• Qui étaient les pirates ? Au nom de quel idéal ont-ils hissé leur drapeau à tête de mort, cet énigmatique « Jolly Roger » ? En quoi ont-ils perturbé durablement le commerce colonial et les traites négrières du début du XVIIIe siècle ?
    Dans cet ouvrage passionnant et novateur, Marcus Rediker raconte une fabuleuse histoire. Celle des quelques milliers de « scélérats » qui refusèrent de se soumettre à l'ordre mercantile et à l'exploitation pour préférer la liberté et la jovialité, dussent-ils le payer de leur vie.

    Professeur d'histoire à l'université de Pittsburgh, spécialiste incontesté de la piraterie et du monde de la mer, Marcus Rediker est l'auteur de L'Hydre aux mille têtes (éditions Amsterdam); À bord du négrier (Le Seuil, 2013) et Les Révoltés de l'Amistad (Le Seuil, 2015). Sa thèse, Between the Devil and the Deep Blue Sea, a paru en 2010 sous le titre Les Forçats de la mer (Libertalia).

  • Pendant les quatre cents ans que dura la traite négrière, du XVe au XIXe siècle, plus de quatorze millions de prisonniers africains réduits en esclavage traversèrent l'Atlantique pour devenir une main-d'oeuvre de masse, précieuse et gratuite.Illustre représentant de l'Histoire atlantique et spécialiste de la piraterie, Marcus Rediker propose ici de faire le récit de cette effroyable tragédie depuis un poste d'observation inédit et nous entraîne à sa suite à bord des navires négriers qui assuraient alors la traversée de l'Atlantique - le « Passage du milieu ».Avec passion et brio, l'historien rappelle la vie à bord de ces monstrueux « donjons flottants » et ces voyages terrifiants au cours desquels périrent deux millions de personnes. Il raconte les conditions de vie morbides des esclaves, confrontés à la faim, à la maladie et à leur futur destin, la violence extrême des châtiments et des supplices, la mort omniprésente. Mais il rappelle aussi la peur des équipages enfermés à bord de ces poudrières, les rapports hiérarchiques extrêmement durs, les relations entre marins et prisonniers. Enfin, il accorde une large part aux conflits et modes de coopération entre esclaves, issus de diverses ethnies, mais capables de s'organiser pour mener des révoltes à l'issue souvent sanglante.

  • Markus Rediker trace le portrait d'une magnifique figure de la lutte pour l'abolition de l'esclavage. Né en 1682 en Angleterre, Benjamin Lay fut tour à tour berger, gantier, marin. Il vécut dans la campagne de l'Essex, à la Barbade puis dans une habitation troglodyte aux environs de Philadelphie. Influencé par le radicalisme des premiers Quakers, il acquit très tôt la conviction de l'égalité de tout être humain et n'eut de cesse d'exiger la libération immédiate et sans conditions de tous les esclaves, à une époque où l'abolitionnisme restait très minoritaire. Activiste de la première heure, cet homme singulier (qui était de petite taille) n'hésitait pas à choquer ses contemporains, usant de tous les moyens d'action pour bouleverser les conventions sociales, et ébranler les consciences. Il interrompait les offices, organisait des happenings, où il éclaboussait de faux sang les propriétaires d'esclaves. Il dérangeait. On le moqua. Mais son nom bientôt fut sur toutes les lèvres, des plus puissants aux plus humbles...
    Puisant dans les témoignages de l'époque, dans les écrits de Lay, Rediker nous conte avec passion et rigueur le destin de cet homme visionnaire dont les combats ont de nombreux échos avec les préoccupations d'aujourd'hui (abolitionniste, il fut aussi végétarien, défenseur de la cause animale, opposé à la peine de mort). Il devint l'ami de Benjamin Franklin et croisa peut-être Voltaire. Benjamin Lay est, à bien des égards, un précurseur. Il est aussi une figure éclatante d'une histoire populaire des Lumières.
    Marcus Rediker est professeur distingué d'histoire atlantique à l'université de Pittsburg. Historien, écrivain et militant des droits de l'homme, il est spécialiste de l'histoire maritime et notamment de l'Atlantique. Ses livres ont été traduits en quatorze langues, notamment en français au Seuil : À bord du négrier. Une histoire atlantique de la traite (2013 ; " Points Histoire ", 2017), Les Révoltés de l'Amistad. Une odyssée atlantique (1839-1842) (2015) et Les Hors-la-loi de l'Atlantique. Pirates, mutins et flibustiers (2017).

  • Marcus Rediker est le grand historien des hors-la-loi de l'Atlantique. Il explore ici le monde fascinant de l'aventure maritime du point de vue des pirates, flibustiers, travailleurs forcés en révolte, esclaves marrons, fuyards et autres mutins, qui ont défié l'autorité depuis le pont inférieur des navires. Il nous fait entrer dans leur univers de récits et de contes de marins, retrouver la signification de leurs tatouages, comprendre les formes d'organisation égalitaire au sein de la piraterie et les rebellions de différentes catégories de travailleurs de la mer asservis - européens et africains - de ces " équipages bigarrés ", pénétrés d'esprit révolutionnaire et défendant leur liberté par le feu et par les armes. Il montre à quel point, entre le xviie et début du xixe siècle, ces hommes ont façonné l'histoire du monde contemporain - trop longtemps focalisée sur le national, le rôle des élites politiques et l'histoire " terrestre ". Traduit de l'anglais (États-Unis) par Aurélien Blanchard. Marcus Rediker est professeur d'histoire atlantique à l'université de Pittsburg. Historien, écrivain et militant des droits de l'homme, il est spécialiste de l'histoire maritime et notamment de l'Atlantique. Il a publié neuf livres, parmi lesquels À bord du négrier. Une histoire atlantique de la traite (Seuil, 2013, George Washington Book Prize) et Les Révoltés de l'Amistad. Une odyssée atlantique (Seuil, 2015).

  • Le 28 juin 1839, l' Amistad faisait voile depuis La Havane avec à son bord une cargaison d'esclaves. Au cours de cette nuit sans lune, les captifs africains se soulevèrent, tuèrent le capitaine et prirent le contrôle du navire. Alors qu'ils essayaient d'atteindre un port sûr, leur navire fut arrêté par la Marine des États-Unis et les rebelles furent incarcérés dans une prison du Connecticut. Leur bataille juridique pour recouvrer la liberté remonta jusqu'à la Cour Suprême, où leur cas fut défendu par l'ancien président des États-Unis, John Quincy Adams. Le jugement fit date. Les insurgés furent libérés et purent rentrer en Afrique.Si cette rébellion est l'un des épisodes les plus connus de l'histoire de l'esclavage américain, elle est avant tout célébrée comme le triomphe du système légal américain et comme la victoire des abolitionnistes. En racontant cette aventure du point de vue des rebelles eux-mêmes, Marcus Rediker leur redonne une voix et un destin. Il retrace les trajectoires qui jetèrent dans les chaînes de l'esclavage ces hommes capturés en Sierra Leone, en pays mendé. La plupart d'entre eux parlaient plus d'une langue ; plusieurs étaient des guerriers ; beaucoup étaient membre d'une société secrète, le Poro. Tous disposaient de ressources et étaient capables de nouer de solides relations au-delà de leur cercle familial. C'étaient déjà des hommes habitués à l'action collective.Leur histoire nous est ici contée pour la première fois.Traduit de l'anglais (États-Unis) par Aurélien Blanchard.Marcus Rediker est professeur distingué d'histoire atlantique à l'université de Pittsburg. Historien, écrivain et militant des droits de l'homme, il est spécialiste de l'histoire maritime et notamment de l'Atlantique. Il a publié neuf livres, parmi lesquels À bord du négrier. Une histoire atlantique de la traite (Seuil, 2013).

  • Villains of All Nations explores the 'Golden Age' of Atlantic piracy (1716-1726) and the infamous generation whose images underlie our modern, romanticized view of pirates.Rediker introduces us to the dreaded black flag, the Jolly Roger; swashbuckling figures such as Edward Teach, better known as Blackbeard; and the unnamed, unlimbed pirate who was likely Robert Louis Stevenson's model for Long John Silver in Treasure Island.This history shows from the bottom up how sailors emerged from deadly working conditions on merchant and naval ships, turned pirate, and created a starkly different reality aboard their own ships, electing their officers, dividing their booty equitably, and maintaining a multinational social order. The real lives of this motley crew-which included cross-dressing women, people of color, and the'outcasts of all nations'-are far more compelling than contemporary myth.From the Hardcover edition.

  • This maritime history "from below" exposes the history-making power of common sailors, slaves, pirates, and other outlaws at sea in the era of the tall ship.
    In Outlaws of the Atlantic, award-winning historian Marcus Rediker turns maritime history upside down. He explores the dramatic world of maritime adventure, not from the perspective of admirals, merchants, and nation-states but from the viewpoint of commoners--sailors, slaves, indentured servants, pirates, and other outlaws from the late seventeenth to the early nineteenth century. Bringing together their seafaring experiences for the first time, Outlaws of the Atlantic is an unexpected and compelling peoples history of the age of sail.
    With his signature bottom-up approach and insight, Rediker reveals how the motley--that is, multiethnic--crews were a driving force behind the American Revolution; that pirates, enslaved Africans, and other outlaws worked together to subvert capitalism; and that, in the era of the tall ship, outlaws challenged authority from below deck.
    By bringing these marginal seafaring characters into the limelight, Rediker shows how maritime actors have shaped history that many have long regarded as national and landed. And by casting these rebels by sea as cosmopolitan workers of the world, he reminds us that to understand the rise of capitalism, globalization, and the formation of race and class, we must look to the sea.
    From the Hardcover edition.

  • Winner of the International Labor History Award Long before the American Revolution and the Declaration of the Rights of Man, a motley crew of sailors, slaves, pirates, laborers, market women, and indentured servants had ideas about freedom and equality that would forever change history. The Many Headed-Hydra recounts their stories in a sweeping history of the role of the dispossessed in the making of the modern world.
    When an unprecedented expansion of trade and colonization in the early seventeenth century launched the first global economy, a vast, diverse, and landless workforce was born. These workers crossed national, ethnic, and racial boundaries, as they circulated around the Atlantic world on trade ships and slave ships, from England to Virginia, from Africa to Barbados, and from the Americas back to Europe.
    Marshaling an impressive range of original research from archives in the Americas and Europe, the authors show how ordinary working people led dozens of rebellions on both sides of the North Atlantic. The rulers of the day called the multiethnic rebels a 'hydra' and brutally suppressed their risings, yet some of their ideas fueled the age of revolution. Others, hidden from history and recovered here, have much to teach us about our common humanity.

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