Les éditions de ta mère

  • ma paume sur le tissu pelucheux du pyjama
    un coeur repousse ma main
    ça me rassure de savoir que
    cette chose startée dans mon ventre
    se lasse pas elle de continuer de se faire aller

    j'ai fabriqué un coeur qui a le goût de battre
    ___

    Chenous, c'est une histoire de flocons sur des petites langues et de frette au fond du ventre. De la poésie de désordre, de comptoir et de rebord de fenêtre. Chenous, c'est l'histoire d'une débarque.

  • C'est un lieu rond. On y arrive du dessus parce qu'on l'a ressenti. Un jour de trop. Il y a des arbres. Un plan d'eau. Des aires de jeux. De repos. Faut faire le tour. Longer le bord.
    Choisir la vie, le vide.

    Au parc du last call, on se teste l'espoir, le vouloir, le soi, une épreuve à' fois.

  • Il y a parfois des ruptures qui ne peuvent pas arriver, mais qui le devraient. Parce que les coeurs se crient après sans arrêt, enterrent tout le reste, s'enterrent eux-mêmes. Ils s'emportent et se débattent et débordent, avec cette certitude qu'ils s'arrêteront le jour final, le jour ultime où, à se heurter sans arrêt, à s'exister de trop près, à s'attendre, un coup de trop les éclatera. Hiroshimoi est un récit en fragments d'ordinaire amoureux, coincé dans une boucle, qui martèle sans fin que l'espoir, c'est la résignation.

empty