• Bagels

    Fanie Demeule

    • Hamac
    • 10 Août 2021

    Bagels est une novella illustrée, un récit fragmenté qui parlent de ces gens qui demeurent auprès de nous même quand on ne veut pas de leur aide. C'est une douzaine d'hommages offerts aux personnes qui étaient là quand Fanie Demeule cherchait à déterrer (s)es os. L'arôme sucré de la pâte à bagel lui rappelle aujourd'hui qu'il y avait bel et bien une grâce dans ces visites chez St-Viateur avec son père, les lundis soirs, après ses rencontres avec la psy.

  • Mukbang

    Fanie Demeule

    Kim Delorme fait la découverte des mukbangs, ces spectacles alimentaires numériques où l'on consomme d'énormes quantités de nourriture. Elle décide d'en faire sa carrière et de détrôner la célèbre mukbangeuse Misha Faïtas. Un incident mettra un frein à l'ascension de Kim en plus de générer une onde de choc dans son entourage. Au fil de l'intrigue, à l'humour grinçant et aux détours insolites, un portrait de société dérangeant se déploie, à la fois surnaturel et impitoyablement lucide, où le gouffre opère une force d'attraction irrésistible.

    Allant de la youtubeuse au restaurateur qui lui cuisine son dernier repas, ce roman polyphonique brosse des portraits de personnages disparates dont les destins sont liés autour d'un mukbang fatal. Ce roman à énigmes propose une expérience de lecture inédite, ludique et participative (il ne se trouve rien de similaire sur le marché littéraire québécois), joue sur un système d'hyperliens qui vient enrichir le roman, tout en demeurant non essentiel à sa compréhension.

  • Deterrer les os

    Demeule Fanie

    Déterrer les os est une plongée en huis clos entre la narratrice et son corps fautif, ce corps qui déborde et réclame toujours davantage et qu'elle tente de rejeter. Ce corps qui est en fait un scaphandre, une cage qu'il faut détruire en secret.
    « En classe, je me révèle capable d'une concentration jamais rencontrée. Pour la première fois de ma vie, je me sens d'une extrême intelligence. Je m'inscris au gym, où je me transforme en guerrière. J'entreprends deux heures de machines elliptiques et une heure de musculation par jour. Je me permets une clémentine supplémentaire après l'effort. Dans ma tête comme dans mon ventre, un vide grandit, un vide sédatif et délectable. Plus rien ne vient déranger mon esprit. Les désirs meurent en même temps que la faim. C'est la grande paix qui commence. Tout se simplifie. De semaine en semaine, je retourne au fond des choses. »
    Fanie Demeule est née en 1990 à Longueuil, où elle vit encore. Détentrice d'un diplôme de maîtrise en recherche et création littéraire de l'Université de Montréal, elle poursuit un doctorat en études littéraires à l'UQAM. Elle collabore à plusieurs publications, dont la plateforme Pop-en-Stock et le magazine Spirale. Déterrer les os est son premier roman.

  • Roux clair naturel

    Demeule Fanie

    Entre détresse et exaltation, la narratrice de Déterrer les os retrace la formation de son identité de rousse, une performance exposant la porosité des frontières entre vérité et mensonge, réel et fiction. Confession paniquée au parfum d'ammoniac, Roux clair naturel témoigne de la difficulté à assumer une identité choisie dans un monde où les faits objectifs ont préséance sur l'expression d'une vérité subjective.

    «C'est un sang plus limpide qui se déverse dans mes veines et irrigue mon cerveau, qui se met à voyager jusqu'à mon coeur. Un sang roux, un nectar pur, glorieux.»

    Fanie Demeule termine un doctorat en études littéraires à l'UQAM, où elle est chargée de cours. En août 2016, elle publie Déterrer les os (Hamac) qui a gagné le prix Prix du meilleur premier roman de la Biennale littéraire des Cèdres 2018. Ce texte a fait l'objet d'une adaptation théâtrale au Centre du Théâtre d'Aujourd'hui (2018). Roux clair naturel (bourse CALQ 2017) est son deuxième roman.

  • Écrites par quinze femmes et un homme aux plumes éclectiques, les nouvelles de ce collectif nous mettent dans la peau de stalkeuses, ces femmes qui suivent leurs obsessions et qui ne s'en excusent pas. À travers leurs regards indiscrets, les stalkeuses nous confrontent à notre propre voyeurisme.

  • FOLLE
    La folie se présente comme un syndrome fourre-tout qui enferme les femmes dans une illégitimité chronique. En qualifiant les femmes de folles à tort et à travers, on leur retire le droit d'être blessées, en colère ou injustement traitées. Mais la folie n'est pas qu'une tare, elle est aussi moteur de création, génératrice d'idées et d'innovations.

    FRUE
    La femme frue, c'est la féministe enragée, la féminazie, réduite à sa seule colère. Frustrées sont ces courageuses qui continuent à lutter contre le backlash et le masculinisme rampant. En refusant de se plier au statu quo, elles se trouvent à être répudiées et dévalorisées publiquement : on les traite de mal baisées, de misandres et de... folles.

    FORTE
    La douceur et de la fragilité sont des attributs liés à la « vraie » féminité. En contrepartie, la force, physique et mentale, serait l'apanage du masculin. Les Fortes, qui n'ont rien des poupées de porcelaine ou des nymphettes soumises, dérangent. La Forte est un modèle de puissance, de résilience et d'audace.

    Alors, et si au lieu de discréditer la folie, la frustration et la force, on s'en réclamait fièrement?

  • Quatorze textes, quatorze écrivain.e.s qui explorent, par leur voix poétique ou narrée, différentes formes de manipulations du corps. Que les mutations soient contraintes, quotidiennes ou accidentelles, localisées ou absolues, tendres ou violentes, elles n'épargnent personne. Du réalisme à l'onirique, de l'intime au fictif, Épidermes met en scène des existences traversées de rencontres, de luttes et de transformations. Une constante demeure : le besoin criant de se sentir vivant.e.

  • L'édition automnale de XYZ. La revue de la nouvelle, se présente sous le thème Sex, drugs and rock'n'roll. Histoire de cuites (Patrick Nicol), d'adolescences tourmentées (Fanie Desmeules, M.K. Blais, Marie-Claude Lapalme), de gangsters à guitare (Georges Desmeules) et de spectacles épiques (Nicolas Guay) vous sont proposées dans ce numéro qui « nous rappelle plus souvent qu'autrement qu'il faut parfois se garder de glorifier le passé. » Lisez aussi quelques nouvelles en thème libre : sur les années d'université (Nathalie Nadeau), sur l'appartenance au temps des tatouages (Paul Ruban) sur une bibliothèque de livres bien mystérieuse (Bruno Lalonde), sur le deuil et la sexualité (Samuel Homier) et une allégorie sur le thème d'Abel et Caïn (Olivier Talbot). Paraît également « Nocturne à la tête de chat » texte du lauréat du concours de nouvelle de cette année, Pascal Blanchet. Cette nouvelle sur les difficiles fins de vie dans les centres de soins longue durée (écrite avant la pandémie) a quelque chose d'effroyablement prémonitoire.

  • Il y avait très longtemps que le comité de rédaction de Spirale n'avait pas proposé de dossier. Le pluriel Insurrections signe ce retour. S'éloignant de la dimension macroscopique du concept afin de rejoindre les particularités des expériences qui touchent les vies minuscules, il était important pour Spirale d'insister sur la pluralité et la diversité du phénomène insurrectionnel, non pas pour le réduire aux affairements des individus plutôt qu'à la grande agitation collective, mais pour en marquer l'aspect continu et total dans la vie ordinaire, pour en pointer même la nécessité intime. Le titre Insurrections attirera immanquablement l'oeil. Il ne faudrait pas voir son traitement parfois indirect dans le dossier comme une désinvolture : les collaborateurs de ce numéro croient fermement que les soulèvements, les émeutes et les révoltes sourdent des livres, des films et des essais qu'ils ont lus, non pas comme des insurrections en puissance en attente d'actualisation mais des insurrections déjà en train de se faire.

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