• Après plusieurs années d'absence, un homme resurgit dans la vie de sa compagne et de leur jeune fils. Il les entraîne aux Roches, une vieille maison isolée dans la montagne où lui-même a grandi auprès d'un patriarche impitoyable. Entourés par une nature sauvage, la mère et le fils voient le père étendre son emprise sur eux et édicter les lois mystérieuses de leur nouvelle existence. Hanté par son passé, rongé par la jalousie, l'homme sombre lentement dans la folie. Bientôt, tout retour semble impossible.
    Après Règne animal, Jean-Baptiste Del Amo continue d'explorer le thème de la transmission de la violence d'une génération à une autre et de l'éternelle tragédie qui se noue entre les pères et les fils.

  • "Il croit avoir dispensé aux fils une éducation ferme et juste, ne tolérant ni la mollesse, ni la lâcheté, ces défauts impardonnables chez un homme. Il conçoit une fierté secrète à avoir élevé seul ces deux gars. Peut-il pour autant être assuré de leur dévotion, de leur fidélité, de
    leur ambition ? Désormais que les fils sont adultes, peut-il se féliciter d'être parvenu à leur transmettre autre chose qu'une propriété : cette conviction, cette foi en la terre ?"
    Prix du livre Inter

  • "C'est un homme sans vertu, sans conscience. Un libertin, un impie. Il se moque de tout, n'a que faire des conventions, rit de la morale. Ses moeurs sont, dit-on, tout à fait inconvenantes, ses habitudes frivoles, ses inclinations pour les plaisirs n'ont pas de limites. Il convoite les deux sexes. On ne compte plus les mariages détruits par sa faute, pour le simple jeu de la séduction, l'excitation de la victoire. Il est impudique et grivois, vagabond et paillard. Sa réputation le précède. Les mères mettent en garde leurs filles, de peur qu'il ne les dévoie. Il est arrivé, on le soupçonne, que des dames se tuent pour lui. Après les avoir menées aux extases de l'amour, il les méprise soudain car seule la volupté l'attise. On chuchote qu'il aurait perverti des religieuses et précipité bien d'autres dames dans les ordres. Il détournerait les hommes de leurs épouses, même ceux qui jurent de n'être pas sensibles à ces plaisirs-là. Oh, je vous le dis, il faut s'en méfier comme du vice."

    Paris, 1760. Le jeune Gaspard laisse derrière lui Quimper pour la capitale. De l'agitation portuaire du fleuve aux raffinements des salons parisiens, il erre dans les bas-fonds et les bordels de Paris. Roman d'apprentissage, Une éducation libertine retrace l'ascension et la chute d'un homme asservi par la chair.

    Prix Goncourt du premier roman 2009

  • Au sud du Japon, un écrivain en manque d'inspiration séjourne dans une peite île sauvage. Matin et soir, il remarque sur la plage une femme qui fixe étrangement la mer. Elle s'appelle Mayumi. Son fils, Yukio, était si petit à la naissance qu'il tenait dans la paume d'une main...

  • Le sel

    Jean-Baptiste Del Amo

    'Leur famille est ce fleuve aux courbes insaisissables dont il n'est possible de cerner la vérité qu'en l'endroit où la mémoire de tous afflue pour se jeter, unifiée, dans la mer.'

    Un grand dîner doit rassembler chez Louise, la veuve d'un pêcheur sétois, ses enfants dispersés et leurs familles. La perspective de ce repas fait remonter en chacun d'eux des souvenirs, des rancunes, des attendrissements mélancoliques, des regrets et des drames intimes.

    Sous le patronage de Virginia Woolf, Jean-Baptiste Del Amo dessine l'histoire d'une famille. D'une prose virtuose, au souffle exalté et tremblant, il nous offre une chronique hantée par le caractère périssable de l'amour et par la toute-puissance de la mort.

  • Pornographia

    Jean-Baptiste Del Amo

    "À la tombée de la nuit, je marche vers l'océan, longeant les murs parmi les ombres dans un grand silence. Je respire un effluve tenace, une essence aux notes d'abattis, de fleur pourrissante, un remugle charnel et végétal, mais je ne peux déterminer s'il émane de mon haleine ou de la ville, puisque je marche à cette heure où les murs suent et exhalent un long soupir."
    Après Une éducation libertine et Le sel, on retrouve avec Pornographia, récit d'une errance hallucinée dans la nuit d'une ville tropicale, l'univers sensuel et violent de Jean-Baptiste Del Amo.
    Prix Sade

  • Grâce à la détermination de ses militants, L214 nous permet de croire que la lutte contre l'exploitation animale n'est plus une utopie mais une réalité, un combat, un débat qui anime toute la société. Aujourd'hui, L214 intrigue ses sympathisants comme ses détracteurs. De multiples articles et reportages interrogent son fonctionnement, cherchent à comprendre comment un simple groupe de militants est parvenu à faire voler en éclats la loi du silence face à la souffrance animale dans les élevages et les abattoirs. Parce que L214 est avant tout une aventure humaine mais aussi l'histoire collective d'un projet associatif en perpétuel mouvement, ce livre dresse un portrait honnête et sensible de l'association.
    Au fil du texte, Jean-Baptiste Del Amo nous permet de comprendre comment quelques militants déterminés ont encouragé les médias et les plus hautes instances politiques à s'engager dans le débat et comment, aujourd'hui, notre société tout entière accepte de s'interroger sur ses habitudes de consommation et son rapport avec les animaux. Car en nous obligeant à ouvrir les yeux, L214 met à mal nos certitudes et nous invite à participer ni plus ni moins à une véritable révolution copernicienne : accepter que l'être humain n'est pas au centre du monde et que les autres animaux avec lesquels nous partageons cette Terre ne devraient pas pâtir systématiquement de nos actions.

  • L214

    Jean-Baptiste Del Amo

    «La méthode utilisée par l'association L214 est frontale et d'une efficacité redoutable : donner à voir sans pathos la réalité des élevages. Les faits parlent d'eux-mêmes. Nul besoin de maîtriser les nuances de la philosophie utilitariste ni d'être familier de la notion d'antispécisme pour s'émouvoir de ces images.»

    Grâce à la détermination de ses militants, l'association L214 touche une part toujours plus large de la société, qu'elle encourage à ouvrir les yeux sur une réalité longtemps niée : celle de l'exploitation animale et des souffrances endurées par les animaux dans les élevages et les abattoirs.
    Aujourd'hui, L214 reste toutefois mal connue. Aussi, parce qu'il s'agit avant tout d'une aventure humaine et de l'histoire collective d'un projet associatif en perpétuel mouvement, ce livre en dresse un portrait qui se veut honnête et sensible.
    Il nous pousse ainsi à mettre à mal nos certitudes et à participer à une véritable révolution copernicienne, pour accepter que l'être humain ne soit plus au centre du monde et que les autres espèces n'aient plus à pâtir systématiquement de ses actions.

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