• Outil devenu classique pour saisir le Nouveau Roman dans sa constitution et sa cohésion, ce livre bénéficie désormais d'une édition nouvelle. Les analyses, maintenues pour l'essentiel, ont été reformulées parfois en vue d'une transparence plus grande. Les ouvrages récents ont été récapitulés et souvent accompagnés d'extraits d'interviews.

    Une préface a été jointe, ainsi qu'une étude complémentaire, Les raisons de l'ensemble, dans laquelle Jean Ricardou, tirant parti d'une polémique lancée par Alain Robbe-Grillet, revient sur l'éclosion et l'évolution du mouvement, puis éclaire certains problèmes afférents à l'étude des groupes en littérature.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • "Quand il vise un effet de représentation, l'écrit court le péril d'une maladie deux fois chronique : non seulement elle refait surface sans cesse, au fil du temps mais, de plus, c'est le temps même, à l'évidence, qui en constitue la trame. Il s'agit - déjà connu d'Homère dans son Iliade, et commentée ensuite, outre Vinci, notamment par Lessing dans son Laocoon - de l'embarras technique auquel se heurte, sitôt qu'elle devient soigneuse, la représentation écrite du synchrone. Ce problème, je l'ai travaillé à mon modeste tour maintes fois. Si je propose de l'examiner derechef, c'est avec un double souci : fournir un approfondissement (ce qui pourrait conduire à une théorisation moins sommaire) ; offrir une récapitulation (ce qui devrait permettre d'inscrire - à commune enseigne fonctionnelle - une bigarrure de mécanismes assez variés, pour qu'il ressorte, sous cet angle, à quel point le récit romanesque ne traite jamais, à sa manière, diversement, qu'un phénomène général)."

  • "Quand il vise un effet de représentation, l'écrit court le péril d'une maladie deux fois chronique : non seulement elle refait surface sans cesse, au fil du temps mais, de plus, c'est le temps même, à l'évidence, qui en constitue la trame. Il s'agit - déjà connu d'Homère dans son Iliade, et commentée ensuite, outre Vinci, notamment par Lessing dans son Laocoon - de l'embarras technique auquel se heurte, sitôt qu'elle devient soigneuse, la représentation écrite du synchrone. Ce problème, je l'ai travaillé à mon modeste tour maintes fois. Si je propose de l'examiner derechef, c'est avec un double souci : fournir un approfondissement (ce qui pourrait conduire à une théorisation moins sommaire) ; offrir une récapitulation (ce qui devrait permettre d'inscrire - à commune enseigne fonctionnelle - une bigarrure de mécanismes assez variés, pour qu'il ressorte, sous cet angle, à quel point le récit romanesque ne traite jamais, à sa manière, diversement, qu'un phénomène général)."

  • Dans un musée recommandé par un guide touristique, un visiteur apprend du gardien qu'une jeune personne vient de s'intéresser, aussi soigneusement que lui-même, aux toiles du peintre Albert Crucis : il tente de la rejoindre. Peu à peu, dans cette province hantée de conflits, de problèmes étranges, inéluctablement, les deux êtres se trouvent unis par un rapport ambigu. Mais comment ? Et pourquoi ? Tout semble pris, en effet, dans une machination immense, méthodique, minutieuse, par laquelle le plausible se révèle trucage, l'évident inadmissible et l'impossible probable ! Un guide pour touristes se métamorphose en fiction romanesque et un voyage en explication de texte. En tous lieux, les hypothèses se multiplient, aventureuses, mensongères, vraisemblables - indéfiniment. Et, s'ajoutant aux phénomènes qu'il prétend éclaircir, tout commentaire les prolonge et se conteste lui-même, ainsi, à chaque instant...

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • 1. Objection : la critique, postérieure à la création littéraire, lui est inutile. - II. réponse : à toute création géniale est intérieure, insuffisante mais nécessaire, la réflexion critique de l'écrivain. - III. La critique qu'on en dégage est utile aux créations à venir. - IV. Nécessité d'éduquer le goût et de combattre les préjugés. - V. Intérêt de la critique en elle-même.D'après certains, la critique littéraire est inutile.C'est que, disent-ils, la création littéraire la précède - comme l'inspiration précède la réflexion, - et par conséquent ne lui doit rien.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

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