sa peau, et Amy Harris, vieille dame cultivée de Broken Wheel, dans l'Iowa. Lorsque Sara perd son travail de libraire, son amie l'invite à venir passer des vacances chez elle. À son arrivée, une malheureuse surprise l'attend : Amy est décédée. Seule et déboussolée, Sara choisit pourtant de poursuivre son séjour à Broken Wheel et de redonner un souffle à cette communauté attachante et un brin loufoque... grâce aux livres, bien sûr.

  • « L'art c'est comme le chinois, ça s'apprend », aurait dit Picasso. Il aurait pu ajouter que l'enseignement du chinois constitue un art à part entière. C'est ce que démontre Jean François Billeter dans son essai L'Art d'enseigner le chinois, adressé à tous les lecteurs, et non seulement aux professeurs ou étudiants de chinois.

    Dans cette réflexion sur le pouvoir des mots, il révèle toute la finesse requise pour enseigner cette langue en tout point différente de la nôtre. Comme la musique, le chinois, pour être compris, doit être pratiqué. Le lecteur est ainsi invité à s'approprier quelques phrases caractéristiques pour comprendre comment entrer dans cet idiome, même sans en être familier. Jean François Billeter se révèle être, en plus d'un brillant sinologue, un pédagogue modèle.

    Après avoir été professeur d'études chinoises à Genève, Jean François Billeter a quitté l'université pour se consacrer à ses propres travaux. Dans ses études sur certains textes remarquables de Tchouang-tseu et sur l'art chinois de l'écriture, il allie la plus grande rigueur sinologique au souci constant de se faire comprendre des lecteurs non sinologues, à la fois par la clarté de l'expression et par la richesse des références à l'héritage occidental, ou simplement à l'expérience commune.

  • Recueillis par l'historien et écrivain Luc Weibel, voici les souvenirs de Madeleine Lamouille : les temps de l'enfance, la faim au ventre, dans les années 1900, puis l'adolescence dans une « manufacture-internat » ; l'engagement, surtout, entre 1920 et 1940, comme femme de chambre dans une famille de l'aristocratie vaudoise, puis dans une maisonnée bourgeoise de Genève. À la campagne comme à la ville, bonnes et cuisinières sont des « pipes de terre » quand leurs maîtres seraient de « porcelaine ». Mais si Madeleine Lamouille connaît sa place auprès de « Monsieur » et de « Madame », elle sait se faire entendre pour obtenir un minimum de considération. Lucide et vivant, son récit en dit long sur cet esclavagisme des temps modernes, perpétué au nom de la liberté individuelle.

    Née dans une famille pauvre du canton de Fribourg, Madeleine Lamouille (1907-1993) travaille dans les années 1920 et 1930 comme femme de chambre dans des maisonnées bourgeoises romandes. Dans les années 1970, elle raconte son expérience de domestique à l'écrivain Luc Weibel, petit-fils d'une famille genevoise pour laquelle elle a travaillé. De ces conversations naît Pipes de terre et pipes de porcelaine, publié en 1978.

  • " Contre le chômage, on a tout essayé ", disait François Mitterrand en 1993. L'économiste américaine Pavlina Tcherneva vient rappeler que rien n'est plus faux, à condition d'accepter de modifier notre façon de voir l'économie. Face à une vision où le chômage est un " mal nécessaire ", un ajustement utile, elle défend l'idée que la priorité doit être de donner un emploi à tous ceux qui désirent travailler. Une telle idée n'est pas utopique, elle correspond simplement à une volonté politique.
    En assurant un " emploi pour tous ", la garantie d'emploi assure aussi un " nouveau contrat social " où l'action publique est libérée du chantage des entreprises, tout en étant capable de répondre aux défis actuels de la société. Certes, il y aura toujours des crises, mais ceux qui en paieront le coût ne seront pas les travailleurs et les chômeurs. L'ajustement de l'économie se fera ailleurs et la cohésion sociale n'en sera que renforcée.
    Avec cette garantie, les besoins de la société seront satisfaits et la démocratie locale renforcée. C'est pourquoi la garantie d'emploi est une part indissociable du Green New Deal : une société débarrassée du risque du chômage et du chantage à l'emploi se donne pleinement les moyens d'une action déterminée sur le front de l'écologie, tant en termes de moyens disponibles que d'action. Et elle le fait en améliorant la vie quotidienne de millions de citoyens.

  • Les travailleurs modestes - du livreur à la caissière - sont, avec les soignants, ceux qui risquent leur vie pour maintenir les services essentiels par temps de crise. Cette soudaine visibilité est l'occasion de réfléchir au sort qui attend tous ces travailleurs dans la société d'après la crise : que faire pour que l'engouement dont ils bénéficient aujourd'hui dépasse les seuls applaudissements des Français à 20 heures tous les soirs ? Quelle politique conduire afin que leur engagement d'aujourd'hui ne se transforme pas, demain, en une légitime colère ?

  • En 1929, une crise économique inédite ébranle le monde. Face à l'interventionnisme de l'État et au chomâge massif, des voix s'élèvent. Bernard Landon propose une "solution miracle" : soutenir l'industrie en renouvelant fréquemment les biens d'usage. Selon lui, la crise entraîne une baisse de consommation et donc de production, menant à la fermeture des entreprises et au maintien de la situation économique critique. Seule une sortie de ce cercle vicieux pourra sauver le pays. Et si les usagers ne consomment pas d'eux-mêmes, il faut les y pousser voire les y obliger. Mais en utilisant dans cet essai autodité de 1932 le terme d'"obsolescence programmée", il ne se doutait pas qu'il désignerait quelques décennies après l'introduction volontaire de défaillances techniques dans les produits.

    Juif originaire de Russie, Bernard Landon est un agent immobilier et un courtier arrivé à New-York au début du XXe siècle. Fervent défenseur du progrès et poussé par le succès de ses investissements, il s'intéresse de près à l'économie américaine et propose des solutions innovantes pour sortir son pays de la crise et relancer la croissance. La plus connue reste l'"obsolescence programmée", qui sera transformée après-guerre par les industries en "culte de la nouveauté".

  • L'Éloge de l'oisiveté est une pépite dénichée dans l'oeuvre immense et protéiforme de Bertrand Russell. Dans la grande tradition des essayistes anglais (Swift, Stevenson), il manie le paradoxe pour s'attaquer aux fondements mêmes de la civilisation moderne. Derrière l'humour et l'apparente légèreté du propos se cache une réflexion de nature à la fois philosophique et politique qui s'exprime avec une ironie mordante : "Il existe deux sortes de travail : le premier consiste à déplacer une certaine dose de matière à la surface de la terre ; le second à dire à quelqu'un d'autre de le faire."

  • Se sentir " good at home " au bureau, c'est possible ! Boostez votre positive attitude, déstressez et faites de votre bureau un espace inspirant et 100 % feel good !Le rêve ultime : travailler dans un lieu qui ressemble à la maison, dans une atmosphère calme et pleine de bonnes ondes, l'esprit serein, en se sentant en phase avec son job, avec des temps de bien-être prévus au cours de la journée... Le travail good mood, c'est possible ! Toutes les techniques pour trouver sa place dans son job, se ressourcer au travail, s'organiser, être au top de son potentiel et trouver le temps de prendre soin de soi !
    Au programme :- Les idées pour se sentir en phase dans son job : les méthodes de bien-être du monde (hygge, par exemple) dont s'inspirer, la positive attitude pour exploiter ses forces, l'ikigai pour connaître ses valeurs, savoir ce qu'on veut, se sentir à sa place et avancer vers ses rêves !
    - Toutes les méthodes pour se cocooner au bureau ! On booste sa bonne humeur en cultivant les petits bonheurs, on chouchoute son esprit et on déstresse avec du yoga, des respirations, des méditations, de la sophro et des méthodes de détox mentale et on chouchoute son body avec les bonnes postures, les idées pour bouger mais aussi la nutrition pour se sentir bien et booster son énergie. Le must : toutes les petites routines feel good pour les pauses mais aussi avant et après la journée de travail pour booster son énergie ou se relaxer !
    - Les techniques pour être super organisée au travail. L'objectif : équilibre vie pro et perso, gérer son temps et optimiser la journée, mais aussi profiter du travail pour se faire plaisir et se ressourcer !
    - Les idées pour transformer son bureau en espace cocooning ! Avec toute la déco chaleureuse et inspirante, les conseils spécial free-lancing ou co-working...

  • Mamie dans les orties ; le XXe siècle raconte par nos grands-mères Nouv.

    Le livre qui fait parler nos grands-mères. On y lit des histoires de l'Histoire.Depuis bientôt deux ans,
    Héloïse et Marion sillonnent la France pour rencontrer des grands-mères qui ont accepté de raconter leur vie et de partager leurs souvenirs. Elles ont fait de ces témoignages un podcast ; nous en faisons un livre.
    Car ces histoires,
    c'est aussi l'Histoire avec un grand " H ", celle du XXe siècle et de ses bouleversements : la Deuxième guerre mondiale, Mai 68, la légalisation de l'IVG... Certaines mamies ont été en avance sur leur temps et ont vécu des choses extraordinaires (que l'on pense à
    Jeanine, jeune fille au pair en Angleterre en 1953, ou à Colette, " demoiselle du téléphone " dans les années 1960), tandis que d'autres ont parfois connu le pire (
    Dora a été rescapée d'Auschwitz, Mado, Catherine et Jacqueline ont vécu des avortements clandestins avant 1975).
    Parfois bouleversantes, souvent drôles, et toujours émouvantes, ces mamies nous font découvrir une histoire, personnelle et intime, de la France, des femmes et du féminisme.
    Dans cet ouvrage coloré, illustré, et documenté, Héloïse et Marion nous livrent en 11 chapitres le témoignage de 11 mamies.

  • Questions de sociologie

    Pierre Bourdieu

    • Minuit
    • 25 Février 2016

    « Ce qui circule entre les chercheurs et les non-spécialistes, ou même entre une science et les spécialistes des autres sciences, ce sont, au mieux, les résultats, mais jamais les opérations. On n'entre jamais dans les cuisines de la science. » Ce sont ces secrets de métier, ces recettes de fabrication, ces tours de main, que Pierre Bourdieu tente de livrer ici. En regroupant l'ensemble des réponses qu'il a faites, dans des exposés, des interventions orales ou des interviews, aux principales questions que pose la sociologie, il livre sous la forme à la fois directe et nuancée que permet le discours oral, des réflexions sur la méthode et sur les concepts fondamentaux de sa sociologie (champ, habitus, capital, investissement, etc.), sur les problèmes épistémologiques et philosophiques que pose la science sociale, en même temps que des analyses nouvelles sur la culture et la politique, la grève et le syndicalisme, le sport et la littérature, la mode et la vie artistique, le langage et la musique. En donnant accès au travail sociologique en train de se faire, il invite le lecteur non à s'identifier à une « pensée » toute pensée mais à se rendre maître d'une méthode de pensée. Ce recueil est initialement paru en 1981.

  • Le capitalisme nuit gravement. Surtout aux femmes. Il les confine à la dépendance envers les hommes et les contraint de soumettre leurs relations intimes à des considérations économiques. Voilà ce que Kristen Ghodsee a conclu des vingt années qu'elle a passées à observer les répercussions de la transition du socialisme d'État au capitalisme sur le quotidien des habitantes des pays de l'ancien bloc de l'Est. Sans pour autant réhabiliter les dictatures du communisme réel, elle démontre qu'il y avait beaucoup à sauver des ruines du Mur, et que, contre le mortifère triomphalisme néolibéral d'aujourd'hui, il est encore temps de raviver l'idéal du socialisme.

    D'une plume libre et généreuse qui va de l'anecdote personnelle à l'analyse de statistiques, en passant par les notes de terrain, l'anthropologue s'adresse d'abord aux jeunes femmes, puis à quiconque souhaite contrecarrer les effets délétères du libre marché. Sous l'égide des grandes figures féministes du socialisme, Alexandra Kollontaï, Rosa Luxemburg, Clara Zetkin, elle aborde tous les aspects de la vie des femmes - le travail, la famille, le sexe et la citoyenneté - et propose des pistes pour qu'elles aient une vie (sexuelle) plus épanouie.

  • Solidarité forever ; histoire globale du syndicat industrial Workers of the World Nouv.

    Avec son slogan « Faire du tort à un seul, c'est faire du tort à tous », l'IWW a donné au concept de solidarité une définition très concrète. Ce slogan, à l'image des Wobblies eux-mêmes, a voyagé aux quatre coins du monde. Les luttes d'il y a un siècle résonnent encore dans les pays du Sud en voie d'industrialisation comme dans ceux du Nord en voie de désindustrialisation. Que les ouvriers du monde entier fassent vivre l'internationalisme et l'esprit des Wobblies, et alors ils seront assez puissants pour défier le capitalisme mondial.En plein déclin des organisations de lutte au travail et de l'État-providence, cette histoire internationale et globale d'un des syndicats aux revendications les plus ambitieuses revient aux sources d'un mouvement qui a essaimé dans le monde entier et rappelle l'urgence d'explorer des formes alternatives de pratique politique et syndicale.Peter Cole, David M. Struthers et Kenyon Zimmer, historiens américains spécialistes du syndicalisme, dirigent vingt contributeurs internationaux rendant compte de contextes aussi variés que la France, l'Inde, le Mexique, l'Australie ou la Finlande.

    Peter Cole enseigne l'histoire à l'université Western Illinois et est chercheur associé au Society, Work and Development Institute à l'université de Witwatersrand. Il est l'auteur de Wobblies on the Waterfront (Université of Illinois Press, 2007).David M. Struthers est professeur assistant à l'université de Copenhague.Kenyon Zimmer est professeur associé à l'université de Texas at Arlington. Il est l'auteur de Immigrants Against the State (University of Illinois Press, 2015).

  • Cet essai de Charles Péguy de 1913 nous plonge dans le passage à l'ère moderne. Mêlant à ce portrait pamphlétaire d'une société en mutation des souvenirs d'enfance, l'auteur pressent la crise, le règne absolu de l'argent et de la bourgeoisie. Les anciennes valeurs, honneur et travail, font désormais place à la valeur financière. De l'ouvrier au paysan jusqu'à l'enseignant, l'argent obsède, corrompt. Faire la classe n'est plus une mission mais une obligation professionnelle et lucrative. Et ce qui se passe dans la cour des petits est le reflet des changements survenus dans celle des grands. Car ces hommes qui cherchent à gagner plus en travaillant moins ne font que se précipiter vers un naufrage. Mais la mécanique est en marche, tout retour en arrière impossible.

    Né en 1873 et tué au cours de la bataille de la Marne en 1914, Charles Péguy fonde en 1900 les Cahiers de la Quinzaine. Il publie Notre jeunesse et Mystère de la charité de Jeanne d'Arc et L'Argent, son essai le plus connu, en 1913. Fervent défenseur des valeurs traditionnelles, c'est avec vivacité qu'il s'oppose à la réforme scolaire du début du XXe siècle et exprime un profond rejet du monde moderne.

  • Petit manuel d'autodéfense humoristique quand on est à la retraite Nouv.

    Comme vous étiez naïfs en croyant que la retraite serait un long fleuve tranquille... Apprenez à vous défendre et à rabattre le caquet des impertinents (et surtout jaloux) travailleurs !format PL cartonné, 3,95 €
    Un petit manuel de survie haut en couleurs pour savoir se défendre en toute situation et rire un bon coup. Parce que l'humour est souvent la solution pour faire taire les rageux qui aimeraient, comme vous, se la couler douce !
    -; C'est bon ! Vous êtes à la retraite, vous avez le temps...-; Oh pas tant que ça selon mon cardiologue.-; Je sais pas comment vous faites, moi je déteste me sentir inutile.-; Ah, vous n'auriez jamais pu être sénateur du coup -; T'as fait la Seconde Guerre mondiale ?-; Bien sûr, j'ai aussi bien connu Charlemagne, un chic type.Retrouvez des super punchlines, des QCM, des astuces, des citations et des fun facts (pas toujours véridiques) !

  • Cet ouvrage rassemble principalement les textes très personnels écrits par Philippe Claudel dans l'hebdo Le 1 sur le smic, sur la prison, sur l'aliénation du travail en particulier, ainsi que deux nouvelles, l'une sur la séduction (Eyes wide shut), l'autre sur un homme aux pulsions criminelles (Le Voisin).
    Philippe Claudel, prix Renaudot, traduit dans plus de 40 langues, a aussi prévu de sélectionner des textes inédits et/ou publiés dans des revues sur des thèmes qui lui sont chers (en particulier sur la prison).

    Membre de l'Académie Goncourt depuis 2012, Philippe Claudel est notamment l'auteur aux éditions Stock des Âmes grises et du Rapport de Brodeck.
    Également cinéaste, Philippe Claudel a entre autres réalisé Il y a longtemps que je t'aime (2008) avec Kristin Scott Thomas et Elsa Zylberstein. Son dernier film, Une enfance, est sorti en salle au mois de septembre 2015.

  • "Aujourd'hui, chacun est contraint, sous peine d'être condamné par contumace pour lèse-respectabilité, d'exercer une profession lucrative, et d'y faire preuve d'un zèle proche de l'enthousiasme. La partie adverse se contente de vivre modestement, et préfère profiter du temps ainsi gagné pour observer les autres et prendre du bon temps, mais leurs protestations ont des accents de bravade et de gasconnade. Il ne devrait pourtant pas en être ainsi. Cette prétendue oisiveté, qui ne consiste pas à ne rien faire, mais à faire beaucoup de choses qui échappent aux dogmes de la classe dominante, a tout autant voix au chapitre que le travail." On se persuadera à la lecture de ces textes jubilatoires, où défile une galerie d'excentriques anglais de la plus belle eau, que la paresse et la conversation - au même titre que l'assassinat - méritent de figurer parmi les beaux-arts.

  • Derrière le débat sur le déconfinement des seniors lors de la crise sanitaire, un autre sujet, plus radical encore, est en train d'émerger - ou plutôt de revenir avec brutalité : celui de la condition que nous réservons au vieillissement dans nos sociétés où, de plus en plus, l'on pense la vieillesse non plus comme une chance de vivre plus longtemps mais comme un handicap de vivre hors des schémas imposés de la vitesse et de l'agilité permanentes que l'on exige de chacun.

    Ancienne conseillère en charge de l'opinion publique au sein du cabinet du Premier ministre de 2012 à 2016, Chloé Morin est aujourd'hui directrice de projets internationaux chez Ipsos.
    Daniel Perron est juriste.

  • Une société juste se mesure aussi à sa façon de répartir les tâches pénibles et de traiter celles et ceux qui les effectuent. Qui sort ma poubelle ? Qui nettoie derrière moi ? Qui range mon espace de travail ou passe le balai dans l'école de mes enfants ? Le monde du travail consacre 8 % du temps rémunéré au nettoyage et à l'entretien d'espaces publics et privés. Cet ouvrage met en lumière les personnes – en très grande majorité des femmes – qui s'en chargent, et qui restent le plus souvent invisibles pour les autres, au travail comme dans le débat public.

    Précarité, cumul de pénibilités, déqualification sont le lot de ces emplois – des caractéristiques aggravées par le développement, ces dernières années, du recours à la sous-traitance. Face à cette situation, les auteurs montrent que des solutions existent : réinternalisation des tâches de nettoyage, intégration au collectif de travail, décloisonnement des activités, revalorisation des salaires, remise en cause du temps partiel subi, développement de la formation et de la mobilité professionnelle... Plus fondamentalement encore, l'idéal de justice nous invite à repenser la division du travail et à mieux partager les " sales " boulots.

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